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mercredi 1 juillet 2015 à 06:48

Center Parcs du Rousset

Les chambres consulaires soutiennent Pierre et Vacances



 

 

 

Les chambres consulaires

 

 

soutiennent Pierre et Vacances

 

 

 

Ce mardi 30 juin, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), la Chambre des Métiers et de l’Artisanat (CMA) et la Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire ont déclaré sans surprise, leur soutien au projet de Center Parcs au Rousset.

 

 

 

 

C’est au cours d’une conférence de presse se tenant à la CCI de Chalon-sur-Saône, en présence du Medef, de la CGPME, de l’UPA et de groupements de métiers, que les chambres consulaires ont expliqué leur appui au projet et ont répondu aux questions de la salle.

 

Cette conférence de presse intervient au moment où les débats et ateliers de la Commission Nationale du Débat Public touchent à leur fin. La prochaine soirée débat se tient d’ailleurs ce vendredi à Marizy.

 

« Un soutien actif du projet Center Parcs »

 

Ce sont par ces mots que Bernard Echalier, Président de la CCI de Saône-et-Loire, a ouvert la conférence de presse. En quelques mots et chiffres, il a rappelé l’envergure du projet : 400 cottages, 170 millions d’euros d’investissement, entre 150 et 500 emplois pendant les travaux, 300 emplois pendant les travaux et une fois les travaux achevés, 2000 habitants en permanence sur place.

 

« Un village rapportant de l’argent » s’est exclamé Bernard Echalier.

 

Et d’ajouter : « On s’organise pour que les retombées économiques soient optimales pour les entreprises du territoire ».

 

A la suite, Marcel Chifflot, Président de la section Saône-et-Loire de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de région Bourgogne, a déclaré : « Je n’arrive pas à comprendre le contre-argumentaire.Si tout le monde gagne, ça ne me choque pas. Que Center Parcs gagne de l’argent, ça ne me choque pas, dès lors qu’il y a de l’emploi et d’autres retombées ».

 

Sur l’argent public investi dans le projet

 

Pour Bernard Echalier, « la démonstration a été faite à Montceau [lors d’un atelier de la CPDP] que cet argent public apporté par le département, la région et d’autres acteurs sont un investissement. L’avance faite par la SEM sera remboursée par les loyers ».

 

Christian Decerle, de son côté a souhaité apaiser les esprits : « On sent que ce projet est un sujet sensible, voire polémique. Il est temps de trouver un consensus pour l’intérêt général. Et puis ce projet se fait avec les milieux économiques et l’ensemble des acteurs du département. »

Christian Decerle, Président de la Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire, a ensuite rappelé qu’un projet de cette envergure, avec de telles retombées économiques, ne s’était pas développé dans le département depuis longtemps.

Il a par ailleurs reconnu les bénéfices du débat actuel, celui-ci permettant d’apporter des réponses aux questions qui se posent.

 

Pour lui, « il est temps de dédramatiser le débat. Je pense que la Saône-et-Loire doit saisir une opportunité qu’elle n’aura pas tous les jours. Ce n’est pas tous les jours qu’on a un rendez-vous comme celui-là. Ce projet est un compromis économique et écologique. Et puis, c’est une véritable opportunité de rayonnement pour ce département en perte de vitesse. Cela donnera de l’attractivité au département, de la visibilité. »

 

Les garanties pour les entreprises de Saône-et-Loire

 

Sur les garanties de retombées économiques pour nos entreprises locales, Bernard Echalier, a rappelé l’engagement de Center Parcs dans ce sens. « C’est tout à fait conforme à ce qui se fait de manière classique. Par ailleurs, ils sont demandeurs. Ils nous ont fait la demande de travailler avec nous. »

 

Ainsi la décision a été prise par les trois chambres consulaires. La CCI, de son côté, a désigné un élu de la CCI, en charge du dossier et de son suivi.

 

Par ailleurs, la CCI de Saône-et-Loire a demandé une rencontre avec son correspondant de Vienne, où le dernier Center Parcs vient d’ouvrir ses portes.

Il a ainsi expliqué : « il ne s’agit pas de tout réinventer. Nous allons nous appuyer sur les bonnes pratiques de nos collègues de la Vienne. Et notre travail est d’améliorer ce qui a moins bien marché. On bénéficie ainsi d’un retour d’expérience. On souhaite qu’au moins 70 % des travaux soient réalisés par des entreprises de Saône-et-Loire. »

 

Et d’ajouter : « il y a un autre projet se réalisant en parallèle dans le Jura. Nous sommes en contact étroit avec eux. On peut imaginer des entreprises de Saône-et-Loire travaillant sur le Center Parcs de Poligny et des entreprises jurassiennes travaillant au Rousset. Enfin, je rappellerai que la maintenance sera assurée par des artisans locaux ».

