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jeudi 2 juillet 2015 à 07:07

Épinac, Sully et Saint-Léger-du-Bois

Exercice d'évacuation de la population à proximité du barrage « Pont du Roi »



 

« Depuis 15 jours, une pluviométrie exceptionnelle touche le département de Saône-et-Loire. Le barrage « Pont du Roi » est plein et déverse fortement. De plus, une dégradation préoccupante de l’ouvrage est constatée.

 

 

Suite à ces données alarmantes, le préfet de Saône-et-Loire active le centre opérationnel départemental (COD) à la préfecture réunissant les acteurs concernés et un poste de commandement opérationnel (PCO) est mis en place sur le terrain, sous l’autorité de la sous-préfète d’Autun, Madame Dabrigeon. Il demande à l’exploitant de déclencher les sirènes pour évacuer la population en zone de proximité immédiate des communes d’Épinac, Sully et Saint-Léger-du-Bois.

 

 

 

Le dispositif ORSEC (organisation de la réponse de sécurité civile) est mis en œuvre.

 

Le réseau de téléphonie mobile est défaillant, l’association départementale des radioamateurs au service de la sécurité civile (ADRASEC) doit établir les communications entre le COD et PCO. »

 

Ceci est le scénario éprouvé aujourd’hui sur les trois communes concernées par une possible dégradation du barrage « Pont du Roi ».

 

Ce mercredi après-midi, à partir de 17h, on pouvait donc entendre retentir les sirènes dans les rues d’Épinac, accompagnées d’un message. Parallèlement une cellule de crise avait été mise en place à la mairie d’Épinac, comprenant Madame la Sous-préfète, Monsieur le Maire d’Épinac, les pompiers, les gendarmes et la sécurité civile notamment.

 

Une brochure dans les boîtes aux lettres

 

Quelques jours plus tôt, une brochure « guide de sécurité barrage Pont du Roi » avait été distribuée dans les boîtes aux lettres des personnes résidant dans une zone d’immersion éventuelle.

 

En tout, ce sont six communes qui pourraient être touchées par l’onde de submersion, si un tel accident avait lieu : Auxy, Épinac, Morlet, Saint-Léger-du-Bois, Tintry et Sully.

 

Pour cette raison, le Conseil départemental de Saône-et-Loire a installé sept sirènes d’alerte dans la zone des dix kilomètres située à l’aval du barrage.

Le barrage du Pont du Roi appartient au département de Saône-et-Loire. Il assure la gestion et l’entretien de cette importante retenue de 4 millions de mètres cube pour l’alimentation en eau potable de l’Autunois. En application du principe de précaution, des consignes de surveillance, d’alerte et de sécurité des populations ont été prévues dans le plan ORSEC et dans les plans communaux de sauvegarde des six communes concernées. Ces dispositifs sont publics et peuvent être consultés en mairie.

 

Un PCO à la mairie d’Épinac

 

Ainsi, ce mercredi après-midi, Madame la Sous-préfète avait la responsabilité du PCO, à la mairie d’Épinac. Et suivant le plan d’urgence, l’objectif prioritaire était de permettre l’évacuation des personnes concernées directement par l’onde de submersion. Au-delà des points répertoriés, le PCO prévoyait de survoler en hélicoptère les abords pour déceler tout camping sauvage ou des randonneurs. Dans la réalité, l’hélicoptère est resté à Dijon. On a tout de même pu apprendre que l’engin pourrait atteindre Épinac en 15 minutes.

 

Cet exercice a permis de montrer les défaillances actuelles dans l’organisation du plan : ainsi les personnes vulnérables (plus de 75 ans, à mobilité réduite, ou sous assistance respiratoire) ont certes été répertoriées, mais pas précisément sur les zones potentiellement touchées par l’incident. Copie à revoir.

Comme le déclarait Madame la sous-préfète : « les exercices sont faits pour cela ».

 

Toujours dans le cas de ce péril imminent, il a fallu prévenir la SNCF, car la voie TGV pourrait être touchée en cas d’incident sur le barrage Pont du Roi. Et de même avec EDF, qui possède des transformateurs sur les zones concernées.

Ajoutons à cela la nécessité de faire un point sur tous les équipements phytosanitaires (cuve de fioul, gaz, engrais) et nous commencions à comprendre toute l’envergure de la démarche.

 

Comme l’indiquait également l’un des responsables des secouristes : « il faudra renforcer les centre de secours d’Autun et d’Épinac, car le travail sera surtout après le passage de la vague ».

 

Les points de rassemblement des communes ont été rappelés.

 

Dans le plan, il est également envisagé, si le temps le permet, d’évacuer les œuvres d’art et les animaux, tels que les troupeaux de bovins par exemple.

 

Mais les secouristes ont insisté : la priorité est la protection des personnes, car le scénario envisage une rupture du barrage entre 24h et 48h. Autant dire qu’il faut faire vite et être bien coordonnés !

 

Tel était donc l’exercice du jour, qui a réquisitionné 15 pompiers (contre une cinquantaine dans la réalité) et neuf gendarmes.

 

Cet exercice devrait permettre d’améliorer la sécurité de la population et des équipements sur ce territoire, par la correction des défaillances de ce jour.

 

Émilie Mondoloni

 

 

 

 

 

 

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