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vendredi 3 mai 2019 à 06:39

Transports – Communauté urbaine Creusot Montceau

Interconnexion TGV-TER : une étude pour relier  la gare TGV au réseau TER



 




L’Etat, la Région Bourgogne-Franche-Comté, le Grand Chalon et la communauté urbaine Creusot Montceau s’associent afin de lancer une étude sur la connexion des réseaux ferroviaires TGV et TER à Coriolis.

 

 

Lors du conseil communautaire du 14 décembre 2016, les élus ont rappelé, dans le cadre d’un vœu, leur attachement au respect du phasage prévu pour la modernisation de la Voie ferrée Centre Europe Atlantique (VFCEA) dans le cadre du Contrat de plan Etat-Région (CPER) 2015-2020.

 

 

Ce phasage prévoyait une première phase d’électrification allant de Chagny à Creusot-Ville et la création d’une gare de correspondance TGV-TER pour en faire un hub ferroviaire et, surtout, permettre aux voyageurs de la communauté, de Chalon-sur-Saône, du Nord de la Saône-et-Loire, de Nevers et de Bourges de bénéficier d’un accès direct aux TGV Lyon-Paris. En effet, un cadencement régulier TER-TGV, c’est-à-dire toutes les 2 heures, permettrait non seulement à ces voyageurs d’avoir un accès direct aux TGV mais aussi des gains de temps estimés à 30 minutes pour les trajets de Chalon vers Paris et ceux de Bourges et Nevers vers Lyon.

 

 

Parallèlement, de décembre 2016 à mars 2017, le projet de modernisation de la VFCEA a fait l’objet d’un débat public, placé sous l’égide de la Commission nationale du débat public (CNDP). A l’issue de ce débat, SNCF Réseau, maître d’ouvrage a décidé des orientations suivantes :

 

la régénération de l’infrastructure, considérée comme un préalable à tout projet de modernisation de la ligne Nevers-Chagny,
la modernisation de la ligne existante entre Tours, Nevers et Chagny, considérée comme prioritaire parmi les projets présentés au débat public,

 

des études complémentaires d’opportunité, préalables à toute poursuite des réflexions autour de l’aménagement de la halte TER-TGV et du raccordement TGV au Creusot.

 

Si des connexions TER-TGV existent à Dijon, Besançon et Belfort, aucune interconnexion entre les réseaux TER et TGV n’existe sur le territoire de la communauté urbaine alors que la gare TER de Montchanin, qui dessert Nevers, Paray-le-Monial, Chalon-sur-Saône et Dijon est à seulement 2 km de la gare Creusot Montceau TGV.

 

 

L’Etat, la Région Bourgogne-Franche-Comté, le Grand Chalon et la communauté urbaine s’associent donc afin d’étudier la connexion des réseaux ferroviaires classique et grande vitesse. L’objectif est d’améliorer l’accès à la grande vitesse et d’augmenter la fréquentation de chaque réseau de transport pour ainsi créer un véritable pôle d’échange multimodal à Coriolis. Ces quatre collectivités cofinancent une étude visant à analyser et définir les modalités techniques et financières d’une interconnexion TER-TGV au niveau de la gare Creusot Montceau TGV.

 

 

Le coût total de cette étude s’élève à 285 500 €. Il sera pris en charge à 50% par la Région Bourgogne-Franche-Comté, soit 142 750 €.

 

Dans le cadre de cette opération, la communauté urbaine participe à hauteur de 33%, soit 94 200 € ; l’Etat et le Grand Chalon participeront chacun à hauteur de 8,5%, soit 24 268 €.

 

 

 

Interventions :

 

 

 

Charles Landre

 

C’est une question stratégique. Nous avons été nombreux à participer au débat public de l’an dernier sur l’interconnexion. Simplement ce n’est pas la première étude. Ces débats qui s’éternisent et qui sont parfois mal compris par nos cityoens, constituent des jeux de dupes car nous ne connaissons pas la position de l’État et de SNCF réseau concernant les réseaux. J’ai une remarque sur la conclusion de cette convention et la mise en œuvre de cette étude. Après un débat public, le fait d’avoir recours à une étude pour montrer qu’avoir accès au réseau a quelque chose de pervers.

