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dimanche 31 juillet 2016 à 05:58

Plan de soutien à l’élevage en Bourgogne-Franche-Comté et suivi des filières en difficulté 

Seconde réunion en préfecture de région !



Une seconde réunion s’est donc tenue en préfecture à l’invitation de Christiane Barret, Préfète de région et Marie-Guite Dufay, Présidente du Conseil régional Christiane BARRET, préfète de la région Bourgogne-Franche-Comté et Sophie FONQUERNIE, vice-présidente du conseil régional en charge de l’agriculture, de la viticulture et de l’agroalimentaire, ont réuni ce 29 juillet matin, les représentants du secteur agricole et de la profession et des représentants des filières pour faire un point sur le plan de soutien pour l’élevage mis en place par l’Etat ainsi que sur les avancées du plan d’action annoncé au niveau régional le 9 mars dernier.

 

Cette rencontre a permis de dresser un bilan de la situation de l’ensemble des filières et des mesures mises en œuvre après les nombreuses intempéries qui ont touché la région.

 

Après une année difficile du point de vue économique et sanitaire en 2015, le printemps 2016 a en effet été marqué par des aléas climatiques nombreux, répétitifs et de nature exceptionnelle sur l’ensemble du territoire de la Bourgogne-Franche-Comté, impactant plus encore les trésoreries des exploitations agricoles, voire leur viabilité. Il a été rappelé l’importance de l’agriculture sur notre territoire régional et la nécessité d’apporter un soutien fort et collectif.

 

1. Bilan du Plan de soutien à l’élevage (PSE) en Bourgogne-Franche-Comté :

 

Conscient de la gravité de la situation, l’Etat a pris dès 2015 des mesures conjoncturelles et structurelles fortes pour soutenir les agriculteurs.

 

Voici les mesures conjoncturelles mises en place par l’Etat en Bourgogne-Franche-Comté dans le cadre du PSE :

 

 plus de 20 millions d’euros (15,1 M€ de fonds d’allègement des charges pour 5500 agriculteurs ; 3,3 M€ d’aides gérées par les caisses régionales MSA de Bourgogne-FrancheComté dont ont pu bénéficier 2132 agriculteurs ; 3,2 M€ de dégrèvements d’impôts) ;

 

 modification de l’assiette pour le calcul des cotisations sociales pour les revenus annuels inférieurs à 4184 €, soit 1854 agriculteurs éligibles en 2015 ;

 

 diminution de 7 points des cotisations MSA au niveau national, soit une réduction de charge sans précédent pour les agriculteurs ;

 

 aides aux agriculteurs des zones reconnues en calamités agricoles en lien avec la sécheresse de 2015, soit environ 27 millions d’euros.

 

Des cellules d’urgence, réunissant autour des Préfets tous les partenaires institutionnels et professionnels, ont été installées dans chaque département pour assurer la mise en œuvre du plan ainsi qu’un suivi coordonné des exploitations les plus fragilisées.

 

2. Suivi du plan d’urgence régional du 9 mars

 

Le plan d’action régional, décidé par la Préfète et la Présidente de région en accord avec les professionnels le 9 mars dernier, comporte un volet conjoncturel, constitué principalement du Plan de soutien à l’élevage (PSE) et un volet structurel.

 

Les avancées des principales mesures structurelles de ce plan sont les suivantes :

 

 extension du rôle des cellules d’urgence pour continuer le suivi et l’accompagnement des entreprises agricoles les plus en difficultés, en lien avec le Conseil régional ;

 

 valorisation des filières :

 

 réalisation d’une cartographie des établissements publics de restauration hors domicile pour aider à la structuration de l’offre régionale en produits agricoles ;

 

 mise en place d’une charte de la commande publique pour améliorer les pratiques en matière de commande publique et signature d’une convention le 1er juillet 2016 ;

 

 mise au point d’un outil de communication adapté pour favoriser le développement des exportations de produits agricoles et alimentaires, en
partenariat avec EABFC (Entreprises alimentaires Bourgogne-Franche-Comté) ;

 

 lancement d’audits des exploitations et des filières les plus en difficulté ;

 

 travail autour des énergies renouvelables pour identifier les problématiques précises de la profession agricole, en lien avec ENEDIS avec mise en place d’un suivi rapproché des demandes de raccordement déposées par les agriculteurs.

 

La Région apporte un appui immédiat à la déclinaison des mesures en mobilisant une enveloppe de 5 millions d’euros sur 3 ans axée sur l’accompagnement des exploitations, des filières et des investissements pour redonner une perspective économique à la profession.

 

3. Etat des lieux des mesures prises pour répondre aux dégâts climatiques

 

Tous les dispositifs ont été mobilisés suite aux dégâts climatiques successifs (gel, grêle et inondations) qui ont touché les productions agricoles depuis début 2016 :

 

 reconnaissance en calamités agricoles : si les dégâts climatiques étaient pour la plupart assurables et ne pouvaient donc pas bénéficier d’aides au titre des calamités agricoles, les cultures qui peuvent y prétendre sont en cours d’étude pour porter des demandes de reconnaissance (perte de fonds, taille sévère de la vigne, …) ;

 

 classement en catastrophe naturelle : du fait des fortes intempéries, une cinquantaine de communes de la région, où infrastructures et bâtiments étaient touchés, ont fait l’objet d’un classement ;

 

 en complément, prise d’arrêtés préfectoraux départementaux de « force majeure » pour les cultures, afin de permettre aux autres agriculteurs touchés de bénéficier de manière dérogatoire des aides de la PAC (absence de semis, destruction des cultures). Les huit arrêtés sont en cours de validation et devraient être tous publiés début août. Les agriculteurs concernés devront rapidement faire connaître en DDT les parcelles touchées.

 

Par ailleurs, de manière transversale quelque soit la nature des intempéries, des dégrèvements de taxe sur le foncier non bâti peuvent être sollicités auprès des DDFIP ainsi que des demandes de report ou de prise en charge de cotisations sociales auprès de la MSA.

 

Enfin, dans le mois qui suit la survenue d’intempéries, il est possible de demander une demande de prise en charge d’activité partielle auprès des services de la DIRECCTE via le site

 

https://activitepartielle.emploi.gouv.fr

 

Compte tenu de l’exceptionnelle gravité de la situation, d’autres mesures de soutien aux filières, en notamment laitière et céréalière , ont été récemment décidées par le gouvernement en lien avec la commission européenne. Les services de l’Etat en région et en départements restent mobilisés auprès de la profession agricole pour leur mise en oeuvre.

 

 

 

agr 30 07 16

 

 

 

 



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