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mardi 30 août 2016 à 08:11

Du côté de la librairie…

Envie de lire… la rentrée littéraire



 Histoire de vous mettre l’eau à la bouche, voici quelques parutions de la rentrée littéraire qui devraient vous plaire…

 

 

Mathilde est née fille de cafetier. Paulo joue de l’harmonica dans son café de La Roche-Guyon, sous les yeux de sa femme Odile et de son fils Paul, faisant danser les clients et sa fille aînée Annie. Mais son souffle va peu à peu disparaître sous les assauts de la tuberculose qui va les entraîner, lui et sa femme, dans les couloirs du sanatorium d’Aincourt. Annie mariée, Mathilde et Paul se retrouve placés en famille d’accueil. Du haut de ses 16 ans, Mathilde va, à bout de bars, tenter de réunir sa famille, de pallier aux manquements de ses parents, de remettre de la lumière dans les yeux de Paul.

 

 

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Magnifique opus que celui de Valentine Goby, qui nous porte aux côtés de cette toute jeune fille au travers de laquelle on pourrait retrouver la jeunesse d’une mère, d’une tante… Courageuse, obstinée, Mathilde empêche les liens de se relâcher entre sa sœur, son frère et ses parents, dans un triangle géographique dont elle est le centre. L’adversité ne lui fait pas peur, même si par instant, le courage l’abandonne devant la rudesse de la vie. Entourées d’âmes bonnes et de professionnels sans cœur, elle va tenter, envers et contre tous, de trouver sa place et sa liberté. Splendide.

 

 

 

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Valentine Goby. Un paquebot dans les arbres. Paris : Actes Sud, 2016. 267 p. 19,80 €

 

 

 

Deux propositions intéressantes de la part d’Héloïse d’Ormesson retenues pour cette rentrée littéraire 2016. « La faim blanche » retrace les quelques jours qui séparent le via et la mort de Marja, en 1867, contrainte de fuir la famine qui sévit au cœur de la Finlande pour tenter de rejoindre Saint-Pétersbourg. Avec ses deux enfants, Mataleena et Juho, elle abandonne son mari mourant et entame un périple effroyable pour tenter de les sauver. Poignant, triste, éblouissant, ce court roman laisse une boule rage au ventre, consume les volontés mais tend vers la vie. Puissant.

 

 

Tout aussi passionnant et passionné, « Le jour se lève et ce n’est pas le mien » nous entraîne sur la piste de Dolores, jeune femme cubaine de la Havane des années 60, et Camilo Cienfuegos, guérillero proche de Castro. Recoupant deux périodes (2009 et 1959) et deux générations (Dolores et son fils Leonard), mêlant histoire vraie et fiction, l’auteur nous livre un livre puissant et sans concession où vont se croiser leaders politiques, mafieux et victimes au fil d’une histoire chargée d’émotion et de vérité. A lire aussi bien pour comprendre une histoire encore bien présente dans l’actualité mondiale et pour suivre des personnages forts.

 

 

 

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Aki Allikainen. La faim blanche. Paris : Héloïse d’Ormesson, 2016. 150 p. 

 

 

 

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Frédéric Couderc. Le jour se lève et ce n’est pas le tien. Paris : Héloïse d’Ormesson, 2016. 367 p.

 

 

 

 

J’avoue, le rouge vif de la rhubarbe ne m’a pas laissé de trace indélébile… Proposition de Zulma, le premier roman d’Audur Ava Olafsdottir se veut poétique et probablement fable. Jeune fille aux jambes inertes, Agustina vit sur une ile noire plongée dans les nuits polaires où pousse un champ de rhubarbe, et rêve d’escalader la montagne de 800 mètres qui surplombe sa maison. Elevée par Nina, elle collectionne les cartes postales envoyée par sa mère partie voir les oiseaux aux quatre coins du globe et philosophe sur sa drôle de vie. Curieux.

 

 

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Audur Ava Olafsdottir. Le rouge vif de la rhubarbe. Paris : Zulma, 2016. 160 p. 17.50 €

 

 

 

 

Voici un ouvrage qui prend au ventre et qui laisse une drôle d’impression, dérangeante, troublante, que l’on aimerait garder loi de soi. En pleine période de guerre contre le terrorisme, « Je » nous livre dans un journal intime qui tient lieu d’introspection mais aussi de regard sur le monde. Hacker envoyé en mission au Moyen-Orient, il programme les drônes qui, peu à peu, prennent la place des hommes dans un conflit enlisant. Ces derniers s’enfoncent à la fois dans une inaction glauque et dans un conflit de mort et d’armes encore plus déshumanisé. « Je » tente de rester à distance, comme son drône, comme nous face aux conflits et aux événements, mais est-ce vraiment possible… Troublant.

 

 

 

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Boris Bergmann. Déserteur. Paris : Calmann-Lévy, 2016. 234 p. 17 €

 

 

 

 



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