Autres journaux :



lundi 2 mai 2016 à 11:50

Espace culturel Louis Aragon à Saint-Vallier

Toute la lumière sur la prochaine saison culturelle



 

Après « Même pas peur », la saison culturelle 2016/2017 à l’ECLA qui débutera le 21 septembre aura pour slogan « Entre nous ». Coup de projecteur sur le passé et le futur.

Ne vous attendez pas à voir de grosses productions débarquer à l’Espace culturel Louis Aragon à Saint-Vallier à partir de septembre prochain. De toute manière ce n’est pas le genre de la maison ! « Ici, nous faisons du culturel pas de la diffusion. Nous ne sommes pas fait pour ça » aime à rappeler Gilles Galera, le responsable de la programmation culturelle qui entame sa septième saison.

 

 

 

Un programmateur conscient de l’enjeu majeur que représente la culture à Saint-Vallier et des moyens dont il dispose alors qu’en France, près d’un millier de festivals va disparaître faute d’argent.

 

Des coupes budgétaires pour des communes, des coupures d’éclairage la nuit pour d’autres. Un choix cornélien.

 

 

 

ec 01 05 163

 

D’abord les jeunes, l’éducation et le social

 

Cela étant, d’une saison à l’autre, la commune de Saint-Vallier reconduit un budget identique soit environ 130 000€ _ sans oublier les 13 000€ de la région Bourgogne Franche-Conté et les 9 000€ du Département _ pour une programmation pratiquement du même acabit. Déjà une prouesse !

 

Alors avec son équipe (Thomas Pradelle, régisseur général, Aurélie Juillet à la billetterie et l’accueil du public, Hakima Gautron à l’administration et Jean-Jacques Dazy, responsable du pôle culture/communication), Gilles Galera prône une culture qui colle aux attentes de la commune : « Notre priorité à l’ECLA est le jeune public, l’éducation et le social ». Avec une salle de 250 places, difficile de rivaliser avec l’Embarcadère à Montceau-les-Mines ou l’ARC au Creusot. Il n’empêche, Cali et Benabar ont foulé la scène valloirienne « mais c’était à leur début. Cali a joué devant 30 personnes » rappelle Gilles Galera. Ils ont fait leur gamme à Saint-Vallier avant de connaître le succès. Un point de passage.

 

Encore un petit pas de danse !

 

La saison 2015/2016 tire donc à sa fin. Elle avait pour fil rouge « Même pas peur », un thème choisi le 6 janvier 2015, la veille de l’attentat à Charlie hebdo.

 

Une fois encore, ce seront près de 10 000 personnes qui auront fréquenté l’ECLA avec un point d’orgue cependant, toutes les séances pour scolaires ont affiché complet. Et pour finir en beauté, avant le le festival des Queulots folies début juillet, Saint-Vallier va accueillir la compagnie SubsTANce de Cluny. Ils sont trois, une danseuse (contemporain), un musicien et un technicien qui, du 9 au 13 mai, vont préparer leur spectacle ici-même. « Ce sera la huitième création de la saison » se réjouit Gilles Galera. Voilà un soutien dont se targue l’ECLA.

 

Qui plus est quand une passerelle est jetée entre lesdites compagnies et le collège Copernic, notamment en danse contemporaine ou le théâtre.

 

Florence Aubenas et Edwy Plenet en attente

 

2016/2017 arrive à grands pas. Mardi dernier, la municipalité a entériné la programmation et le thème : « Entre nous », une façon de se regarder, de voir l’autre, de faire face à la société et à la rumeur. Mais ça reste entre nous, chut !

 

Deux incertitudes planent néanmoins concernant les conférences de Florence Aubenas, journaliste et ex-otage en Irak et d’Edwy Plenel, le fondateur de Mediapart. « Nous attendons leur réponse » précise Daniel Meunier, adjoint à la culture. Quant à la soirée de présentation de la saison, le 21 septembre 2016 à 20h, elle sera amputée du spectacle gratuit par « mesure d’économie » concède l’adjoint. Sinon, la création tiendra toujours une place importante puisque Saint-Vallier est reconnue par le Département comme pôle de soutien à la création avec priorité aux compagnies départementales et régionales. Nous retrouverons ainsi Cie Golmus, le théâtre du Passavent et Cie La mère en gueule (Montceau-les-Mines) ou encore Cie Les encombrants (Dijon), Cie Umai (Chalon-sur-Saône)… Et quand bien même la nuit sera bientôt plus sombre dans les rues de Saint-Vallier, au moins la culture n’a pas fini de se mettre en lumière.

 

Jean Bernard

 

 

ec 01 05 16

 

 

ec 01 05 161

 

 

ec 01 05 162

 

 

 

 

ec 01 05 164

 

 

ec 01 05 165

 

 

 

 



Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.


» Se connecter / S'enregistrer