Autres journaux :



jeudi 1 février 2018 à 15:46

MONTCEAU-BLANZY : La section Gestion-Administration du lycée Claudie Haigneré condamnée « 

à cause du contexte" global de l'Académie de Dijon !



 

 

 

Lors de l’audience que les personnels du lycée professionnel Claudie Haigneré ont obtenu avec les services du Rectorat, la fermeture de la section Gestion-Administration a été confirmée par la Secrétaire Générale du Rectorat qui la justifie par des indicateurs les moins bons de Saône-et-Loire et par « un contexte global où il y a une trop importante offre de formations ».

 

 

 

Alors que les personnels du lycée Haigneré lui avaient rappelé vendredi dernier au lycée Henri Parriat (voir notre précédent article) qu’ils souhaitaient sa présence lors de l’audience, la Rectrice de l’Académie avait déléguée « sa garde rapprochée » comme l’a défini elle-même Mme Chazal, secrétaire générale de la Rectrice, pour recevoir une délégation de 6 professeurs ce mardi en fin d’après-midi au Rectorat de Dijon. Aux côtés de la Secrétaire générale se trouvait la secrétaire adjointe Mme Vayrou, M. Petitjean, responsable de la Division de l’Organisation Scolaire, de l’Enseignement Privé et de la Prospective (DOSEPP) et M. Smeyers le Délégué Académique aux Formations Professionnelles Initiale et Continue (DAFIC) pour préciser les raisons du choix de l’autorité rectorale et lors de l’entrevue, Christophe Bourse, Proviseur du lycée Claudie Haigneré était également présent.

 

Pour débuter l’audience, la secrétaire générale a invité la délégation à présenter ses « griefs » ; une délégation qui lui a rappelé que dans les 2 demandes d’audience qui ont été adressées à la Rectrice, les raisons avaient été clairement explicitées, à savoir « pourquoi avez-vous choisi de fermer la section G.A dans notre établissement et comment se fait-il que les moyens allouées à notre établissement soient en si forte baisse pour la rentrée prochaine ».

 

 

Une offre de formation surdimensionnée sur le territoire

 

Mme Chazal a tout d’abord précisé le contexte de l’Académie de Dijon où « historiquement l’offre de formations est très importante, nous devons établir une carte ciblée de l’offre de formation professionnelle sur l’académie et à ce titre il y a des choix à faire » a d’abord justifié la secrétaire générale avant de poursuivre par « nous avons réfléchi à une redéfinition de l’offre professionnelle qui ne nous permet plus de maintenir des formations jugées fragiles. Il faut une forte complémentarité des offres de formations sur un territoire, que ce soit une commune ou un bassin. On ne peut pas continuer avec une offre si surdimensionnée« .

 

Et pour déterminer quelles formations doivent être maintenues ou pas, la secrétaire générale et son adjointe Mme Vayrou ont évoqué les critères qui « permettent de statuer sur la cohérence et le maintien de certaines filières sur la carte des formations« .

 

Des critères qui sont le taux de places vacantes, le taux de réussite aux examens, le taux de pression et les caractéristiques du territoire ; se déclarant surpris de la fermeture de la filière à Claudie Haigneré au vu des critères énumérés où l’établissement est plutôt bien placé, la délégation de professeurs a soulevé l’idée que les élèves du lycée seraient « victimes du contexte général de l’Académie ».

 

La secrétaire générale a rappelé que la volonté nationale est  » de revoir certaines filières et le taux d’insertion du Bac G.A pose problème. Sur 2, 3 ans il n’est pas bon dans votre établissement et l’offre de formation existe sur votre bassin » (2 autres établissement proposent la même formation sur le bassin et au total 6 établissements en Saône-et-Loire dispensent la formation G.A) s’est alors justifiée Mme Chazal qui a convenu que « l’offre en Bac Pro G.A est surdimensionnée dans l’Académie ».

 

 

La voie professionnelle coûte cher au Rectorat

 

Corroborant les propos de la secrétaire générale, son adjointe Mme Vayrou et M. Smeyers le DAFPIC ont justifié la « nécessité d’une régulation car on ne peut pas maintenir toutes les formations telles qu’elles existent. Et d’autant plus en Saône-et-Loire où l’offre est vraiment surdimensionnée et la démographie en forte baisse ».

