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jeudi 6 juillet 2017 à 05:54

Environnement – Une nouvelle méthode « écologique » contre la chenille processionnaire testée à Saint-Vallier

Des billes de phéromone pour rester puceau



 

 

C’est un problème de santé publique. La chenille processionnaire est fortement urticante et dangereuse pour les riverains et les animaux et, à Saint-Vallier, la processionnaire du pin fait souvent parler d’elle. Or, la commune qui est à la pointe dans l’objectif du zéro phyto, a fait procéder à un test « écologique » pour contrôler la population des chenilles du pin ce mercredi 5 juillet aux Bois Francs. Une première en Bourgogne. Nice l’a testé notamment comme l’aéroport de Saint-Exupéry.

 

 

 


Il ressemble plus à joueur de paint-ball qu’à un technicien. Eric Filleau, armé de son lanceur de paint-ball est habilité à faire « mouche ». Un jeu d’enfant que de tirer des billes dans les arbres, ces pins qui se trouvent entre la salle Raymond Devos, la crèche, Le chalet des canailles et le groupe scolaire Henri Wallon et Jean Damichel. Autant dire que la zone choisie est sensible.

 

Eric Filleau, délégué régional de la société Nufarm, utilise donc le phéro-ball qui est une méthode de confusion sexuelle contre la processionnaire du pin. Le principe est simple, il consiste à saturer les récepteurs sexuels des papillons mâles en phéromone qui sont ainsi dans l’incapacité de localiser les femelles et donc de s’accoupler. Pour faire simple, ils restent puceaux. Une façon « propre » de réduire drastiquement la population des chenilles. « Aujourd’hui, rappelle Patrice Grosbois, directeur des services techniques à Saint-Vallier, on coupe les branches avec les nids avant d’y mettre le feu ». Avec le phéro-ball, plus besoin de prendre des risques inconsidérés.

 

Le maire, Alain Philibert, Danielle Lucien, adjointe chargée notamment du développement durable, Christian Delaforge, directeur général des services et Sylvie Machado de chez Natura’lis qui conseille depuis dix ans la commune dans la vente des produits phyto-sanitaires, suivent le test de cette méthode naturelle avec beaucoup d’intérêt.
Le papillon mâle, la tête dans le nuage de phéromone

 

« Avec ces tirs de billes, nous allons créer un nuage de phéromone dans les arbres et lorsque le papillon mâle va s’élever, il traversera le nuage et la confusion sexuelle lui évitera de s’accoupler » explique Eric Filleau. Ce papillon, thaumetopoea pityocampa, un lépidoptère de 30 à 40 mm de long a une durée de vie de 48h. Ils meurent donc puceaux.

 

La bille utilisée est biodégradable et ne comporte aucun risques pour l’homme ni les animaux en dehors du papillon en question. Elle a été mise au point par la société M2i. Une bille coûte 6€ et ce mercredi matin, une quinzaine de pins a été traitée avec en moyenne une à deux billes par arbre. Si le test s’avère concluant, Saint-Vallier pourrait bien adopter ce nouveau procédé dès l’an prochain. On ne verrait plus les chenilles déambuler en procession.

 

Jean Bernard

 

 

 

 

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