Autres journaux :



samedi 10 février 2018 à 06:32

Assemblée générale du personnel Konecranes (Montceau-les-Mines)

On doit avoir avec la direction un débat clair



 

 

Vendredi après-midi, s’est tenu au Syndicat des Mineurs, une assemblée générale des salariés de Konecranes afin de voir les suites à donner au mouvement de grève de novembre qui a vu le retrait du plan social et la sauvegarde de 41 emplois.

 

Ralph Blindauer, avocat spécialisé en droit du travail, en charge du dossier

 

Konecranes, livre ses impressions et répond aux questions lors d’un point presse suite à l’assemblée générale :

 

 

Quelle est notre priorité principale ? Que pouvons-nous accepter ? De quelle marge de manoeuvre disposons-nous ?

 

 

En effet, il ne s’agit pas d’accepter des chèques, style prime au départ. Ce serait une stratégie suicidaire. Ce n’est pas notre intérêt. Nous perdrions sur toute la ligne : sur le plan de l’emploi et sur les emplois induits.

 

On doit avoir avec la direction un débat clair : faites les consultations obligatoires pour montrer la visibilité du groupe. Quelles sont les orientations stratégiques du groupe. « Ils doivent sortir du bois !»

 

Quelle est la volonté réelle du groupe ? Peut-on envisager une restructuration du service commercial ? Rapatrier des volumes de Suède pour retrouver le chemin de l’équilibre sur le site de Saint-Vallier ? Quel est le but de cette entreprise ?

 

 

Grâce à la victoire de la dernière grève de novembre 2017, il faut continuer la bataille dans la négociation. La direction a pu voir la mobilisation des personnels et sa détermination qui l’ont fait reculer et abandonner le plan social.

 

 

Pendant le temps du dialogue, il faut négocier un accord cadré avec des engagements de calendrier et un pacte de non-agression. On y réfléchit avec les délégués du personnel, les syndicats, les experts.

 

 

Il s’agit de recadrer l’enjeu, de voir les suites à donner afin de livrer le combat pour le maintien de l’emploi.

 

 

Lors d’une rencontre avec la direction locale, celle-ci semble attachée à la sauvegarde du site. Mais quelle est la réelle feuille de route de l’entreprise ? Mais il n’est pas question de rapatrier des volumes de Suède.

 

 

Nous demandons les trois consultations obligatoires :

 

 

-consultation sur l’orientation stratégique de l’entreprise

 

-consultation sur la politique sociale de l’entreprise

 

-consultation sur la situation économique et financière de l’entreprise.

 

 

Celles-ci ne se sont pas tenues ces trois dernières années et nous appelle à la vigilance.

 

 

Les représentants du personnel et les experts doivent pouvoir discuter et rencontrer les personnes qui ont le pouvoir décisionnaire réel. Il est fortement question de se rendre au siège, en Suède, où l’on leur fournirait tous les renseignements demandés !

 

 

Les experts et les représentants pourront ainsi entamer un dialogue avec les responsables et se rendre compte sur pièce de la sincérité des propositions futures.

 

 

À suivre !

 

 

 

J.L Pradines

 

 

 

terex 1002182

 

 

terex 1002183

 

 

terex 1002184

 

 

terex 1002185

 

 

terex 1002186

 

 

 




Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.


» Se connecter / S'enregistrer