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vendredi 8 mars 2019 à 09:38

Conseil de communauté

Elargissement du dispositif Bimby à 7 nouvelles communes



 




 

Suite au succès rencontré par l’expérimentation menée au Creusot et à Saint-Vallier, le dispositif Bimby, s’étend à 7 nouvelles communes du territoire communautaire : Blanzy, Le Breuil, Génelard, Montceau, Montchanin, Sanvignes et Torcy.

 

L’expérimentation du dispositif Bimby menée de juillet 2016 à décembre 2018 a rencontré un vif succès, en dépassant les objectifs fixés.

 

La démarche, permettant de créer de nouveaux logements sans étalement urbain, est, par conséquent, renouvelée sur les communes du Creusot et de Saint-Vallier et étendue à Montceau, deuxième ville-centre de la communauté urbaine, et aux six autres communes classées « pôles relais » à côté de Saint-Vallier dans l’armature urbaine communautaire définie dans son PLUI, à savoir les communes de Blanzy, Le Breuil, Génelard, Montchanin, Sanvignes et Torcy. Au total, ces neuf communes rassemblent les trois quarts des habitants du territoire.

 

 

Le programme d’action se déroulera en deux étapes sur une durée de trois ans, avec l’objectif d’atteindre la réalisation effective de 300 logements « Bimby » :

 

Une première étape d’avril 2019 à fin septembre 2019 : elle comprend l’impulsion de la démarche à l’échelle des deux villes-centres et des sept pôles relais et le lancement des premiers entretiens « Bimby ».

 

Une deuxième étape d’avril 2019 à fin mars 2022 : elle comprend le recrutement de nouveaux porteurs de projets et l’accompagnement des ménages volontaires pour atteindre l’objectif, ainsi que l’animation du réseau des professionnels.

 

 

Le budget consacré à l’élargissement du dispositif Bimby est de plus de 1,27 million d’euros. Les coûts seront partagés : 15% à la charge d’in Vivo et 85% à la charge de la collectivité. En outre, la communauté urbaine pourra bénéficier d’une subvention de 400 000 € de la Région Bourgogne-Franche-Comté au titre du Contrat métropolitain 2018-2020.

 

 

Rappel

 

Le concept « Bimby » (« Build In My Backyard » (Bimby) ou « Construire dans mon jardin ») désigne toute action ou démarche qui vise à favoriser la création de logements sans étalement urbain, sur des parcelles déjà bâties, sans démolition des habitations existantes, à l’initiative de l’habitant.

 

Exemples de projets :

 

la cession d’une parcelle de terrain aux enfants du/des propriétaire(s) ou à un tiers pour mener un projet immobilier, la construction d’un logement sur la parcelle du/des propriétaire(s) pour le mettre en location et ainsi générer des revenus complémentaires…

 

 

Deux secteurs test dans un premier temps

 

La communauté urbaine a missionné le laboratoire In Vivo pour engager une démarche Bimby à titre expérimental.

 

Menée de juillet 2016 à décembre 2018, cette démarche s’est déroulée sur deux secteurs aux tissus urbains spécifiques :

 

l’un situé dans une partie moyennement dense au Creusot (plus de 5 000 foyers potentiellement concernés)

 

l’autre situé dans une partie plus lâche à Saint-Vallier (plus de 3 000 foyers potentiellement concernés).

 

Accompagnement : les propriétaires intéressés par la démarche ont pu rencontrer gratuitement, pendant 1h, un architecte afin d’étudier leur projet. C’est ainsi que, de décembre 2016 à décembre 2018, 373 projets ont été élaborés pour un objectif initial de 300, soit 120% de l’objectif.

 

 

220 projets ont démarré leur mise en œuvre, soit 110% de l’objectif initial de 200 et 81 étaient achevés au 31 décembre 2018, soit 100% de l’objectif initial de 80 réalisations.

 

 

Ces 81 offres Bimby créées, 39 au Creusot et 42 à Saint-Vallier, se déclinent comme suit :

 

37 projets de création de lots à bâtir, dont 9 au Creusot et 28 à Saint-Vallier,

 

13 projets de construction neuve, dont 5 au Creusot et 8 à Saint-Vallier,

 

7 projets de résorption de la vacance au Creusot,

 

24 projets de transformation exemplaire de l’existant, dont 18 au Creusot et 6 à Saint-Vallier.

 

 

 

Charles Landre

 

Les résultats que vous nous donnez aujourd’hui nous donne raison par rapport à ce que nous disions à l’époque. Il y a très peu de projets arrivés à terme, sans qu’on sache dans le détail. Vous aviez consacré une première enveloppe de 120 000 € pour ces tranches de la CUCM. ET cette fois-ci vous proposez une enveloppe de 900 000 € et 1200 000 €.

Effectivement il ne s’agit pas d’un laboratoire de recherche. Un laboratoire de recherche, nous avions du mal à le trouver. C’est une entreprise qui porte un concept qui coûte extrêmement cher pour des résultats modestes. Nous aurions pu le porter nous-même via le service d’urbanisme ou l’agence d’urbanisme sud bourgogne que nous finançons par ailleurs.

