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lundi 17 octobre 2016 à 08:12

Esprit romantique à l’auditorium des ADJ

Magnifique concert de Sophie Lemonnier-Wallez et Aurélien Pontier



 

Sophie Lemonnier Wallez, au violon, et Aurélien Pontier, au piano ont enchanté un public nombreux.

 

 

Le répertoire reposant sur des sonates a permis à ces deux virtuoses de donner le meilleur d’eux même et de leur art.

 

 

Comme à l’accoutumée le public de l’auditorium a eu droit à des musicien hors pair, des instrumentistes reconnus dans le monde entier et ayant été formés et ayant travaillé avec les plus grands.

 

 

Commençons par Sophie Lemonnier Wallez dont Gérard Jarry a dit  »Elle a intuitivement le don, la beauté du son et le raffinement du violon. » et Mtislav Rostropovitch (une référence universelle)  »Une brillante et inspirée violoniste. ».

 

 

Lauréate des Jeunesses Musicales de France et diplômée du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris puis de la Hochschule de Genève elle a joué sous la direction des plus grands chefs, avec les plus grands orchestres actuels. Elle est régulièrement l’invitée de nombreux festivals et salles de concert dans le monde entier.

 

 

Cette artiste vibrante, passionnée, lumineuse par son jeu, est habitée du mystère de son instrument et du violon en général.

 

 

Elle joue un magnifique violon de 1867,  »Le Messie’’, de Jean-Baptiste Vuillaume. Si j’osais un jeu de mot, avec un tel instrument on ne peut qu’avoir un jeu céleste et divin. Et elle l’a, bien que trop modeste pour le reconnaître.

 

 

Mais elle a plus de cordes à son violon car c’est aussi une écrivaine, une photographe qui pratique le photomontage.

 

En 2011 elle publie un livre d’art « L’Âme et les poètes – Aphorismes violonistiques » aux Editions Odyssée. Au travers d’aphorismes poétiques et de créations picturales originales, elle partage sa vision sensorielle multiple du violon, du mystère du violon.

 

 

Elle est actuellement directrice artistique de Musicalia, la croisière  « festival de musique sur le Danube, violon solo du « Odyssée Classic Switzerland Ensemble », directrice artistique des Quatre Saisons des ÉCLECTIQUES de Genève ainsi que de ViolinArtProd’S et créatrice de LeSalonMusical.org, plateforme de réseautage artistique de haut niveau et de programmation de concerts privés.

 

En fait on pourrait en dire mille fois plus encore…

 

 

Venons-en à Aurélien Pontier né en 1981 qui a commencé l’étude du piano avec la pianiste espagnole Marta Zabaleta et est actuellement présenté comme un artiste  unique et profondément original, à la très grande virtuosité, une  des personnalités marquantes de la jeune génération de pianistes français.

 

 

Il est entré à 13 ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans  la classe de Jean-François Heisser et de Rena Chereshevskaia, ce fut le plus jeune étudiant en piano de cette institution. Il a perfectionné son jeu et son talent à l’Arts Academy de Rome. Aurélien Pontier a eu des maîtres prestigieux comme Murray Perahia, Maria Joao Pires, Vladimir Krainev. On ne trouve pas mieux devant le clavier.

 

Il promène son jeu virtuose et original au Canada, aux États-Unis, en Scandinavie, en Chine, en Suisse ainsi que dans divers festivals français.  Il a produit en 2013 un disque avec le violoniste Matthieu Arama.

 

 

Aurélien Pontier collectionne lui aussi les prix comme le 1er prix à l’unanimité du jury au concours Vladimir Krainev (Kiev, Ukraine), le concours international de Chioggia entre autres.

 

Il a joué avec les plus grands orchestres dans les plus grandes salles et les plus grands festivals : Orchestre National de Lyon, l’orchestre de Padova-Venezia, l’orchestre Philarmonique de Kharkov, la Camerata Bohemiana de Prague, la Grande Salle du conservatoire Tchaïkovski à Moscou, l’Auditorium du Louvre, l’Arsenal de Metz, l’Opéra de Paris, la Philharmonie de Kiev,  au festival de Colmar, au Andover Chamber Music Festival ( Massachussetts), au Festival de Montpellier-Radio France, d’Aix-en-Provence,  d’Ingolstadt, au festival Présences ( France-Musiques)

 

 

Donc pour résumer deux immenses artistes sur les planches de l’auditorium des ateliers du jour. Montceau ne peut que s’honorer de cette visite prestigieuse. Il faudrait que les Montcelliens prennent conscience de la qualité de ce qui leur est souvent proposé dans le cadre des concerts.

 

 

Au programme :

 

 

Johannes Brahms : sonatenSatz (Scherzo) en do mineur composée à  Düsseldorf en Octobre 1853 comme hommage au violoniste Joseph Joachim. Il s’agit d’une œuvre collective écrite par Robert Schumann, Johannes Brahms et Albert Hermann Dietrich (étudiant favori de Schumann et jeune compositeur et chef d’orchestre).

 

Cette sonate comporte 4 mouvements Allégro (Dietrich), Intermezzo (Schumann), Scherzo (Brahms), final (Schumann). Ce soir c’est le Scherzo qui est joué par le duo sur scène dans les arrangements et transcriptions de Brahms lui-même.

 

Sir Edgar Elgar : sonate en mi mineur po. 82 composition en 1918. C’est essentiellement pour la première des cinq marches nommées Pomp and Circumstance composées entre 1901 et 1930 qu’Elgar est connu du grand public. Cette première marche devient, en 1902, un hymne nommé Land of Hope and Glory pour le couronnement du nouveau roi du Royaume-Uni

 

Mais dans ses compositions majeures la sonate en mi mineur compte beaucoup, elle, dont The Times a écrit « la sonate d’Elgar contient plus que ce que nous avons écouté précédemment sous d’autres formes, mais comme nous ne voulons pas du tout qu’il change et devienne quelqu’un d’autre, c’est ce qui devrait être »

 

 

Camille saint Saëns romance op 48 composée en 1874. Il l’écrit après son retour de son premier voyage en Algérie et entre une œuvre lyrique La Princesse jaune qui est un échec et son mariage en 1875avec Marie-Laure Truffot

 

Allias Phémius il écrivait dans la Renaissance littéraire et artistique, la Gazette musicale, la  Revue bleue.

 

 

César Franck sonate en La majeur composée à l’été 1886 et dédiée au violoniste belge Eugène Ysaÿe. C’est sa cantate Le Feu céleste qui le rend célèbre en 1900 et  en 1901 Sarah Bernhardt lui commande une musique de scène pour la représentation d’Andromaque de Racine. 

 

La sonate en La majeur composée de thèmes nombreux et variés à l’architecture travaillée épouse la forme cyclique chère à Franck. On y trouve un réel équilibre entre les deux instruments, et le duo sur scène sert admirablement cette pièce.

 

 

Un après-midi de rêve à l’auditorium, un plaisir parfait partagé par le public, encore un concert de très haut niveau aux ADJ.

 

 

 

Gilles Desnoix

 

 

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