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mercredi 11 juillet 2018 à 17:04

Mecateamcluster : pose de la première pierre du centre de maintenance de locomotives Erion France

Une entreprise espagnole choisit Montceau-les-Mines pour son développement






 

 

Ce mercredi matin, la zone des Chavannes était de nouveau le lieu d’une activité intense et toujours en lien avec le Mecateamcluster : la pose de la première pierre du centre de maintenance des locomotives Erion France.

 

C’est en présence de Daniel Martinez Alonso, Président d’Erion France, Guy Souvigny, Maire-adjoint à l’économie et à l’emploi, Jean-Claude Lagrange, Pdg de la SEMCIB et Président de l’Agence Ecosphère, Pierre Chevalet, Directeur Général Batifranc, David Marti, Président de la CUCM, Lionel Duparay, Conseiller départemental et Laëtitia Martinez, Vice-Présidente du Conseil régional et d’autres élus de la CUCM et du département que l’entreprise Erion a été accueilli sur le lieu d’implantation du futur centre de maintenance ferroviaire.

 

 

Après l’inauguration de la première halle de maintenance et le début des travaux du centre de formation de Mecateamcluster, l’aventure du site des Chavannes se poursuit avec un acteur de la filière venu d’Espagne.

 

 

Le Mecateamcluster : l’illustration qu’on peut faire de belles choses sur le territoire

 

 

C’est ainsi que Guy Souvigny a exprimé la satisfaction de la Ville de Montceau-les-Mines dans la poursuite du développement du site des Chavannes.

 

Il a salué : « une magnifique dynamique qui prend forme depuis plusieurs années ». Et il a mis en avant la politique de dialogue sur le bassin minier et de rencontre, avec la nécessité de faire connaître le bassin économique. Et de conclure : « Le Mecateamcluster est l’illustration qu’on peut faire de belles choses sur le territoire ».

 

 

Pour sa part, Daniel Martinez Alonso, Président d’Erion France a exprimé l’énorme pas en avant et le défi que constituent aujourd’hui ce chantier et la mise en activité de ce centre de maintenance pour la société Erion.

 

 

Pour la société, cette première pierre constitue la construction d’un bâtiment et la possibilité de s’installer sur le territoire français. En effet, la société Erion est espagnole. Elle a été créée en 2007, avant de donner naissance à Erion France en 2012. Aujourd’hui l’entreprise a déjà livré 50 locomotives à son actionnaire principal. Son chiffre d’affaires est de 5 millions d’euros pour 40 employés.

 

 

10 millions d’euros d’investissements pour le centre de maintenance

 

 

Daniel Martinez Alonso a indiqué que la société avait investi 10 millions d’euros pour le centre de maintenance ce qui devrait permettre à Erion France de voir son chiffres d’affaires augmenter de + de 60 % d’ici 2020. La livraison du bâtiment est prévue à la fin du premier semestre 2019. 60 techniciens et administratifs évolueront sur ce site, ce qui va générer la création de 20 emplois dès 2019.

 

 

Le Président d’Erion France espère aussi profiter de belles synergies avec les entreprises présentes sur la zone des Chavannes.

 

 

Jean-Claude Lagrange pour sa part a comparé le projet du Mecateamcluster à un parcours sportif : « il a fallu constituer l’équipe. Et cet esprit d’équipe est porté par le Mecateamcluster depuis 7-8 ans. »

 

Puis revenant sur l’histoire du territoire, il rappelle « Ce bâtiment prend la place d’un bâtiment déjà destiné à la maintenance de locomotives. c’est un vrai succès. On peut être fier d’une belle opération industrielle. »

 

 

Sans dévoiler totalement le projet industriel de Erion France, il a aussi indiqué qu’il s’agissait d’un projet atypique et quasi-unique en France.

 

 

Pierre Chevalet, Directeur général de Batifranc, est venu rappeler le rôle de sa structure : « financer cette opération dans le cadre d’un crédit-bail ».

 

 

Un territoire qui a envie d’accueillir des entreprises

 

 

David Marti, Président de la CUCM a pour sa part exprimé son plaisir d’accueillir l’entreprise espagnole à Montceau-les-Mines, relevant au passage : « Il me semble que pour accueillir une entreprise, il faut montrer qu’on en a envie. Nous leur avons montrer qu’on en avait envie ».

