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mardi 8 novembre 2016 à 05:08

Agriculture – Matinée d’échanges techniques en ferme au Gaec Chardeau (Mont-Saint-Vincent)

Eleveur, un métier de plus en plus pointu





Qu’il est loin le temps du paysan avec ses sabots, sa veste de velours élimé, son béret sur la tête, le mégot aux lèvres, le bâton à la main posant devant un char de paille. Aujourd’hui l’agriculture un pris un sérieux virage dans la modernité et s’accommode des nouvelles techniques afin de valoriser la profession et améliorer la production. Dans le monde paysan comme partout ailleurs, la formation tient donc un rôle primordiale.

 

Ainsi grâce à l’action conjuguée du GDS (groupement de défense sanitaire de Saône-et-Loire) et du GTV (groupement technique vétérinaire), des matinées de formation et d’information sont organisées régulièrement dans le département. La dernière en date s’est déroulée ce lundi 7 novembre 2016, au Gaec Chardeau au Mont-Saint-Vincent avec pour thème : des leviers d’action pour une meilleure santé des veaux… et des élevages. Et comme les veaux naissent généralement de décembre à février, autant dire que le sujet était d’actualité. Une bonne remise à niveau peut s’avérer utile.

 

 

Parmi les sujets évoqués, notamment la bonne utilisation des antibiotiques. Eh oui ! Il est parfois nécessaire d’administrer un antibiotique au veau qui vient de naître. « Mais c’est de plus en plus rare, c’est seulement quand le veau en a besoin » rassure Julien Chardeau qui avec son frère Nicolas, exploitent 200 hectares avec un troupeau de 135 vaches allaitantes charolaises. « D’ailleurs, en Saône-et-Loire, dans notre profession, l’utilisation des antibiotiques a baissé de 30% l’an dernier à faire pâlir de jalousie la médecine générale », s’empresse-t-il d’ajouter. D’une manière générale, les exploitants agricoles sont désormais très concernés par l’environnement. « Nous parlons d’agriculture raisonnée. Nous intervenons seulement quand le besoin s’en fait sentir.

 

 

Nous avons 20 hectares pour cultiver les céréales et des mauvaises herbes mais c’est l’œil de l’éleveur qui lui indiquera s’il doit intervenir ou non » explique Julien Chardeau.

 

 

Ces journées sont donc utiles. « Elles permettent de parler de notre quotidien entre nous, d’échanger également sur nos méthodes de travail, parfois de nous remettre en cause suite aux conseils des vétérinaires et des techniciens du groupement ». Imaginons une contagion de grippe sur un cheptel, les conséquences peuvent être désastreuses. « C’est pourquoi, nous n’avons pas le droit à l’erreur » avance le jeune éleveur du Mont-Saint-Vincent soucieux de donner une belle image de l’agriculture française.

 

 

Jean Bernard

 

 

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