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mercredi 15 mars 2017 à 18:54

Communauté urbaine Creusot-Montceau…

Propos liminaires de David Marti, président



« Mon propos introductif est en grande partie consacré à l’enseignement supérieur car l’actualité, vous le verrez, est riche dans ce domaine si essentiel pour le développement.

 

 

Mais, bien entendu, il n’est pas le seul et il en est un autre qui est tout aussi stratégique et aussi d’actualité : je fais référence, vous l’aurez sans doute compris, à la VFCEA, dont le débat public s’est clôturé hier soir ici au Creusot. Je tiens à remercier une nouvelle fois les membres de la Commission particulière pour la qualité de l’organisation de ce débat. Ces échanges ont été riches et constructifs. Je crois même qu’ils nous ont permis à tous de comprendre la globalité du projet et d’avancer pas à pas dans notre réflexion. Mais, surtout, ce débat a permis la prise en compte de tous les avis, quels qu’ils soient, et mis en exergue divers positionnements.

 

La communauté urbaine, même si elle soutient la globalité du projet, a opté en faveur d’un positionnement concret et pragmatique pour l’intérêt général. Par la représentation forte de ses élus lors des différentes réunions, elle a plaidé largement en faveur de la faisabilité d’une gare passante TER/TGV à Coriolis, ceci en se basant sur une étude technique qu’elle a fait réaliser avec l’appui de la Région. La démonstration de la pertinence de cette hypothèse au profit des habitants, non seulement du territoire mais aussi du département, voire d’une partie de la Région a largement été faite.

 

Je voudrais d’ailleurs à cet instant remercier les représentants du Grand Chalon et du Grand Dijon, qui avec nous, dans le cadre de l’Arc urbain, ont démontré tout l’intérêt que représenterait la création de cette gare passante.

 

 

Le débat public étant clos, il reste maintenant au maître d’ouvrage, c’est-à-dire SNCF Réseau, à prendre sa décision, qui devrait être rendue en août.

S’agissant maintenant de l’enseignement supérieur et de la recherche, nous avions évoqué, lors du précédent conseil, la réflexion engagée par l’Université sur la remise en question de la filière AES en raison de fortes contraintes budgétaires et je vous avais dit alors que la communauté avait fait valoir des arguments et des propositions pour le maintien de cette formation.

 

Après de nombreuses discussions avec le président de l’Université mais aussi avec le doyen de la faculté de droit, notre position a finalement été entendue, à savoir conforter et développer en parallèle des formations d’excellence reconnues au niveau international et d’autres destinées à la démocratisation de l’enseignement supérieur, comme peut l’être AES.

 

La communauté a toujours placé l’enseignement supérieur au centre de ses priorités et a réalisé beaucoup d’investissements dans ce domaine, les derniers exemples en date étant la construction du restaurant universitaire sur le site du campus et de l’internat d’excellence au lycée Henri Parriat à Montceau. Sans la communauté, ces investissements n’auraient jamais vu le jour. Et c’est bien avec cette volonté de rendre accessible à tous l’enseignement supérieur qu’elle les a réalisés. Les étudiants de la classe préparatoire aux grandes écoles dont nous sommes si fiers ont, grâce à cet internat, des conditions optimales d’études et d’hébergement pour leur permettre d’accéder à des diplômes qui, jusque-là, leur semblaient inaccessibles.

 

Alors, dans cette même logique, quand la filière AES a été menacée de fermeture, la communauté urbaine n’a pas hésité à faire des propositions, y compris de prendre en charge les coûts de cette formation. Pour preuve, sur les 353 étudiants inscrits en première année sur les six dernières années, 244 sont issus de notre territoire, dont 160 pour le bassin du Creusot et 84 pour celui de Montceau. La convention que nous passerons avec l’Université au prochain conseil, une fois signée, assurera ainsi une présence de la formation AES sur le campus au moins jusqu’en 2022. Cet acte fort sera de nature à rassurer les jeunes de notre territoire et leur famille.

 

 

Toujours dans cette optique d’accès optimisé à des formations, la communauté, sur proposition de la Région, en partenariat avec l’IUT du Creusot et la société Webforce 3, s’est portée candidate pour l’appel à projet de la Grande Ecole du Numérique, qui permet notamment à des jeunes issus des quartiers prioritaires d’accéder à des sessions de formation aux métiers du numérique. Une première session débutera à la fin du mois de mars, avec aussi l’objectif d’ouvrir ces formations à des salariés d’entreprises pour répondre aux besoins en compétences numériques. De plus amples explications nous seront données tout à l’heure par Jérémy Pinto. Concrètement, le numérique sur le campus sera, à moyen terme, non seulement à destination des étudiants mais aussi des habitants des quartiers classés prioritaires et des salariés.

 

 

S’agissant à présent de la recherche appliquée, quelques mots sur la création de l’association Excalibure, qui a eu lieu le 20 février dernier. Excalibure est axé sur la filière de la métallurgie des poudres avec le projet de création d’un centre d’excellence et d’une plateforme industrielle mutualisée pour la fabrication de pièces plus résistantes dans les domaines de l’aéronautique, du nucléaire ou encore de la défense.

 

Ce projet de l’ordre de 10 millions d’euros, dont 7 millions pour l’équipement, ne pourrait être uniquement supporté par les entreprises qui travaillent dans ces domaines. C’est la raison pour laquelle, une fois encore, comme dans le cadre du Mecateamcluster, un partenariat public-privé, à travers la constitution de cette association, a été mis en place pour le dépôt du dossier dans le cadre des Investissements industriels d’avenir. Les trois membres fondateurs sont l’Université, le PNB et la communauté urbaine au travers de son agence de développement Ecosphère.

 

 

Toujours dans ce domaine, les cinq projets de campus des métiers et des qualifications qui avaient été déposés par le Rectorat et la Région viennent d’obtenir leur labellisation. Ces Campus visent à soutenir par la formation, les politiques territoriales de développement économique et social. Plus globalement, ils associent en un même lieu et en réseau les acteurs de la formation professionnelle autour d’une filière économique.

 

Sollicité dès juillet pour qu’une structure sur la communauté urbaine soit tête de réseau, c’est l’IUT du Creusot qui aura finalement la mission d’animer ce dispositif lié aux industries technologiques innovantes.

 

 

Avec ces actions et dispositifs que je viens d’énumérer, démonstration est faite une nouvelle fois que l’enseignement supérieur et la recherche s’inscrivent bien dans les priorités de notre mandat. Là aussi, je tiens à remercier tous les acteurs, élus, services et partenaires qui œuvrent au quotidien à son développement sur le territoire communautaire.

 

 

Dernier point sur lequel je veux dire quelques mots : le pont de l’avenue François Mitterrand, dont un projet de délibération va vous être présenté par la vice-présidente Evelyne Couillerot. La communauté a fait le choix, en partenariat avec la Ville du Creusot, de transformer ce projet de construction d’un nouveau pont en un véritable espace public destiné à être le prolongement du cœur de ville, un véritable lieu de vie donnant un accès privilégié aux quais de gare et préfigurant pour l’avenir la liaison avec la rue Foch. Ce nouvel aménagement sera, à n’en pas douter, une valeur ajoutée pour les habitants du bassin de vie en associant à la fois esthétique, modernité et fonctionnalité. »

 

 

David Marti, président

 

 

 

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