Il me semble que des élus dijonnais étaient venus dire leur soutien à cette interconnexion.

N’aurait-il pas été intéressant de solliciter l’ensemble des collectivités qui participent à la vie de cette gare ? Il est important de montrer que cela concernera un territoire extrêmement vaste et un nombre d’habitants important.

 

Daniel Meunier

Je prends acte et note de vos remarques. C’est un enjeu important pour le territoire. On est tenu et obligé de faire confiance au maître d’ouvrage SNCF réseau. Il y a Trois phases : la régénération, l’électrification et l’étude de l’interconnexion sur Coriolis.

Cette interconnexion est capitale pour le territoire. Cela va participer à l’offre de transports en termes communautaires.

L’étude qui va être engagée servira à cerner tous ces enjeux fondamentaux.

 

 

 

 

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Un commentaire sur “Transports – Communauté urbaine Creusot Montceau”

  1. Josall71 dit :

    « Brancher » les TER sur la gare TGV ?
    Que veut-on et pourquoi une nouvelle étude ?
    S’il s’agit d’opérer un transfert de la gare, passagers, de Montchanin vers la gare TGV cela peut, éventuellement, présenter un intérêt…pour quelques dizaines de personnes par jour ?
    Brancher n’est pas le bon terme puisqu’en aucun cas n’y aura électrification de la ligne entre Chagny et la gare TGV et encore faudrait-il, à minima, que SNCF Réseau daigne, comme il en a l’obligation d’après ses propres règles, rénover les voies actuelles.
    Dans le « paquet » du débat public, de fin 2016 début 2017, cette connexion, avec différentes variantes était déjà présente avec une contre-étude initiée par la CUCM. Certes elle s’inscrivait dans un projet plus ambitieux et assez démesuré dont la SNCF n’avait que faire.
    Pourtant avec ce vrai raccordement, et non pas une simple gare commune, les études socio-économiques étaient plus que pessimistes ! Sans compter les impacts écologiques qui, selon les tracés des voies à construire, étaient très défavorables.
    Dans la mesure ou il n’y aurait pas raccordement des voies TER et TGV les incidences et couts seraient sans doute moindre mais pas négligeables pour autant. Et toujours pour un service rendu qui reste à prouver.
    Alors après tout ce qui a été vu, étudié, réétudié et « approuvé » il y a deux ans reprendre, à grands frais, le dossier apparait comme un gaspillage de plus.
    Il semble essentiel avant d’engager cet Xième épisode de la VFCEA de savoir ce que fera la SNCF !
    La région et les collectivités locales qui s’impliquent pourront-elles assumer, surtout financièrement :
    • Les désengagements du gestionnaire du réseau sur une ligne qui à des besoins de plus en plus urgents de rénovations lourdes (plusieurs centaines de millions d’euros voir étude complémentaire SNCF de 2017) ;
    • L’investissement de navettes supplémentaires ; si elles ne sont pas comprises dans les nouvelles dessertes « en 2 h » entre Dijon et Nevers (?) ;
    • Les études, qui suivront celle préalable décidée, et l’investissement dans une nouvelle gare avec les travaux de voirie qu’elle implique ;
    • Les charges d’exploitation de l’ensemble même si cela diminue celles liées aux actuels transports par autocars ?
    Comme déjà dénoncé lors du débat public l’idée prime sur l’objet…les justifications économico-sociales viendront bien après ; peut-être !
    Enfin quid des consultations des riverains et des utilisateurs ? Peut-être un peut tôt pour le dire mais espérons qu’elles ne soient pas oubliées ou encore marginalisées par un unanimisme auto-imposé comme lors du final du débat public.