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lundi 15 mai 2017 à 06:36

Métier – Elle est l’unique conductrice d’autocar à l’international chez Girardot à Saint-Vallier

Corinne Rousseau, elle a ouvert la voie



 

 

 

 

 

Elle est par monts et par vaux, c’est-à-dire sur les routes de France et d’Europe avec une petite préférence pour l’Italie, à conduire son Setra, la Rolls-Royce des autocars  sous les couleurs si reconnaissables de la société Girardot dont l’une des bases est située à Saint-Vallier.

 

 

 

Corine Rousseau est l’unique femme sur dix conducteurs au total à exercer ce métier. D’ailleurs elle n’en connaît pas d’autres, « c’est une profession presque exclusivement masculine » précise-t-elle. « En la matière on peut dire que je suis une pionnière en grand tourisme ». Alors des réflexions sexistes, elle pourrait en faire un recueil surtout avec les messieurs : « Si elle conduit aussi bien que ma femme » ! Ou encore : «Le conducteur principal, il arrive quand » ? Ah les bonnes blagues ! Après toutes ces années, Corinne Rousseau est vaccinée mais souvent encore, notamment en Italie, une blonde au volant d’un autocar fait encore tourner les têtes. Le machisme transalpin dans toute sa splendeur. « Pour eux, je suis une bête rare ».

 

 

 

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Une longue expérience derrière elle

 

 

 

Désormais notre conductrice a ses adeptes, des clients la réclament car ils lui reconnaissent un doigté d’une grande finesse dans sa conduite. Et pour les plus récalcitrants, elle a cette formule magique : « Mais vous êtes en sécurité, en double sécurité même, vous avez votre ceinture de pantalon et celle de votre siège ». D’ailleurs, quand en mars 2015, Corinne Rousseau a postulé chez Girardot, Pascal Ducroux, responsable de centre, lui a immédiatement fait confiance. L’expérience de Corinne a parlé pour elle.

 

 

 

C’est dans la Loire que tout a commencé et, fait du hasard, son papa dirigeait sa société d’autocar avec pour nom Vallier entreprise. « A 15 ans, je voulais être chauffeur routier » raconte Corinne Rousseau. Mais en ce temps là déjà, la mécanique était réservée aux garçons. Alors elle sera comptable, du moins en apparence car à 21 ans, « un mercredi je passe mon permis car à la Clayette et le vendredi je suis au volant d’un bus ». Elle doit beaucoup à son papa. « J’ai été à bonne école avec lui. Il m’a tout appris, à mettre les chaînes, à conduire sur la neige ».

 

 

 

Son goût pour la conduite, Corinne Rousseau le mettra aussi au service des poids-lourds (des bétaillères à vaches), une petite entorse de quatre ans pour sillonner les routes de l’Est, jusqu’à Azerbaïdjan et aussi le Maghreb avant de mettre le clignotant sur Saint-Vallier.

 

 

 

Conduire un autocar, une passion

 

 

 

Revenue à ses premières amours, Corinne préfère de beaucoup conduire son Setra que sa Ford et avaler en moyenne 100 000 km par an. Elle est dans son monde, adore son métier, apprécie la relation avec les clients, profite quand elle peut d’enrichir sa culture des vieilles pierres au cours des séjours et pense continuer ainsi pendant encore deux ans. « J’ai 32 ans de métier ». Un métier qu’elle aime mais un amour difficilement compatible avec une vie de couple qui a volé en éclats. « J’ai deux filles et je suis grand-mère » précise-t-elle comme un regard dans le rétroviseur.

 

 

 

Conductrice en grand tourisme, Corinne Rousseau apporte sa touche de féminité dans ce monde très masculin et même si elle attire encore la curiosité, l’autocar lui, ne fait pas la différence. Moteur, c’est reparti !

 

 

 

Jean Bernard    

 

 

 

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