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mercredi 28 octobre 2015 à 05:06

Visite de l’usine Gerbe (Saint Vallier)

Le Préfet en visite à Saint Vallier



 

 

Le Préfet Gilbert Payet, le Sous-Préfet Jehan-Éric Winckler, le Président de la CCM David Marti, Le Maire de Saint-Vallier Alain Philibert, Florine Colombet, Chef de projet, mission interministérielles de la Préfecture, M. Fouquet de l’unité territoriale de la Direccte Bourgogne, MM. .Bernard Taiclet, Daniel Meunier, Christophe Dumont, Mme Danièle Lucien Adjoints au Maire de Saint-Vallier, Mme Jarrot Marie Claude Maire de Montceau, Guy Souvigny Maire adjoint de Montceau, sont reçus par Philippe Bruguet Directeur général de gerbe en poste depuis deux jours.

 

 

Il est aussi gérant de MCD Confection installée à Montceau. Mme Jarrot a parlé en Conseil municipal de cette filière textile innovante.

 

 

Fondée en 1904 par Stéphane Gerbe, la Manufacture de bas et collants GERBE, aujourd’hui labellisée « Entreprise du Patrimoine Français » est une légende. Son rachat explique la visite des hautes autorités à l’invitation du Maire de Saint Vallier.

 

Mme Jarrot Marie Claude et Guy Souvigny ont été semble-t-il invités directement par Monsieur Yang le repreneur.
Pour le Maire de Saint Vallier la reprise de Gerbe est une nécessité. Gerbe c’est l’histoire de la ville, du bassin minier. Il faudra être vigilant, mais c’est l’avenir économique de Saint-Vallier qui passe aussi par cette reprise et son futur développement.

 

 

Le Préfet rappelle que l’état a mis en place plusieurs dispositifs pour accompagner l’investissement, comme le suramortissement. Il s’agit d’une mesure exceptionnelle d’un an visant à encourager l’investissement productif privé des entreprises en leur permettant de pratiquer un suramortissement de 40%.

 

Les allègements de charges du CICE, .le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) est un avantage fiscal qui concerne les entreprises employant des salariés et équivaut à une baisse de leurs charges sociales.

 

Le mécanisme de l’activité partielle qui permet à l’état de prendre en charge une partie des salaires versés (jusqu’à un certain quota) contre le maintien de l’emploi.

 

Le Préfet explique que les difficultés de l’entreprise sont structurelles et que le repreneur devra forcément travailler et réfléchir sur la structure des charges. Bien sur un travail de fond devra être mené en ce qui concerne les débouchés.

 

 

Monsieur Bruguet explique que dans un premier temps l’essentiel est de relancer l’entreprise en s’appuyant sur son savoir-faire immense. Il faut reconstituer les capacités techniques, relancer l’activité, la stabiliser. Ceci devrait permettre de renforcer les effectifs avec des anciens salariés. Ceci est une hypothèse pour le moment. Ensuite dans une deuxième phase viendra la diversification qui demandera alors la prise en compte de nouveaux métiers de nouveaux savoir-faire. Les pistes qui sont évoquées devant les élus et la presse restent vagues, lingerie, maillots de bains, pyjamas féminin… Mais tout cela dans le haut de gamme, la haute confection. On doit rester dans la légende. Mais d’abord il faut tout reconstruire sur le cœur de métier.

 

 

Les visiteurs suivent le cheminement de la matière grise à la matière soyeuse au travers des ateliers, au détour des machines derrières lesquelles se trouvent des femmes et quelques hommes d’un profond savoir du geste et de l’œil. Il s’agit d’un travail répétitif, rapide. En fait rien de très passionnant s’il n’y avait la sureté du geste, la facilité de l’action, la manifestation d’une expérience professionnelle de haut niveau, qui laissent tout le monde pantois. Il y a là un vrai talent industriel.

 

Pour faire un bas ou un collant il faut compter plus de deux ans entre l’idée qui germe dans un cabinet de styliste et la 1ère mise en vente. Il faut entre 6 mois et un an pour qu’une ébauche naisse, puis 15 mois entre cette dernière et la vente. On produit aujourd’hui ce qui sera vendu en juin 2016. Deux ans pour faire naître un bas et 3 secondes pour le filer, mais les bas Gerbe ne filent pas, eux.

 

 

D’abord on part d’un dessin en 2D, la CAO permet de retranscrire l’image en pixels, ceux-ci servent par bloc de 40 à positionner le dessin sur une matrice d’aiguilles. Et quel que soit le dessin il y a 400 aiguilles. Et quelle que soit la taille du bas on a toujours 400 aiguilles. En fait ce qui différencie les tailles c’est le serrage et le desserrage des mailles. Sur un même bas pareil, la cheville, le genou, la cuisse 400 aiguilles pas plus, pas moins. On en arrive à un bas en 3D, une maquette en quelque sorte sur laquelle on va encore beaucoup travailler et arbitrer.

