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mardi 20 septembre 2016 à 06:57

Dans la grande Halle des ADJ voyage au centre de la terre

La Physiophile dans ses lieux définitifs



 

C’est une institution qui reprend vie petit à petit dans la grande halle des ADJ. La Physiophile, une grande dame née en 1888 et pourtant encore jeune. Il s’agit d’une chrysalide dans sa mue nymphale, on pourrait aussi dire que le Phoenix renaît de ses cendres si la braise n’avait pas toujours couvé sous ces fameuses cendres.

 

 

 

En ces journées du patrimoine ce pur diamant ne brille pas encore de ses mille facettes, mais il expose ses gemmes, ses fossiles dans des vitrines magnifiques et surtout il a retrouvé son ossature, le plan de verre des houillères, cet objet unique et fabuleux qui concrétise l’art et la technicité des géomètres de l’époque, véritables artistes. Aligné dans l’axe exact du fil des houillères cet ensemble unique en son genre, fabriqué autrefois à 100 mètres de là, ancre le nouveau destin de la Physiophile orpheline de son musée.

 

 

 

C’est ici sa nouvelle terre d’accueil, c’est ici son nouveau pôle géographique, c’est ici que dorénavant (et jusqu’à désormais comme dit l’autre) que le public va venir admirer les collections. Et ce après tant d’années d’errance, de déshérence, de recroquevillement.

 

 

 

Rappelons qu’en 2006, le Musée des fossiles doit fermer ses portes pour faire place à des logements locatifs et qu’en 2009 la ville a attribué à la Physiophile un nouveau local adossé à la médiathèque, plus moderne mais malheureusement beaucoup trop exigu, dans lequel il a été impossible de réinstaller le laboratoire de restauration.

 

 

 

Cette fois, aujourd’hui, dans cet ancien atelier de chaudronnerie de la mine, la Physiophile trouve son ancrage définitif. Et l’inscription monumentale sur le mur des ateliers du Jour prend enfin sa vraie portée.

 

 

 

Son nouvel écrin s’intègre aux ADJ symbole du monde minéral et industrieux exploité par l’homme.

 

 

Les membres dévoués de l’association, Christian Merlin et Monique Langiaux, sont aux commandes ce dimanche après-midi et se font les guides actifs et attentifs des visiteurs qui, dès 15h00, affluent. Il y a beaucoup de monde et un véritable engouement. Et la fréquentation ne se démentira pas de tout l’après-midi.

 

 

 

Et les idées foisonnent, comme de photographier élément par élément le plan de verre, d’abord pour le sécuriser, ensuite pour en virtualiser la visite par animation.

 

 

 

Le fait de collectionner les minéraux et les fossiles n’engendre pas la stagnation, bien au contraire. A la Physiophile tout le monde croit à la renaissance et les panneaux sont clairs : « paléoscope en cours d’aménagement. ».

 

 

 

Le public, lui, de tous âges, est conquis, heureux, intéressé autant à examiner qu’à être guidé dans sa quête, son cheminement.

 

 

 

La passion se partage et ce dimanche après-midi 18 septembre 2016 le partage est complet.

 

 

 

Rappelons les objectifs de cette vénérable société savante :

 

 

Contribuer aux progrès des sciences naturelles et historiques, de les vulgariser, de recueillir et de collectionner tout ce qui s’y rattache, de participer à la protection de la nature, de l’environnement, des sites, des gisements et du patrimoine.

 

 

 

Les moyens mis en œuvre pour y parvenir sont les publications, conférences, expositions, sorties, prospections.

 

 

Le bassin minier expliqué par son sol, son histoire par ses productions c’est ce que savent faire admirablement nos deux guides de cet après-midi.

 

 

Heureux ceux qui ont su en profiter et vivement que les collections revoient la lumière et soient livrées à l’admiration de tous !

 

 

Gilles Desnoix

 

 

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Un commentaire sur “Dans la grande Halle des ADJ voyage au centre de la terre”

  1. gilbert71 dit :

    bravo ,enfin une bonne nouvelle , pas de délocalisation et en plus un lieu moderne