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lundi 10 octobre 2016 à 07:48

TSB, en clôture à l’Embarcadère avec Rossini

Sacrée musique pour une musique sacrée 



Il fallait oser. Oser en guise de clôture du Festival Tango Swing et Bretelles, mettre à l’affiche « La petite messe solennelle » de Rossini, ce dimanche à l’Embarcadère.

 

 

Il en faut pour tous les goûts, certes, mais pourquoi les fans de Hyphen Hyphen ne seraient-ils pas venus également « goûter » justement Rossini, pourquoi lui tourner le dos ? Pourquoi les amoureux des chansons de Yuri Buenaventura n’auraient-ils pas pris une dose de pop française, pourquoi les mélomanes de musique sacrée _ de musique classique _ n’auraient-ils pas, aussi, eu envie d’aller à la rencontre des jeunes niçois ? A cause du coût ? Possible. Un choix personnel ? Probablement. D’éducation musicale ? Sans doute.

 

 

Effectivement, vous n’entendrez jamais la « Petite messe solennelle » sur NRJ ou Virgin. Et radio classique est loin de faire les audiences des deux premières. C’est comme apprécier exclusivement les frites et les pates et rien d’autres.

 

 

Le testament musical de Rossini

 

La petite centaine de mélomanes présente à l’Embarcadère n’eut pas à regretter son choix _ il en va de même pour les concerts de Hyphen Hyphen et Yuri Buenaventura évidemment _ , parce que écouter la « Petite messe solennelle » de Rossini, dans la version la plus intimiste, avec douze chanteurs, un pianiste et accordéoniste (ou un harmonium à l’origine) comme le voulait le compositeur, se fait plutôt rare de nos jours.

 

 

 

Rossini, c’est avant tout l’opéra, Tancredi, Le barbier de Séville, Guillaume Tell mais aussi, et ce sera sa dernière œuvre, cette messe sacrée dirigée ce dimanche par Bernard Tétu qui, en préambule, a donné quelques précisions. « Dans cette œuvre, on retrouve toutes les facettes d’écriture de Rossini, toujours avec une pointe d’humour. C’est, en quelque sorte, son testament musical ». Elle a été écrite pour un mécène parisien (une comtesse) pour l’inauguration de son hôtel particulier. Fait particulier, entre le gloria et le credo, en somme l’entracte, les auditeurs étaient conviés à se restaurer. Ce que firent précisément musiciens et chanteurs sur la scène de l’Embarcadère. Même les spectateurs en profitèrent !

 

 

Retenez ce nom : Lisa Mannucci

 

Cette messe, Gioachino Rossini, en était-il fier ? Elle ne fera pas un tabac, d’ailleurs n’a-t-il pas écrit sur la page de garde du manuscrit: «Bon Dieu. La voilà terminée cette pauvre petite messe. Est-ce bien de la musique sacrée que je viens de faire ou de la sacrée musique ? J’étais né pour l’opéra buffa, tu le sais bien ! Peu de science, un peu de cœur, tout est là. Sois donc béni et accorde-moi le paradis ».

 

 

Pour tout dire, on se laisse allégrement emporter par les voix (Spirito-Chœurs et solistes de Lyon), on tangue aisément avec Pascal Contet et son accordéon et, surtout, on se cramponne au fauteuil avec le mordant du piano et les mains de Didier Puntos. Le piano repose mais tout repose sur le piano dans cette messe solennelle.

 

Enfin, terminons avec Lisa Mannucci, une mezzo voire alto de 22 ans, qui, pour la première fois se lançait dans le final Agnus Dei. La sua bella voce !

 

 

Pour une première, malgré le trac, elle a assuré et formidablement bien. 

 

Petite messe mais grande musique.

 

 

Jean Bernard

 

 

 

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2 commentaires sur “TSB, en clôture à l’Embarcadère avec Rossini”

  1. MT71 dit :

    Montceau ma vie

    TSB est une manifestation culturelle pour tous les publics.
    La musique sacrée fait partie de notre patrimoine.
    La mettre au programme de ce festival est une idée magnifique
    La qualité des artistes est incontestable.
    Alors Messieurs les détracteurs « politiques », nous ne sommes pas dans la médiocrité il nous semble. Un esprit nouveau est apporté avec l’introduction de musique classique ….
    Félicitons les élus, Mme Jarrot et Mme Buchalik en tête ainsi que le personnel pour l’organisation de ce spectacle
    Un seul regret, le manque de participation des soi disant défenseurs de la culture qui s’expriment longuement dans ces colonnes.
    Le Président

  2. Pascontent dit :

    Et tout ça pour combien de spectateurs?
    Oui à la diversité, mais pour quel choix culturel? pour quel public?
    Que devient ce festival populaire?
    Où est notre jeunesse dans la salle?
    Cherchez l’erreur!………