 

 

Tout le monde connaît les bas 20 deniers, mais qu’est-ce que cela veut dire ? Le denier est une unité de mesure propre à cette confection. Un denier c’est le poids d’un brin de fil de 9000m, soit 1 gramme. Quand on voit le brin de fil si diaphane, si fragile on comprend qu’il puisse ne peser que si peu en étant si long, mais on reste étonné de sa solidité sur les métiers, surtout le métier horizontal dans lequel une navette le fait filer à toutes vitesses sur de grandes distances. 16 collants à l’heure.

 

 

Autre chose particulière, tout est tissé en fil écru et ensuite teint. C’est tout un art et avec cette simple technique il faut voir la richesse des résultats.

 

 

Christèle Michelet et Bernard Roiatti assurent avec Philippe Bruguet la visite et assurent la présentation technique des différents process. Et l’on part d’une bobine de fil pour terminer par le repassage, l’emballage et la visite au magasin d’usine.

 

 

Gerbe travaille avec 42 salariés (il y en a eu au plus fort jusqu’à près de 1000) en 2X8. La production est de 1500 paires par jour. Avant la reprise il y a eu des périodes de chômage partiel, mais le travail a toujours continué. Le Préfet précise que les difficultés évoquées par les syndicats sur les salaires en retard ont retenu toute son attention et qu’il a demandé à l’unité territoriale de la Direccte de trouver des solutions rapides.

 

 

Tous les visiteurs présents ont apprécié cette visite et la disponibilité de l’ensemble des salariés.

 

 

Gilles Desnoix/Annabelle Berthier

 

 

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11 commentaires sur “Visite de l’usine Gerbe (Saint Vallier)”

  1. catalogne dit :

    C’est bizarre; Il y avait Mme JARROT.

  2. Pierrette dit :

    30 ans de travail à l’usine Gerbe, des bons moments pleins de souvenirs !! 800 personnes et beaucoup de travail !!! Je souhaite, que les personnes en charge de la relance de cette entreprise puissent lui redonner sa notoriété en valorisant la qualité exceptionnelle du produit bon courage à tous !!!!

  3. marietherese dit :

    Invitée par le repreneur chez gerbe
    Mais pas invitée chez Metalliance.

  4. HIPPO71 dit :

    Moi aussi j’y ai travaillé de 1966 à 1970 que du poste de nuit. Nous étions nombreux. Que de souvenirs et notamment la grève de 1968 que nous avions faite sur le tas. J’y avais rencontré de bonnes copines et de bons copains. Fallait pas chômer quand les bas tombaient dans le petit bac sous le métier à tisser et les bobines à changer et les tricots à réparer par les mécanos. Nous étions payés aux pièces !!. comme on disait à l’époque. .Quelle émotion en regardant ces photos. Déjà presque 50 ans !.Beaucoup de mes tantes et beaucoup de femmes de la région y ont travaillé dans cette usine. Et le matin à la sortie du poste de nuit, à 5 H 15 nous nous retrouvions tous au café de la gare, pour jouer au baby foot et à écouter des disques sur le juke box. Il y avait aussi les gars de chez CLAYEUX (des chaussettes) qui nous rejoignaient. Et les policiers qui passaient de temps à autre boire un café, et qui nous saluaient. Oui c’était assez dur, mais c’était quand même le bon temps, quand on y pense et on était jeunes surtout !!. Oui l’usine GERBE c’était quelque chose à Montceau, comme la mine. Il y avait le charbon et le textile. Merci à Montceau New pour ces photos. Ah nostalgie quand tu nous tiens !.

  5. HIPPO71 dit :

    Petit rectificatif !

    Je me suis trompé, l’émotion peut-être ! Ce n’étaient pas les gars de Chez CLAYEUX qui venaient nous rejoindre au café situé à côté de l’ancien cinéma « pathé » près de la gare, mais les gars du poste de nuit de chez BLANCHARD section chaussettes. On rigolait bien avec eux. Et le nom du café je ne sais pas si c’était bien le café de la gare son nom. Peut-être que quelqu’un s’en rappellera. Merci, en tout cas le patron avait une petite barbichette blanche et sa femme et lui étaient super sympas. Nous étions un peu leurs gamins. Un « chez Laurette » de Michel DELPECH, mais pour des un peu plus grands. J’en suis encore tout ému, merci.