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vendredi 10 mars 2017 à 06:37

Accompagnants d’Elèves en Situation de Handicap (AESH)

Une soixantaine de personnes pour échanger sur leurs pratiques et leurs difficultés quotidiennes



 

C’est à l’école Charles de Gaulle au Creusot que s’est tenue la réunion d’information sur le rôle des Accompagnants d’Elèves en Situation de Handicap (AESH), anciennement AVS, ce jeudi soir.

 

 

Nous vous avions annoncé cette réunion dans un précédent article :

 

http://montceau-news.com/saone_et_loire/366526-les-accompagnants-deleves-en-situation-de-handicap.html

 

 

Parmi les personnes présentes, de nombreux professionnels s’étaient déplacés afin de venir échanger sur leurs pratiques et leurs difficultés quotidiennes.

 

 

Il y avait aussi des élus : Madame Calderon, Maire d’Ecuisses, accompagnée de Daniel Daumas, son adjoint, Madame Guyon, administrateur des Papillons Blancs du Creusot, ou encore Madame Blondeau, représentant le Maire du Creusot David Marti. Le Docteur Bouthier, en retraite, a fait partie de la Maison Départementale des Personnes Handicapées.

 

 

D’autres personnes n’ayant pu venir ont toutefois témoigné leur soutien à la jeune association tel un professeur de Montceau-les-Mines.

 

 

 

 

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Un sketch pour présenter les enjeux de l’AESH

 

La soirée a débuté par un sketch afin de présenter les enjeux de la fonction de l’AESH, les interdits, les contraintes. Il a été aussi l’occasion de montrer les difficultés vécues par les familles d’enfants en situation de handicap.

 

 

Souvent pointée du doigt, l’écart entre les notifications de la MDPH et les heures réellement mises en œuvre dans les établissements d’enseignement a constitué l’un des principaux points de frustration du personnel comme des parents.

 

 

La rémunération, en-dessous du seuil de pauvreté, a également été présentée pour un poste pourtant à forte responsabilité selon les pathologies des enfants accompagnés. Ajoutons à cela la précarité de postes pour la plupart en CDD.

 

 

Et les difficultés d’intégration dans les équipes pédagogiques ont également été mises en exergue notamment du fait du partage des heures de travail de certains AESH entre plusieurs établissements.

 

 

Et que dire de la formation ? Autre sujet développé dans le sketch, puis objet de discussion avec la salle.

 

 

 

Des témoignages unanimes

 

 

Avant le début de la soirée, une AESH en poste depuis trois ans témoignait : « Selon les pathologies et les niveaux scolaires des élèves, les AESH ramènent du travail supplémentaire à la maison pour permettre à l’élève de suivre. » Sont-ils payés pour cela ? Pour un contrat hebdomadaire de 23 heures, s’ajoute à cela 70 heures supplémentaires sur l’année pour d’autres obligations (réunions, photocopies etc.). Ces heures suffisent-elles à couvrir réellement le travail effectué ? « Non » assurait hier soir, la professionnelle interrogée.

 

 

Les autres personnes rencontrées ce soir-là partageait toutes un témoignage similaire : des conditions de travail non satisfaisantes au regard de la prise en charge nécessaire des enfants, une formation inadéquate quand elle existe, des difficultés pour les parents de trouver des AESH malgré la notification des MDPH.

Autre point de frustration qui a fait l’objet de discussions : l’interdiction pour les AESH d’approcher les parents de l’enfant suivi et de s’attacher à celui-ci.

Pour les parents comme pour les AESH, le non respect des vœux constitue là-aussi un point de discorde avec l’éducation nationale. Les AESH mettent en avant pour certaines pathologies de bénéficier d’un repère stable dans le temps pour l’enfant.

 

 

Aujourd’hui l’association AESH 71 souhaite que ces vœux soient respectés, mais aussi qu’il y ait une réelle adéquation entre les notifications MDPH et les heures réellement affectées par l’éducation nationale dans l’accompagnement des enfants en situation de handicap. Ceux-ci se trouvent bien souvent avec des heures réellement affectées inférieures à celles notifiées par la MDPH.

 

 

Aussi ce jeudi soir, le groupe du collectif AESH 71 était de regrouper davantage de professionnels et de parents afin de faire entendre leurs voix mais aussi d’être solidaires.

 

 

Les échanges de ce jeudi soir ont été très riches pour les personnes présentes que ce soit pour prendre davantage connaissance des situations de ces professionnelles, mais aussi pour ceux-ci afin de s’apporter des conseils et des solutions.

 

 

Le collectif compte bien peser de tout son poids pour conduire à davantage de titularisations sur ces postes et une meilleure prise en charge du personnel et des enfants en situation de handicap.

 

 

 

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