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vendredi 19 juin 2015 Ă  07:39

Montceau-les-Mines

Commémoration très digue de l’Appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle



 

C’est à une commémoration très digue de l’Appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle qui s’est déroulée ce jeudi soir au pied de la Stèle du Monument aux Fusillés.

 

 

Une nombreuse assistance était présente autour des personnalités, autour de Madame le Maire, Marie Claude Jarrot, d’une forte délégation d’élus municipaux, du Commissaire de Police, Philippe Dussaix. Etaient également présents des représentants des Associations mémorielles et d’Anciens Combattants, la Police Municipale, les Pompiers, les Porte – Drapeaux.

 

 

C’est Gilbert Clément, Président du Comité de Liaison qui réglait la cérémonie. Après avoir fait l’Historique de l’Appel et rendu Hommage aux Compagnons et aux Résistants, il laissa la parole aux Orateurs :

 

 

– GĂ©rard Gronfier, Maire Adjoint ChargĂ© des Anciens Combattants fit lecture du message de Jean Marc Todeschini, SecrĂ©taire d’Etat chargĂ© des Anciens Combattants et de la MĂ©moire :

 

 

« Le 18 juin 1940, depuis Londres, le gĂ©nĂ©ral de Gaulle appelait les Français Ă  refuser la dĂ©faite et Ă  poursuivre la guerre par tous les moyens disponibles, partout dans le monde. Refusant l’abaissement de la France, il dĂ©clarait : « Quoi qu’il arrive, la flamme de la RĂ©sistance ne doit pas s’Ă©teindre et ne s’Ă©teindra pas ».

 

En cette journĂ©e nationale qui marque le 75e anniversaire de l’appel historique du 18 juin 1940 et le 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous rendons hommage au chef de la France Libre et Ă  tous ceux qui l’ont rejoint pour dĂ©fendre une certaine idĂ©e de la France et de la LibertĂ©.

 

 

La Nation française rend hommage à ce précurseur, illustre visionnaire, que fut le général de Gaulle.

 

PrĂ©curseur par les conceptions de stratĂ©gie militaire liĂ©es Ă  l’emploi des blindĂ©s qu’il dĂ©veloppa largement entre les deux guerres mondiales, qui lui valurent d’ĂŞtre nommĂ© le 11 mai 1940 Ă  la tĂŞte de la 4e division cuirassĂ©e de rĂ©serve ; puis d’ĂŞtre appelĂ© le 6 juin suivant, au poste ministĂ©riel de sous-secrĂ©taire d’Ă©tat Ă  la guerre et Ă  la dĂ©fense nationale.

 

Illustre lorsqu’il appela les Français Ă  poursuivre la lutte, crĂ©ant la France Libre puis la France combattante et unissant ainsi autour de lui tous ceux, en France mĂ©tropolitaine comme hors de l’hexagone, qui voulaient rendre Ă  la France sa LibertĂ©.

 

Visionnaire enfin en permettant à la France, après cinq années d’occupation et de combats, de siéger à la table des vainqueurs, retrouvant ainsi sa place pleine et entière dans le concert des nations.

 

La Nation française ne peut commĂ©morer ce 18 juin sans rendre hommage Ă©galement Ă  toutes celles et tous ceux qui, refusant la facilitĂ© et l’avilissement, rĂ©pondirent Ă  l’appel et prirent les armes contre l’ennemi, qu’ils aient choisi de servir au sein des Forces Françaises Libres ou qu’ils aient prĂ©fĂ©rĂ© s’engager dans la voie de la RĂ©sistance.

 

Les Français Libres venant de France, d’Afrique et d’ailleurs, lĂ©gionnaires, tirailleurs, marsouins, marins et aviateurs, constituèrent une admirable cohorte de volontaires ayant en commun la croix de Lorraine.

 

Les RĂ©sistants de l’intĂ©rieur, de toutes convictions, de toutes conditions, choisirent de mener le combat sur le territoire national au sein des rĂ©seaux, des mouvements et des maquis.

