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dimanche 12 mars 2017 à 06:50

Mars en Famille (Blanzy)

Plus de nouvel album mais toujours de la scène pour Michaël Jones Il se "livre" dans une interview pour Montceau-news.com




 

Quel moment extraordinaire passé avec Michaël Jones deux heures avant le concert extraordinaire qu’il a donné ce vendredi à la salle de l’EVA ! Votre serviteur s’attendait à se trouver devant un dieu vivant… Eh bien non ! Perdu ! Tout faux !

 

 

Au contraire, l’artiste nous accueille avec gentillesse, sourire et invitation à boire l’apéro. Excusez du peu, mais tout le monde n’a pas la chance d’être convié à des moments pareils… Face à face, c’est sur le mode conversation entre potes que s’est déroulée cette interview pas comme les autres.

 

 

Montceau News : Alors, Michaël, qu’est-ce la France a de si extraordinaire (il a demandé la double nationalité) et citez-nous ce qui vous plait le plus, à part les raisons citées précédemment.

 

 

Michaël Jones : « Demandez-moi plutôt ce qui ne me plait pas en France ! Une seule chose ne me convient pas : la politique ! Les politiciens vivent dans leur bocal, loin, très loin du terrain et des citoyens. Et après, ils s’étonnent qu’on ne vote pas pour eux !

 

 

MN : Connaissez-vous les vins de notre région ?

 

 

MJ : J’aime le vin quand il est bon ! Je suis plus vin d’Alsace que Bourgogne car celui-ci ne « voyage » pas bien ! J’aime aussi la viande charollaise…mature. On veut nous faire manger de la viande fraîche, alors que la meilleure viande est vieille de 21 jours et même…30 jours ! 

 

 

MN : Laissons de côté ces considérations alimentaires et parlons de vous. A quel âge avez commencé à jouer de la guitare ?

 

 

MJ : J’ai commencé à jouer de la guitare à l’âge de 12 ans, mais j’ai fait de la musique dès l’âge de 6 ans. En effet, au pays de Galles, chaque enfant doit avoir accès à l’apprentissage d’un instrument, à la pratique musicale collective en ensemble instrumental et en chorale. En même temps, j’ai appris le solfège et je chantais.

Savez-vous que les Beatles apprenaient tout à l’oreille et que Pino Palladino, le meilleur bassiste que je connaisse, ne savait pas lire les indications rythmiques dans les neumes. Il écoutait une fois la chanson et il savait la jouer ! Ces gens-là ont un disque dur à la place du cerveau et ils s’en sortent très bien…

 

 

MN : Jean-Jacques Goldman… On ne pouvait décemment pas le nommer. Comment l’avez-vous connu ? Et quelle est votre chanson préférée de ce répertoire avec lui ?

 

 

MJ : A l’époque, je faisais partie du groupe Taï Phong, avec Pascal Wuthrich, Khanh Maï et Stéphan Caussarieu, pour remplacer Jean-Jacques Goldman. Lorsqu’il revint, ce fut un vrai coup de foudre musical, en 1977.

 

 

La chanson « Je te donne » a été une vraie consécration, elle a été beaucoup reprise et enseignée dans les écoles.

 

 

MN : Combien d’albums avez-vous fait ensemble ? Et avez-vous toujours des contacts avec lui ?

 

 

MJ : Nous avons fait 10 albums ensemble, et bien évidemment, je suis toujours en contact avec lui. Et ce, même s’il est rentré dans mon île à ma place ! Il n’a plus aucun projet : il a arrêté sa carrière il y a 14 ans et les Enfoirés cette année. Mais je crois que si quelqu’un qu’il apprécie lui demande d’écrire une chanson, il ne refusera peut-être pas.

 

 

J’ai adoré travailler avec lui car il est sympa et très abordable. Généreux ? Normal, quoi… Quoique, s’il était normal, il ne serait pas Jean-Jacques Goldman ! Je n’ai jamais connu quelqu’un d’aussi intelligent et d’aussi talentueux.

 

 

MN : Préférez-vous écrire les paroles et composer la musique, ou interpréter des chansons ?

 

MJ : Je préfère la scène, c’est mon bac à sable. Quand j’étais jeunes, j’écrivais la musique et je mettais des paroles dessus. Elton John lui, écrivais les paroles et mettait de la musique dessus. J’ai essayé et ça a marché ! Moi, il faut que « ça parle » et qu’il y ait du rythme dans les mots.

 

 

MN : Quels thèmes vous inspirent ?

 

 

MJ : il n’y a pas vraiment de thème. Je m’inspire de la rue, de la télé. Pour mon avant dernier album, j’ai vu un film et j’ai écrit la chanson tout de suite après. Cela s’appelait « The part of the cake » (la part de gâteau). Claire Keim, actrice et chanteuse a traduit le texte en français, exactement comme je le souhaitais.

 

 

MN : Et l’amour comme thème, cela vous inspire ?

 

 

MJ : Finies les histoires d’amour et les cœurs brisés, j’ai eu ma part !

 

 

MN : Si vous aviez un conseil à donner aux jeunes qui veulent embrasser cette carrière, quel serait-il ?

 

 

MJ : Prendre du plaisir avant tout ! Personnellement, je n’aurais jamais pensé faire cette carrière musicale. Je pensais plutôt à prendre du plaisir avec les potes et à draguer les filles. A un moment, il a fallu choisir entre la musique et un « vrai métier ». J’ai choisi la musique et la France, pensant prendre une année sabbatique et cela dure depuis 45 ans !

 

 

MN : Avez-vous des projets musicaux ?

 

 

MJ : Non, plus de projets. Je ne ferai plus d’albums, hormis le dernier qui s’intitule « Au tour de ». Ce sont des inédits et des chansons remastérisées, car je ne veux pas appeler cela un best of.

 

 

 

NDLR : Le nouvel album de Michael Jones « Au Tour De » est désormais disponible partout. Il contient également un DVD avec entre autres les clips de « Souviens-toi », « On n’achète pas sa vie » ainsi que des titres live.

 

 

 

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