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jeudi 23 juin 2016 à 04:26

Jacques Martin à la Médiathèque des Ateliers du Jour

La poésie, chez elle, dans un lieu dédié… d’où la dédicace



 

 

 

« Autoportrait en poésie », la ruse était belle, mais elle est éventée par le dialogue avec le poète qui dédicace son premier tome à la Médiathèque des Ateliers du Jour.

 

 

Il s’agit d’un autoportrait tracé avec un média particulier, la poésie, mais malgré tout d’un autoportrait. En fait l’ouvrage paru aborde un des 3 thèmes de ce qui va réellement constituer un autoportrait en triptyque.

 

 

 

Le tome 1 : Autoportrait accueille les textes sur le « Je », moi, la famille, mes passions, la peinture, mes lieux aimés…

 

 

Le tome 2 (qui devrait sortir le 18 septembre prochain pour le salon du livre de Blanzy) s’intitulera « Moments noirs ».

 

 

J. MARTIN 22 06 16

 

Il traitera de l’adversité, de l’exclusion, des aléas de la vie, de tous les instants noirs traversés, des difficultés dramatiques des individus devant les risques et les hasards de la vie.

 

Là encore, en creux, nous allons retrouver l’autoportrait de l’homme derrière ses vers ou sa prose. Et cet homme vit instinctivement son monde et doit donc régulièrement garder des traces écrites, peintes, dansées, etc.

 

 

Le tome 3 : sera peut-être le plus intime, non pas que directement l’auteur en dévoile plus, mais il va au travers de ses compositions livrer une poésie intime, voire intimiste. N’hésitez pas à le retenir longtemps à l’avance (parution fin d’année), il portera sur l’amour… l’amour physique évoqué avec sensualité et une couleur qu’aurait apprécié le dieu de l’Amour et de la puissance créatrice.

 

 

 

J. MARTIN 22 06 161

 

 

Dans ce domaine il est difficile de ne pas, par transparence, s’ « autoportraitiser ».

 

 

La poésie, Jacques Martin, prof de danse (Modern Jazz), chorégraphe, n’est pas tombé dedans tout petit comme Obélix (nous ne vous dirons d’ailleurs pas son âge puisque le poète est par essence immortel), il l’a murie, maturée pendant des années et des années, jusqu’à ce qu’un jour, admettons qu’il y ait 14 ans, il prenne conscience de son particularisme et de son tropisme.

 

 

Comme Monsieur Jourdain, il était poète et écrivain sans le savoir… enfin sans réellement se l’avouer.

 

Je ne vous parle pas des monceaux de papier que tout ceci aurait représenté s’il n’avait eu régulièrement recours à l’autodafé. (Dans sa signification d’acte de foi). Détruire est aussi créer…

 

Passons sur le nombre de blocs, carnets, calepins, cahiers noircis… il en reste un jour 180 poèmes. L’homme s’interroge, relit attentivement sa production accumulée au fil de sa vie…et Eurêka (« j’ai trouvé »), comme se serait écrié  Archimède. Jacques Martin vient de comprendre, lui aussi, les lois qui régissent ses écrits par leurs densités révélés par la poussée qu’ils subissent en les lisant dans l’absolu ou tout autre moment d’universalité et d’introspection. D’autres c’est un buvant un demi ou en dégustant un œuf en meurette…

 

 

Le « Principe » de Jacques nait à cet instant : le « moi » est composé de « Je », des autres et du monde tels que nous les voyons. D’où ses trois thèmes, d’où ses trois opus.

 

 

Ce lecteur insatiable, même d’étiquettes de bouteilles, de boites diverses, cet amoureux du mot…ce prof de Yoga, cultive la transcendance dans des Haïkus ésotériques.

 

Cet homme qui professe que son introspection est passée, scripteur de maximes, cultive la transcendance dans ses haïkus. D’habitude le haïku permet de noter les émotions, le moment qui passe et qui émerveille ou qui étonne. Là non, en fait il interroge l’être aux tréfonds… Il convoque à la réflexion…Donc au partage actif… c’est le rôle de la poésie… Il invite à une vraie altérité proactive.

 

 

Un secret, qu’il conviendrait que vous ne répétiez qu’à bon escient…un roman se peaufine en vue d’une parution possible en 2017. Là aussi, pour un ouvrage terminé combien d’autres sacrifiés ?

 

 

Mais l’homme n’écrit pas que pour vivre, il faut peindre aussi. Là aussi, notre artiste n’hésite pas à sacrifier ses créations… Le chemin de la création est jalonné par l’intransigeance avec soi.

 

Mais cet artiste protéiforme exposera en Août à la briquèterie. Il serait dommage que vous n’inscriviez pas cela dans votre agenda.

 

 

Nous avons dit protéiforme… vous allez vous inscrire en faux… écriture, peinture (même avec la perspective) nous sommes dans le mariage de l’œil et de la main, nous sommes en deux dimensions et pas trois…

 

Je ne puis que vous donner raison… La 3ème dimension est atteinte de deux manières.

 

 

D’abord par une expression artistique née de l’art contemporain… l’installation. C’est de la sculpture mise en scène et en perspective. Travail sur des matériaux tels que papier, carton tissu ; utilisation aussi de matériels et autres artéfacts, etc.

 

 

Ensuite par le son… voilà une troisième dimension éphémère proche de la musique.

 

Dans une médiathèque, avec la collaboration de l’association Valentin Haüy, lecture de ses poèmes avec mise en musique. Ceci débouchant sur un audio livre peut être.

 

 

Soyons fou…il reste encore à illustrer les poèmes en odorama et Sensorama tactile ou Simulator (ça c’est pour les jeunes des sixties)

 

 

Jacques Martin fait éditer ses opus en 150 exemplaires numérotés et signés (un placement pour l’avenir, avis aux amateurs). Et c’est un ami, un homonyme Bordelais, Frédéric Martin *, qui illustre magnifiquement les couvertures en clair-obscur (ce qui convient aux autoportraits honnêtes).

Donc mémorisez bien : Jacques Martin… artiste Montcellien, et d’ailleurs aussi… comme tout poète.

 

 

Gilles Desnoix 

 

 

*Frédéric Martin est un artiste peintre, dessinateur, illustrateur, affichiste de grand talent et d’une renommée plus à démontrer.

 

https://www.facebook.com/creafredericmartin

 

http://www.crea-martin.fr/biographie/

 

 

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