 

Toutes ces femmes et tous ces hommes ont honoré la promesse du général de Gaulle. Celle du 18 juin 1940 de ne jamais éteindre la flamme de la Résistance. C’est à la lueur de cette flamme que nous devons, 75 ans après, continuer d’écrire l’histoire de notre pays, celle d’un pays libre et fraternel, celle d’une Nation profondément attachée à ses valeurs républicaines. »

 

Gérard Gronfier lut aussi l’Appel prononcé par le Général du Gaulle le 18 juin 1940 :

 

Texte de l’appel du 18 juin

 

 

« Les chefs qui, depuis de nombreuses annĂ©es, sont Ă  la tĂŞte des armĂ©es françaises, ont formĂ© un gouvernement.
Ce gouvernement, allĂ©guant la dĂ©faite de nos armĂ©es, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons Ă©tĂ©, nous sommes, submergĂ©s par la force mĂ©canique, terrestre et aĂ©rienne, de l’ennemi.

 

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener lĂ  oĂą ils en sont aujourd’hui.

 

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espĂ©rance doit-elle disparaĂ®tre ? La dĂ©faite est-elle dĂ©finitive ? Non !

 

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mĂŞmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

 

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.

 

Cette guerre n’est pas limitĂ©e au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchĂ©e par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empĂŞchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nĂ©cessaires pour Ă©craser un jour nos ennemis. FoudroyĂ©s aujourd’hui par la force mĂ©canique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mĂ©canique supĂ©rieure. Le destin du monde est lĂ .

 

Moi, GĂ©nĂ©ral de Gaulle, actuellement Ă  Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient Ă  s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingĂ©nieurs et les ouvriers spĂ©cialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient Ă  s’y trouver, Ă  se mettre en rapport avec moi.

 

Quoi qu’il arrive, la flamme de la rĂ©sistance française ne doit pas s’Ă©teindre et ne s’Ă©teindra pas.

 

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai Ă  la Radio de Londres.

 

 

– Ce fut ensuite Eric Dubreuil, Conseiller DĂ©partemental qui monta Ă  la tribune :

 

Il prononça un long discours très fort, très solennel sur l’Histoire de cette guerre 39-45, d’abord perdue par les Armes, puis ensuite enlisĂ©e dans l’occupation et la collaboration avec l’occupant Nazi. Il rendit un vibrant hommage au GĂ©nĂ©ral de Gaulle qui, pas connu Ă  l’époque, se leva pour appeler Ă  l’Espoir, Ă  la RĂ©sistance. Il rendit aussi un vibrant Hommage Ă  tous ceux qui ont luttĂ©, Ĺ“uvrĂ©, en y laissant souvent leur vie, qui de près ou de loin ont rĂ©pondu Ă  l’Appel, ont toujours cru, tous unis dans une mĂŞme EspĂ©rance, en la force de la Nation Française et qui ont fait la « France libre ». Il cita l’exemple des 4 HĂ©ros rĂ©cemment entrĂ©s au PanthĂ©on. Il conclut que « mĂŞme si nous sommes en droit d’être inquiets par les Ă©vènements qui nous entourent, notre responsabilitĂ©, c’est de faire vivre les valeurs du courage et de la volontĂ©….Ouvrons nos cĹ“urs Ă  la France ».

 

 

 

– La clĂ´ture des Allocutions revint Ă  Marie Claude Jarrot, Conseillère RĂ©gionale et Maire de Montceau les mines :

 

Elle aussi, dans un long discours rendit un ardant Hommage au GĂ©nĂ©ral de Gaulle et Ă  tous ceux qui ont refusĂ© de le joug ou pire, la collaboration avec l’occupant, et qui ont eu le courage de rĂ©sister d’espĂ©rer. Elle a insistĂ© sur l’importance de la transmission de cet Appel en clamant combien une Nation, pourtant bien en place peut ĂŞtre fragile, combien le Bonheur n’est pas que matĂ©riel et qu’il y a des valeurs beaucoup plus fortes telles que l’UnitĂ©… « il faut que nous soyons liĂ©s par l’idĂ©al de Paix… ». Comme un peu plus tard en Mairie, elle rendit hommage aux Combattants polonais qui se sont battus pour notre Pays, en s’adressant Ă  une dĂ©lĂ©gation de la ville jumelĂ©e de Zory.

 

 

Les gerbes ont été déposées par Pierre Perrin, Président des Médaillés militaires pour le Monde Combattant, par Marie Claude Jarrot pour la Municipalité et par Eric Dubreuil pour le Conseil Départemental.

 

Après la Marseillaise et le chant des Partisans, la cérémonie fut terminée et l’on se retrouva à la Mairie pour le traditionnel Vin d’Honneur où participaient et ont été mis à l’Honneur les Polonais de la ville jumelée de Zory.

 

 

 

 

Jean Michel Lendel

 

 

 

 

 

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