J’ai beau cherché. Nous n’avons pas trouvé de bilan clair concernant cette idée de ville partagée. Son site internet ne fait aucun état de sa méthodologie. Cette façon de faire est tellement remise en question que les Echos écrivait en décembre 2018, que ce type de démarche ne rencontre pas le succès escompté 10 ans après son lancement.

Nous réitérons nos vives réserves. Si la CUCM porte la compétence enseignement et recherche, pourquoi ne pas passer une convention avec un master urbanisme dont les étudiants se feront le plaisir d’étudier les terrains ?

 

Après deux ans de travail, vous nous demandez d’élaborer, éventuellement de valider des méthodologies nouvelles. C’est très cher payé pour le territoire. Nous ne voterons pas cette délibération.Nous réitérons la réflexion que nous avions présentée la dernière fois.

Une dernière remarque : je ne suis pas sûr que cela participe de l’économie publique et de la clarté des décisions publiques en faisant appel à des structures privées sans qu’on sache bien quelles sont les missions des uns et des autres.

 

Frédérique Lemoine

Je persiste à dire que cette opération est un succès. 81 projets aboutis, c’est quelques chose de significatif. Et d’autres ne sont pas encore aboutis, mais ils sont dans les tuyaux. Concernant cette entreprise, je vous invite à aller les rencontrer au cours des réunions afin que vous sachiez quil ils sont et leurs démarches. Vous posez la question de vous passer de leur service. Je ne le pense pas. Chaque ménage qui le demande a une heure avec un architecte et je suis heureuse qu’on puisse le faire.

 

  1. Alain Philibert

J’invite Mr Landre à venir à St Vallier. Venez voir ce qu’il se passe. Venez rencontrer les habitants. J’ai rencontré le laboratoire In Vivo plusieurs fois. Et je peux vous dire toute la satisfaction des gens. Et c’était un essai au départ. Pour moi c’est une grande satisfaction surtout pour les habitants. C’était un travail remarquable. Ce sont des professionnels.

 

Lionel Duparay

La remarque initiale que nous avons faite est que nous avons des structures. Avec ce même budget, d’autres structures ne peuvent-elles pas le faire ? Faire des réunions publiques, aller voir des gens ?

Le CAUE ou l’agence d’urbanisme ne peuvent-ils pas le faire ?

In Vivo c’est une seule page sur internet.  Nous avons des structures pour nous accompagner. Nous ne leur avons même pas demandé leur avis. Quand vous parlez de 80 projets. Oui c’est assez conséquent. Mais combien y-a-t-il de construction neuve sans Bimby ? Combien de projets sont-ils vraiment sortis de terre ? C’est relatif.

 

David Marti

Je trouve que l’approche que vous en avez est très caricaturale du travail qui a été réalisé. Dans les éléments de langage que j’ai employé, je n’ai jamais caché que In Vivo est une start-up. Après ce n’est pas interdit d’être un laboratoire et de faire de la recherche. C’est bien sur 3 ans : 300 000 € par an. Pas seulement sur de la construction, là où le foncier est disponible et où nous avions des difficultés pour le libérer, là où nos structures échouaient.

 

A chaque fois qu’on amène un projet porté par une entreprise qui connaît bien le sujet, je pense que nos services sont déjà assez saturés de travail. Sortez de la bulle internet. Allez rencontrer les gens. Ils vous répondront comme ils l’ont fait face aux professionnels de l’immobilier. Quant aux résultats, c’était une opération expérimentale car nous avons voulu être prudents au départ. On peut toujours dire plus plus plus, mais les résultats sont là. On a atteint le objectifs de cette opération expérimentale. Nous avons été contacté par M6 pour une émission d’investigation et qui ont trouvé cela intéressant. Ils ont contacté In Vivo, ils ont regardé les résultats.

Deux éléments supplémentaires : au-delà du coût, c’est subventionné par la Région et l’Europe. J’accepte qu’on puisse dire qu’on aurait pu espérer mieux.

La Ville de Montceau est concernée. Moi je ne veux pas forcer qui que ce soit. Donc si vous pensez que ce n’est viable, on peut enlever Montceau. On laisse Montceau dans l’opération Bimby ou on l’enlève ?

Pas de réponse ? Il se trouve que des personnes qui vont voter contre, il y a des élus de Montceau.

 

Lionel Duparay

Oui Bimby en partenariat avec CAUE et l’agence d’urbanisme.

 

David Marti

La convention n’est pas signée le CAUE et l’agence d’urbanisme. Le CAUE apporte un réel service aux communes rurales qui en besoin. C’est sot on est contre le Bimby… Si vous ne voulez pas apporter de réponses, on va continuer à développer Bimby dans les communes inscrites. Je vais donc être pragmatique.

 

2 abstentions

12 contres

 

 

ccm 0703194

 

 

 




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 






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