 

C’est donc la combinaison de facteurs jugés insuffisants et un contexte territorial qui ont conduit les services du Rectorat à faire le choix d’acter la fermeture de la section Gestion-Administration au lycée Haigneré de Blanzy.

 

Et Mme Vayrou d’ajouter que « réguler, c’est faire des choix. La typologie établie doit amener à faire un choix qualitatif et les critères de choix ne peuvent pas uniquement se baser sur la qualité du travail effectué dans votre établissement. Le taux de pression de votre lycée est le plus faible de Saône-et-Loire ; on doit réguler sur les filières fragiles et en Bac Pro il y a 2000 places vacantes dans l’Académie » a encore ajouté la secrétaire Adjointe.

 

Comprenant la position inflexible du Rectorat malgré un taux de réussite de 85% sur les 3 dernières années, sur un taux d’insertion de 100% pour les Bacheliers de juin 2017, les professeurs du lycée Haigneré ont regretté le choix effectué en raison d’un contexte académique difficile et par la « nécessité de fournir un effort collectif qui aurait dû conduire à la fermeture d’autres filières » comme l’a rappelé la secrétaire générale Mme Chazal qui, cyniquement d’après les professeurs, a ajouté que « comme on ne peut pas supprimer 50 postes en Lycée Pro, on fait supporter le poids aux lycées généraux et technologiques« . Avant de convenir que « la voie professionnelle coûte énormément au Rectorat, on ne peut plus assumer le coût des Bac Pro ».

 

 

Une baisse des moyens jugée « non disproportionnée » par le Rectorat

 

Dans un deuxième temps de leur audience, la délégation de professeurs du lycée professionnel a interpelé leurs interlocuteurs sur la baisse importante des moyens de l’établissement à la rentrée prochaine. C’est le spécialiste « dotation horaire » M. Petitjean qui a alors expliqué que cette baisse s’expliquait par plusieurs raisons dont la première résidait dans une erreur commise l’année précédente. Une erreur commise par les services du Rectorat qui « ont financé doublement le mixage des élèves de MEI, ce qui correspond à 31heures données en trop l’année 2017-2018 » s’est justifié le responsable de la DOSEPP. Dans les 79 heures en moins que percevrait l’établissement à la rentrée, il convient donc d’enlever ces 31 heures qui ont été données par erreur et la baisse de dotation s’élève donc à 48 heures.

 

Par ailleurs la fermeture à la rentrée prochaine de la classe de Seconde Gestion Administration entrainera automatiquement 33 heures d’enseignement en moins ; « avec 43 élèves en moins à la rentrée prochaine, 48 heures d’enseignement retirées, la baisse n’est pas disproportionnée » a jugé M. Petitjean qui a souligné que « votre structure coûte cher ». Un avis bien entendu non partagé par les professeurs qui redoutent une dégradation des conditions de travail avec des effectifs en enseignement général de plus en plus important, des conditions qui ne favorisent pas les apprentissages et la réussite des élèves.

 

 

« On peut s’attendre à d’autres fermetures dans les années à venir sur l’Académie »

 

Avant de quitter le Rectorat, les professeurs du lycée professionnel du bassin minier ont présenté leurs inquiétudes sur l’avenir en raison dudit « Contexte global de l’Académie » ; des inquiétudes non démenties par Mme Chazal qui a déclaré que « l’on peut s’attendre à d’autres fermetures dans les années à venir dans l’Académie ». Des craintes existent donc mais Mme Vayrou, la secrétaire adjointe a rebondi en relevant que « des ouvertures verront aussi le jour » dans le futur ; mais comme l’a affirmé Mme Chazal, « ces ouvertures ne compenseront pas les fermetures, le solde restera négatif ».

 

N.A

 

 

hai 010118

 

 

hai 0101181

 

 

 

 

 

 

 



Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.


» Se connecter / S'enregistrer




Un commentaire sur “MONTCEAU-BLANZY : La section Gestion-Administration du lycée Claudie Haigneré condamnée « ”

  1. razton71 dit :

    La municipalité de Blanzy est elle montée au créneau pour défendre le dossier?