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lundi 25 janvier 2016 à 06:21

Avec RESF : un moment festif, un moment d’humanité à Montceau…

... un répit dans un quotidien de peur !



 

 

 

Le représentant de l’Etat ne bougeant pas un cil, ses services maintenant une terrible pression sur les familles dont RESF s’occupe et accompagne, il est nécessaire que parfois ces êtres malmenés par la vie, par les autorités et l’histoire trouvent un instant de paix, de repos et de partage.

 

Que nos parents, nos grands-parents s’interrogent, que ceux qui on subit le joug et les fers interrogent honnêtement leur mémoire celle de leurs familles, celle de l’histoire, pour se souvenir des affres des exodes de 1870, 1914, 1914, 1962, des révoltes dans nos colonies, et nos iles à sucre. Alors ils auront la notion de ce qu’est la peur au quotidien, la hantise de l’uniforme, des expulsions.

 

Les gens venant de tant d’horizons brulants de guerre, de totalitarismes, de répressions sauvages, ont plus que tout autres besoin de moments où ils peuvent déposer leur fardeau d’angoisse et partager avec leurs semblables et avec les bénévoles qui leur offre leur temps et leur engagement.

 

Cet après-midi du 23 janvier 2016 à la salle des fêtes du Bois du Verne, les enfants peuvent s’en donner à cœur joie, les parents peuvent souffler et échanger à la fois par la parole et par la pâtisserie.

 

 

Et chez ces gens-là comme disait Brel on sait recevoir, mieux que nous ne le faisons pour eux, alors on a mis les petits moules dans les grands et du coup les gâteaux et les douceurs abondent. Ils n’ont pas le droit de travailler, et ceux qui l’avaient en ont été privés récemment. Pourquoi ? Allez donc savoir… Notre pays de droit avant nous apportait des réponses, maintenant il nous pose surtout des questions.

 

Et bien que vivant grâce aux associations, à RESF, aux restos du cœur, aux services sociaux, ces voyageurs forcés, démunis de tout, sont capables d’offrir aux autres.

 

Les élus des communes du bassin minier sont présents. Pour Montceau on trouve Marie Noelle Laforest, Frédéric Marinot, on rencontre Christophe Dumont pour Saint Vallier, Lucette Perraut pour Blanzy, Il nous a semblé voir Christine Ménard de Sanvignes.

 

 

Un après-midi qui, pour certains et certaines, a commencé par une séance de cinéma offert par les restos du cœur. Ils viennent ensuite vers 16 heures retrouver leurs compagnons d’infortune au bois du Verne. Les élus et les bénévoles sont motivés, très présents et ils profitent au maximum de ces moments d’une grande humanité. Et les bénévoles sont admirables, courageux et parfois découragés par la tournure des évènements.

 

Et puis ce qui frappe c’est la dignité, la distinction, de ces ombres grises de notre politique d’accueil. Ils ont gravé au fond d’eux-mêmes cette réplique d’Othello de William Shakespeare « Gémir sur un malheur passé et disparu est le plus sûr moyen d’attirer un nouveau malheur. ». Et malgré tout le mot qui leur vient naturellement à la bouche c’est : merci…

 

 

Gilles Desnoix

 

 

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