 

 

Et de poursuivre : Ce territoire se démarque d’autres où l’industrie est regardée d’une manière différente. Et il y a du savoir-faire ici. La présence du Mecateamcluster est déterminante également. Des synergies pourront être trouvées. La formation est importante aussi car elle offre des possibilités de voir l’avenir avec sérénité en termes de recrutement. C’est une industrie de pointe nécessitant des qualifications. Le mieux est de former soi-même ceux qu’on recrute. Le choix de l’implantation de l’entreprise montre la qualité du projet de développement de Mecateamcluster. »

 

 

David Marti a rappelé la spécificité du montage de la SEMCIB alliant fonds publics et fonds privés. En outre, la CUCM a déjà investi à ce jour 7,5 millions d’euros. Le Président de la CUCM a spécifié qu’il y aurait encore 2,3 millions d’euros d’investissements dans les deux années à venir de la part de la CUCM dans la SEMCIB. Cela portera donc ses investissements à 10 millions d’euros en 2020.

 

 

Et se justifiant dans ses choix, il explique : « Les fonds publics doivent être utiles pour l’emploi et la formation. Nous sommes fiers d’avoir investi ces fonds. C’était un pari que d’imaginer ce genre d’infrastructure. Il est en passe d’être gagné. »

 

 

Lionel Duparay a rappelé pour sa part le fort ancrage industriel du département, indiquant parfois les difficultés de reconversion de certaines territoires. Puis revenant sur le secteur ferroviaire : « Cette activité ferroviaire est très ancienne. Elle est certes historique, mais c’est une activité d’avenir. Ce site est amené à se développer. »

 

 

Laëtitia Martinez, Vice-Président à la Région Bourgogne Franche-Comté a souhaité la bienvenue à l’entreprise Erion dans la première région industrielle de France. A ses yeux, la venue de l’entreprise dans le Mecateamcluster constitue un atout : « C’est une pierre supplémentaire qui est un signe de développement. On voit ici l’avenir d’un territoire, la volonté d’acteurs privés, d’élus et une dynamique lancée par quelques PME. C’est un site qui n’arrête pas d’évoluer. »

 

 

Puis revenant sur un sujet qui lui est cher (la formation) : « Mecateamcampus a décidé de s’engager sur cette dynamique [de la formation]. Elle proposera des formations à destination d’étudiants, de salariés et de demandeurs d’emplois ».

 

 

Effectivement les différents représentants du territoire ont montré l’envie qu’ils avaient d’accueillir l’entreprise Erion.

 

 

Et pour rester dans l’innovation, la pose de la première pierre a donné lieu à une mise en scène plutôt origine avec non pas du béton et des truelles mais des boulons à placer dans un rail percé. Au pied du muret se trouvait également le dernier morceau de rail ayant été présent sur le site du précédent atelier de maintenance de locomotives. Le Président d’Erion France a été touché par le cadeau ainsi offert à son entreprise, cadeau qui devrait trouver une place toute particulière d’après Daniel Martinez Alonso.

 

 

Un bâtiment qui accueillera un tour en fosse

 

 

On a appris ainsi que le bâtiment qui sera livré l’année prochaine, disposé sur un terrain de 14580 m², occupera 4153 m², soit la moitié d’un terrain de football. Il pourra maintenir jusqu’à 150 locomotives par an. Et en prévision du développement de son activité, la société a d’ores et déjà prévu la possibilité de doubler la capacité d’accueil. Des extensions sont possibles à l’avant et à l’arrière du bâtiment.

 

 

En outre, le centre de maintenance Erion France sera équipé d’un tour de fosse, dédié au reprofilage des essieux des locomotives. Cet outil, coûteux et rare, va permettre une réelle réduction des délais de prise en charge des engins. En effet, le tour en fosse permet de régénérer les essieux directement sur la locomotive, sans les démonter. Il n’existe qu’une dizaine de tours en fosse en France, dont la plupart est installée dans les ateliers SNCF.

 

 

Enfin Erion France disposera d’un bâtiment industriel et de personnels qualifiés capables de réaliser toutes les opérations nécessaires sur les locomotives fabriquées par son actionnaire principal Stadler, qu’il s’agisse d’une maintenance légère et préventive à une maintenance plus lourde.

 

 

Le bâtiment qui sera livré l’année prochaine devrait mesurer 90 mètres de long, divisé en deux zones distinctes : la première de 30 mètres de long dédiée aux opérations de maintenance légère et préventive ; la deuxième de 60 mètres de long réservée aux opérations de maintenance lourde. Au total, une dizaine d’engins pourront être entretenus en même temps.

 

 

Les travaux sont estimés 10,25 millions d’euros pour une durée totale de 11 mois.

 

Rendez-vous l’année prochaine pour l’inauguration du bâtiment.

 

 

EM

 

 

 

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