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lundi 16 janvier 2017 à 06:48

En bordure du canal du Centre au restaurant des Chavannes à Saint-Vallier

Simple et bon à la façon Michel Lacroix



Cheveux gris blancs, moustache tombante d’un Gaulois du Jura, Michel Lacroix est devenue une figure emblématique du Bassin minier. Entre Montceau-les-Mines et Saint-Vallier, à la hauteur de la dixième écluse, son bistrot-restaurant est une place forte, celle qui compte pour les nombreux adeptes de l’endroit à la recherche d’une certaine forme de simplicité, de la bonne bouffe dans un cadre chargé de souvenirs et à l’aspect un peu vieillot.

 

Au guide Michelin d’un-endroit-sympa-avec-des-assiettes-pleines, Michel Lacroix décroche aisément les trois « croix ». Mieux vaut avoir un bon coup de fourchette quand on passe à table aux Chavannes.

 

Un routier à l’ancienne

 

 

A l’origine, Michel Lacroix, ce natif de Dole dans le Jura, se destinait avant tout à une carrière de chauffeur routier, même si tout petit les bons petits plats de maman l’intéressait au plus haut point. Les marmites et poêles à frire n’avaient aucun secrets pour lui. Toutefois, c’est sur la route, pendant trente-cinq ans au volant d’un poids-lourd, qu’il sillonnera l’Europe, « de l’Irlande à la Sicile, du Danemark au Portugal, j’ai dû faire entre trois et quatre millions de kilomètres » dit-il machinalement.

 

 

 

« A cette époque, on roulait à l’ancienne. Si on avait envie de faire un écart de trente kilomètres pour trouver un resto, on le faisait. Maintenant, avec la géolocalisation, c’est tout juste si on le temps de pisser ». Les nouvelles technologies avec ses contraintes finiraient par lui gâcher la vie, alors il était temps de passer à autre chose. « Je suis donc retourné à l’école pour passer le CAP cuisine » glisse-t-il, la moustache imperturbable. Pas évident à cinquante ans de se retrouver avec des petits jeunes de quinze à dix-huit ans. « On a bien rigolé mais bossé aussi ». L’anglais pas trop, même pas du tout. « C’est ma grosse déception, j’ai été renvoyé du cours. Alors à l’examen _ d’anglais _ j’ai parlé allemand, je parle aussi italien grâce à mon ancien métier et j’ai pu ainsi éviter le zéro ».

 

Il pense à la retraite

 

CAP en poche, Michel Lacroix repartait cependant encore deux ans sur les routes avant de trouver la « bonne affaire », le bar-restaurant des Chavannes à Saint-Vallier. « J’attaque ma sixième année mais je pense vendre et prendre ma retraite » précise-t-il. Il aimerait profiter de la vie, de sa passion automobile, profiter de la vie. Chauffeur routier ou restaurateur, c’est bonnet-blanc et blanc-bonnet. « Je m’aperçois que depuis que je suis ici, à six kilomètres de la maison à Sanvignes, je ne suis pas plus souvent chez moi que lorsque j’étais à trois mille kilomètres avec mon camion ».

 

Sa passion pour les voitures _ « Je préfère l’automobile à la danse classique » _ le conduise à donner un coup de pouce à l’association qui organise le Rallye des gueules noires, ou encore préparer à manger aux membres de SG compétition, « c’est ma façon à moi de les sponsoriser ». Sans oublier sa participation, toujours comme cuisinier, au téléthon à Génelard.

 

Michel Lacroix et ses baccantes, immortelles comme celles de Brassens, chante à sa manière les plaisirs de la vie. En cuisine, le pot au feu fait glouglou et la tête de veau, la spécialité du jeudi, renifle déjà du plaisir que les hôtes prendront à l’engloutir.

 

 

Jean Bernard

 

 

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2 commentaires sur “En bordure du canal du Centre au restaurant des Chavannes à Saint-Vallier”

  1. max dit :

    excellente adresse,pour ceux qui ne connaisse pas,allez y,vous ne serez pas deçu!!

  2. Nestor dit :

    Le meilleur resto de bourgogne avec le vieux jambon de Marmagne !