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samedi 16 janvier 2016 à 06:50

Tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône

... prison ferme et mandat d’arrêt pour un prévenu... absent !



 

A l’audience du 15 janvier 2016, les juges chalonnais avaient une affaire de 2012 à juger mais personne n’était sur le banc des prévenus. Pourtant…

 

… un an de prison ferme et un mandat d’arrêt délivré pour l’un des responsables des dégâts à Torcy et Montceau, à la ZUP du Plessis, en septembre 2012.

 

L’homme de 26 ans ne s’est pas déplacé jusqu’au palais de justice. A. D., un natif du Creusot, poursuivi pour des faits de complicité de destruction et dégradation intervenus le 8 septembre 2012 à Torcy et Montceau-les-Mines a déjà été incarcéré pour ces faits, puis placé sous contrôle judiciaire.

 

 

Une soirée agitée à la ZUP du Plessis, ce 8 septembre 2012. Une dizaine de véhicules brûlés, la façade des bâtiments de l’OPAC endommagée par des incendies provoqués par des cocktails Molotov, des habitants excédés et des forces de l’ordre prises à partie par les locataires. Voilà ce que déclenche parfois la rivalité entre « bandes » du Creusot et de Montceau-les-Mines.

 

Sur place, les enquêteurs mettent la main sur des cocktails Molotov artisanaux, dont certains n’ont pas explosé, un briquet et un pack de bière. Les analyses ADN de ce matériel en partie calciné « matchent » avec celui d’un jeune Creusotin. L’expédition punitive des gars du Creusot dans ce quartier montcellien a visiblement été décidée après qu’A. D., le prévenu, ait subi des violences dans une boîte de nuit de Montceau le soir-même. Pendant sa garde à vue et après, s’il reconnaît avoir été victime de violences au night-club, il n’a jamais voulu donner le nom des jeunes, partis le « venger ». Il a expliqué alors avoir croisé ce groupe excité et leur a fourni – « traces papillaires » à l’appui – du papier absorbant, des canettes et les a aidés à fabriquer les cocktails Molotov. Fortement alcoolisé cette nuit-là, il a toujours nié être allé sur place participer aux violences. Un fait qui n’a jamais pu être confirmé, tant l’emploi du temps d’A. D. a subi des variations au fil de l’enquête et de ses multiples déclarations.

 

Le jeune homme a trois mentions à son casier judiciaire (agression sexuelle, recel et escroquerie). Il a été incarcéré une semaine après cette nuit agitée et a passé trois mois en prison de septembre à décembre 2012, date à laquelle il a été placé sous contrôle judiciaire.

 

 

Il aurait ensuite déménagé dans le sud de la France, sans être capable de conserver un emploi très longtemps et surtout, sans être honnête avec les personnes qui assuraient là-bas son contrôle judiciaire, sans transparence pour son lieu de résidence et les postes occupés. Actuellement, personne ne sait où il habite.

 

 

A l’audience de ce vendredi 15 janvier, le prévenu n’était représenté par aucun avocat. Personne ne l’a encore localisé et personne ne sait aujourd’hui où il habite. C’est pourquoi le tribunal, en le condamnant à une année de prison ferme pour « complicité de dégradation et de destruction de biens d’autrui par un moyen dangereux » a assorti cette peine d’un mandat d’arrêt.

 

Pour mémoire : 

 

http://montceau-news.com/faits_divers/92427-dans-la-nuit-de-samedi-a-dimanche-a-montceau-les-mines.html

 

 

Photo d’archives

 

 

 

 

 

 



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Un commentaire sur “Tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône”

  1. loupblanc dit :

    en tant qu’absent j’aurais doublé la peine et un an de prison pour 10 voitures brûlées et vu son cursus .
    quand on voit qu’une chemise de DRH déchirée vaut 9 mois , adoptez ce ratio pénal………..