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jeudi 8 octobre 2015 à 08:16

Mine de fluorine à Antully

Des risques sanitaires pour la CUCM



 

 

Ce mercredi matin, un rassemblement de cinq associations ont expliqué au cours d’une conférence de presse au Creusot, les enjeux de l’ouverture d’une mine de fluorine à Antully et l’invitation lancée à tous d’assister à leur première réunion publique, le mardi 13 octobre à 20 h salle Guynemer au Creusot.

 

 

 

Ce sont ainsi Autun Morvan Ecologie, représentée par Lucienne Haëse, CAPEN71 par Marie Bixel, Collectif Planoise sans mine représentée par Michelle Heras, Les amis du Mesvrin – AAPPMA représentée par Christian Roux et François Drozdowski et Creusot Montceau TerrEco représentée par Dominique Drouet et Patrice Notteghem, qui organisent ce qu’ils définissent en tant que première grosse réunion publique, mardi 13 octobre au Creusot.

 

 

Des risques sanitaires pour l’eau potable

 

 

Dans la présentation du contexte et des faits, le regroupement d’associations tient à préciser que son opposition au projet d’ouverture d’une mine à Antully n’est nullement une opposition de principe.

 

 

Elle s’appuie en revanche sur une crainte pour les ressources en eau de la CUCM.

 

 

D’après eux, « l’exploitation d’une mine de fluorine à proximité de réservoirs d’eau potable de la CUCM (et à terme de l’Autunois) ferait peser des graves menaces sur l’approvisionnement en eau et sur sa qualité. Elle s’accompagnerait de sérieux risques pour l’environnement (rivières, forêts…) et pour les riverains ».

 

 

Et d’ajouter concernant la soirée du 13 octobre : « Après une présentation argumentée des risques, il sera proposé une discussion entre les associations et les personnes présentes. Ces échanges permettront d’approfondir ce dossier extrêmement préoccupant, sur le plan sanitaire, mais également économique, environnemental et humain.

 

 

Cette information qui ne relève pas d’une hostilité de principe à un projet de mine, mais d’une position relative au contexte très spécifique de vulnérabilité de l’approvisionnement en eau potable, notamment, est absolument nécessaire pour que chacun, citoyen ou élu, sans se limiter aux arguments promotionnels avancés par l’entreprise, puisse appréhender l’ampleur de la menace ».

 

 

Des rencontres avec des élus

 

 

Ces associations ont déjà rencontré plusieurs élus de la CUCM, tels que David Marti ou André Billardon par exemple, mais aussi le Maire d’Autun. Evelyne Couillerot et Jean-Marc Hyppolyte ont déjà déclaré l’incompatibilité du projet et l’ont qualifié de déraisonnable. André Billardon lui-même a indiqué qu’il considérait le projet de mine comme incompatible avec l’existence de notre ressource en eau potable.

 

 

Quant à David Marti, il a mentionné «  La communauté urbaine n’acceptera pas que ses ressources en eau soient en danger. ».

 

 

Les démarches engagées par le Préfet et les services de l’Etat, en revanche, inquiètent les associations. Il n’existerait en effet pas de réel dossier transmis aux services par l’exploitant Garrot-Chaillac. Toutefois des discussions seraient bel et bien en cours avec le Préfet, d’après les associations.

 

 

Une étude piscicole aurait eu lieu cet été. Les associations ont interrogé le Préfet sur ce point. A ce jour, celui-ci ne leur aurait pas répondu.

 

 

Pour les représentants des associations, « on est dans le non-dit ».

 

 

Certes, il « est normal qu’ils travaillent. Il y a un an, l’entreprise a dit vouloir travailler en transparence. Dès lors qu’on a posé des questions précises, nous n’avons plus reçu d’informations de Garrot-Chaillac. Pourtant, l’enjeu est crucial, car il s’agit de la réouverture d’une première mine sur le territoire français » a déclaré Patrice Notteghem.

 

 

Le droit à l’information pour les citoyens

 

 

Selon les représentants des associations, les citoyens doivent pouvoir avoir des informations avant toute enquête publique.

Certes, ils reconnaissent pour certains l’importance de rapatrier certaines activités externalisées, mais pas à n’importe quel prix !

 

 

Avec le projet tel qu’il a été présenté aux associations, il semblerait que son implantation se trouve à 250 mètres de l’eau potable.

 

 

Plusieurs craintes des associations portent sur les risques liés à l’exploitation : risques techniques (fuites d’huile, carburants, produits divers), fragilisation des terrains par la nature de l’exploitation (explosion), incidents dans l’usine elle-même etc.

 

 

La fragilité du lac de la Sorme et la vulnérabilité de l’étang du Martinet

 

 

Les réserves en eau potable de la CUCM reposent globalement sur deux ressources en eau : le lac de la Sorme et l’étang du Martinet.

 

 

Les associations insistent sur la fragilité du lac de la Sorme, dont certaines mesures sont souvent limites et pourraient conduire à des fermetures temporaires des robinets.

 

 

Une usine de fluorine à côté de l’étang du Martinet rendrait vulnérable la deuxième ressource en eau de la CUCM, celle qui dessert le Nord de la CUCM et qui pourrait servir pour l’ensemble de la communauté en cas de défaillance du lac de la Sorme.

 

 

Pour rappel, ce sont près de 100 000 habitants qui résident dans la CUCM.

 

 

La réunion publique d’informations se tiendra le mardi 13 octobre à 20 h, Maison des associations Guynemer, 3 rue Guynemer, au Creusot.

 

 

Émilie Mondoloni

 

 

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Un commentaire sur “Mine de fluorine à Antully”

  1. loupblanc dit :

    faites une pétition en ligne pour recueillir un maximum d’adhérents suite à vos études en attendant celle de l’Etat ? la veille pour le lendemain comme d’habitude