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mercredi 10 juin 2015 à 07:09

Agence d’Urbanisme Sud Bourgogne de Saône-et-Loire…

Habiter, séjourner, circuler



 

 

 

… habiter, séjourner, circuler :

 

les enjeux majeurs de l’attractivité !

 

 

 

Ce mardi soir, l’auditorium des Ateliers du Jour de Montceau-les-Mines a accueilli une conférence animée par Cédric Ansart, paysagiste-urbaniste.

Organisée conjointement par l’Agence d’urbanisme sud Bourgogne et par la Maison de l’architecture, la conférence était inscrite dans un cycle de conférences portant sur les leviers de l’attractivité.

 

 

Au cours de la conférence, il était question de traiter le cas de la redynamisation des traversées des communes à travers la présentation de trois petites communes.

 

Devant une quarantaine de personnes assidues, Cédric Ansart a débuté sa présentation en resituant sa place et les contextes de l’étude actuellement en cours. En effet, depuis plus de dix ans, Cédric Ansart travaille au sein du ministère de l’écologie. Actuellement il y assure le poste de chargé d’études espaces publics et paysage au sein du Centre d’Études et d’expertise sur les Risques, l’Environnement, la mobilité et l’aménagement (CEREMA).

 

 

Requalifier les traverses d’agglomération

 

 

A travers le cas de trois traverses de communes (Beauregard dans le Lot, Étoile-sur-Rhône dans la Drôme et Cruseilles en Haute-Savoie), le conférencier a présenté les premiers résultats issus d’une étude pluridisciplinaire.

L’un des objectifs de l’étude est, selon l’intervenant, de montrer que « l’on peut requalifier les traverses d’agglomérations qui offrent des qualités d’usages pour tous. Ce n’est pas seulement un lieu de passage » .

 

Et d’ajouter : « cela peut participer à la qualité de vie des usagers ».

 

Les trois villes présentées ce mardi soir comptent entre 200 et 5000 habitants. Et la circulation de véhicules est comprise entre 200 véhicules par jour (pour Beauregard) à 17000 véhicules par jour (pour Cruseilles).

 

Cette étude a été lancée en 2013, avec la contribution de plusieurs membres du CEREMA, mais également des bureaux d’études privés, à savoir Atelier UO (paysagiste-urbaniste), Scodellari architecte et Bazar Urbain au sein duquel Marie-Christine Couic, sociologue urbaniste, a particulièrement participé.

 

Si Cédric Ansart a choisi ce mardi soir de présenter les résultats de trois villes, l’étude en cours comprend davantage de villes, qui ont toutes en commun d’être de petite taille.

 

 

C’est même la particularité du sujet de cette étude : s’intéresser à la redynamisation des petites communes.

 

 

Des voies centrales qui divisent les bourgs

 

 

L’étude s’intéresse donc aux voies centrales qui aujourd’hui divisent des bourgs, des villes en deux parties. Il s’agit bien de réfléchir à la qualité de vie : il y a des piétons, des riverains.

 

 

« Au départ, on a une voie qui a structuré le bourg, puis c’est une coupure. L’enjeu est de passer de la coupure à la couture » déclarait le conférencier.

 

Cédric Ansart rappelait également que les voies s’inscrivent dans une histoire, celle de la commune et dans des usages, ceux des habitants.

 

A Beauregard dans le Lot, le travail sur la traverse s’est appuyée sur une démarche volontariste pour valoriser la commune.

 

Que ce soit pour Beauregard ou d’autres petites communes, plusieurs questions se posent avant toute reconfiguration : En quoi une traverse d’agglomération peut-elle apporter un gain à une agglomération ? Comment s’inscrit-on dans une identité locale ? Comment rend-on accessible ? Y-a-t-il des qualités d’usage ? Comment se les approprie-t-on ?

 

Le conférencier a ainsi présenté les projets mis en œuvre dans ces trois communes aux particularités singulières : l’une s’appuyant sur une structure de bastide et se situant sur un plateau, une autre se situant à 10 km de Valence et dont l’enjeu était non seulement la dynamisation de la ville mais aussi la structuration de liens entre des équipements construits les uns après les autres. Enfin la troisième commune, Cruseilles, se situe en Haute-Savoie au Nord d’Annecy et au Sud de Genève, sur un axe routier très emprunté et dans une région très dynamique.

 

Ainsi pour les premiers, il s’agissait de valoriser le patrimoine local et le caractère rural du village, tout en limitant la vitesse des véhicules dans le village.

 

 

Pour les seconds, il s’agissait par exemple de retisser du lien et d’aménager une entrée de ville avec de nouveaux équipements et des logements sociaux.

 

Les premiers résultats de l’étude présentés ce mardi soir ont permis de montrer les rôles multiples de l’aménagement urbain : lien social, sécurité sociale, valorisation du patrimoine, dynamisation de quartiers, réappropriation par les habitants, rendre vivant etc.

 

La présentation a été suivie d’un débat avec une salle intéressée.

 

La prochaine conférence du cycle de débats et de conférences portera sur les politiques des traces numériques dans les villes intelligentes et se tiendra le 22 juin au C2 à Torcy. Elle sera animée par Dominique Boullier, Professeur à Sciences Po Paris.

 

Émilie Mondoloni

 

 

 

 

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