 

Roland Bachard, pour sa part, a indiqué qu’en Vienne, il y avait « une union sacrée ». Pour le secteur du bâtiment, qu’il connaît bien, une telle opportunité est primordiale.

« Le bâtiment se trouve très mal. Du personnel qui disparaît… les 1000 personnes disparues, on ne les retrouvera plus. Il faut arrêter de les perdre. Sinon ce seront les autres départements qui viendront travailler ici. C’est inacceptable. Il faut voir ça comme une machine économique ».

 

Un Center Parcs Gourmand ?

 

Pour Christian Decerle, le Center Parcs du Rousset peut être une vitrine des produits de Saône-et-Loire. « On pourrait imaginer au moins une fois par semaine un menu réalisé avec des produits bourguignons. On peut associer des grands chefs. C’est une idée qui mérite d’être creusée ».

 

Et d’ajouter : « On a entendu des critiques, des moqueries. Mais nous ne sommes pas dupes. Nous ne croyons pas que Pierre et Vacances va se substituer aux PAC. En revanche, parmi ces quelques 170 000 nuitées par an, Center Parcs attire certaines personnes qui sortiront découvrir des sites. Il y a des opportunités promotionnelles à faire sur tout le département. »

 

Pour Michel Opinel, viticulteur, le projet pourrait permettre de capter des touristes.

 

S’agissant du calendrier du projet, les représentants des chambres consulaires ont rappelé qu’il faudra attendre la fin de l’année pour connaître la décision de Center Parcs. Souhaiteront-ils poursuivre le projet à l’issue du débat public ? Certes, lors des réunions publiques organisées dans le cadre de la CPDP, Center Parcs a déclaré une échéance à 2018, pour l’ouverture du parc.

Mais les débats publics auraient déjà décalé le calendrier de plusieurs mois, selon les opposants au projet.

 

Quelles retombées économiques pour le département ?

 

A cette question, Marcel Chifflot a indiqué qu’en Moselle, une augmentation des nuitées en gîte a été constatée. Il a précisé ainsi : « Non seulement ce n’est pas une concurrence, mais cela apporte de l’activité aussi aux hôtels et aux restaurants. »

Bernard Echalier a souhaité rappelé l’évolution du concept Center Parcs, permettant plus facilement aux touristes de sortir du parc pendant leur séjour. Pour lui, cela constitue donc de réelles opportunités de développement économique.

 

Le représentant du Medef a exprimé, pour sa part, son mécontentement face à la perte de temps actuelle dans la mise en place du projet : « Je trouve inhumain qu’on perde un temps infini dans une période où on a tant besoin d’emplois. »

 

Pour Gilles Penet, de la CGPME : « Nous sommes un département qui maintient à peine ses habitants. On perd des entreprises chaque année. Avec Center Parcs, on a un projet structurant. On a une minorité qui se représente elle-même. On n’aimerait pas que les gens croient qu’ils représentent la majorité. En Saône-et-Loire, on n’a pas de projet structurant, ni de grands projets industriels. On a rien. Dans chacun des projets, on a des opposants. Ces opposants isolés ne doivent pas prendre la majorité des débats ».

 

Le Président de l’UPA, pour sa part, a souhaité rappelé son attachement au département de la Saône-et-Loire : « J’aime ce département. Il n’est pas à la mode. On n’a pas la mer. Mais c’est un département magnifique. C’est pour les plus jeunes qu’on doit se battre aujourd’hui. On veut une vie économique satisfaisante pour tout le monde ».

 

Bernard Echalier, pour sa part, a conclu sa participation, en expliquant : « Cela va irriguer l’ensemble du canton, avec des retombées fiscales. La ressource apportée par Center Parcs peut aussi aider des associations. ».

 

Gilles Penet, quant à lui, a conclu sa participation en éclairant le rôle de la SEM et des financements publics dans la SEM : « Ils (le Conseil Départemental et le Conseil Régional) rentreront au capital de la SEM. Ce n’est pas une participation. On aura des dividendes. »

 

Enfin Christian Decerle a conclu sur l’importance d’être pleinement acteur du projet et non pas de subir.

 

« Après cette période, je souhaite qu’on s’attelle avec enthousiasme sur ce projet. On est à la croisée des chemins » a-t-il fini.

 

En effet, ce vendredi, une dernière réunion se tient à Marizy à 18h30, avant celle de septembre qui conclura le travail de la CPDP.

 

Émilie Mondoloni

 

 

 

 

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