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samedi 4 juin 2016 à 07:28

Conférence de presse de la CGT : loi Travail

Votation et manifestation nationales



La CGT nous reçoit salle Merzet pour un point presse post commission exécutive.

 

Les regards sont graves, nos interlocuteurs tiennent à mettre les choses au point. La sortie du patron du Medef, les traitants de voyous et de terroristes n’est pas passée, mais vraiment pas…

 

 

Robert Wattebled ne mâche pas ses mots. Le Président du MEDEF a franchi la ligne rouge et montré le vrai visage d’un patronat rétrograde et irresponsable.

 

Il s’élève contre le silence pesant de la ministre du travail qui s’est simplement bornée à mettre dos à dos la CGT insultée et le MEDEF insulteur.

 

 

Mais cela ne s’arrête pas là, la presse nationale et les médias télévisés sont dans la ligne de mire du fait des échos malveillants et faussés sur la CGT et ses actions. Ça ne décolère pas à la CGT….D’ailleurs un communiqué tiré au cordeau nous est remis.

 

 

Dans la vie il n’y a pas que la crispation il y a l’action et donc Robert Wattebled présente son plan d’action en deux initiatives.

 

 

La première est une votation populaire qui se tiendra du lundi 6 au vendredi 10 dans les entreprises, les administrations, au syndicat et au centre-ville.

 

 

La question posée, enfin le sujet de la votation est « pour ou contre la loi El Khomri », « faut-il aujourd’hui des droits nouveaux pour les salarié-e-s, jeunes, privé-e-s d’emplois et retraité-e-s. Oui, non. ».

 

 

Cette opération fait partie d’une initiative nationale. Les organisations syndicales CGT, FO, FSU et Solidaires, UNEF, UNL, FIDL y sont associées dans l’industrie, les services, la fonction publique, etc.

 

 

Le programme du scrutin :
Lundi 6 juin au syndicat de 9h00 à11h30 et de 14h00à 17h30
Mardi 7 juin au syndicat de 9h00 à 11h30 et de 16h00 à 18h00
Mercredi 8 juin au syndicat de 9h00 à 11h00 et au centre-ville devant la mairie de 14h00 à 16h00
Jeudi 9 juin au syndicat de 9h00 à 11h30 et de 14h00 à 17h00
Vendredi 10 juin au syndicat de 9h00 à 11h30 et de 16h00 à 18h00

 

 

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La votation est l’occasion d’échanger, de discuter, d’expliquer…

 

La CGT appelle donc tout le monde a participé massivement à cette votation dont les résultats seront collationnés sur les lieux de votre et remontés à la confédération.

 

 

A suivre…

 

 

La deuxième initiative concerne la grande manifestation nationale du 14 juin prochain à Paris. 11 bus sont prévus pour emmener 574 Saône et Loiriens à cette manifestation

 

 

Les inscriptions s’effectuent soit à l’UL du syndicat CGT 43 rue Jean Jaurès à Montceau ou à l’UD 5 rue Guynemer au Creusot, soit auprès des autres syndicats.
Pour s’inscrire il faut décliner ses noms, prénoms, n° de téléphone, adresse mail, lieu pour prendre le bus, etc.

 

Les lieux de rassemblement se trouveront sur tout le territoire départemental comme Montceau, le Creusot, Montchanin, le Pont Jeanne rose, etc. En fait les lieux ne sont pas encore connus, ils devraient l’être assez rapidement.

 

 

Robert Wattebled aborde le sujet proprement dit de la loi El Khomri.

 

Un document de travail, inopinément tombé dans les mains du syndicat, provenant des dossiers de la commission des affaires sociales de l’assemblée nationale relève que « le projet de loi achève le processus d’un primat généralisé des accords d’entreprises sur les accords de branches. Les règles mises en place par la loi sont moins favorables aux salariés ».

 

Il s’agit, nous dit Robert Wattebled, du document appartenant à un député de la majorité.

 

Nous relayons l’information sans avoir eu les moyens de la vérifier.

 

 

Il nous indique aussi que la CGT a assigné Total en référé pour atteinte au droit de grève. Total ayant donné des congés aux non-grévistes. Il poursuit sur Terex où cela ne semble pas s’arranger. Le CE a contesté juridiquement le plan de licenciement présenté par la direction.

 

 

Revient sur le tapis l’adresse faite par les 4 syndicats groupés contre la loi El Khomri au Président de la République le 20 avril dernier. Aucune réponse n’y a été encore apportée.

 

 

Du coup cela enclenche les remarques sur la stratégie gouvernementale qui cherche à diviser les forces syndicales, à calmer le jeu des entreprises pour casser la motivation…

 

 

Très fort il affirme que le gouvernement ne doit pas compter sur la résignation des salariés et sur l’abandon de la CGT, que le mouvement ne s’essouffle pas mais change d’apparence avec un travail plus en profondeur dans les entreprises, et plein d’initiatives innovantes.

 

Gilles Desnoix

 


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10 commentaires sur “Conférence de presse de la CGT : loi Travail”

  1. Daniel Z dit :

    « faut-il aujourd’hui des droits nouveaux pour les salarié-e-s, jeunes, privé-e-s d’emplois et retraité-e-s. Oui, non. »

    Question digne d’un gourou (genre voulez vous du beau temps?) et foncièrement démagogique.
    Rien de défini, par exemple quels droits et financés comment ?

    A la place je vous propose une question plus précise :
    «  »faut il aujourd’hui imposer un statut social identique à tous les citoyens » »

    Amitiés

  2. Babs210 dit :

    La question devrait être pour ou contre …. la CGT. Qui casse ? Qui empêche ceux qui veulent travailler de le faire ?
    Qui dans un moment où les gens sont désespèrés par les inondations continue des blocages stupides ?
    Je suis loin de soutenir le MEDEF, mais là, je trouve que vous exagérez et que vous êtes la cause du non syndicalisme des ouvriers.
    Vous ne faites que servir la cause des petits chefs qui veulent être à la tête de ce qui fut, AVANT, un grand syndicat, et qui ne savent pas comment sortir du m…dier dans lequel ils se sont mis.

  3. sloup dit :

    Messieurs,
    je pense que tout est dit dans les deux interventions ci-dessus. Comprenez enfin que les gens en ont marre de la casse et des faux fuyants.
    Je pense que vous etes au courant de tout se qui se trame en haut lieu concernant ce qui va arriver aux retraites (info de ce matin) et tout le reste (le sénat vote les 35h), mais que vous l’ oubliez allègrement.
    La manifestation ce n’est pas aux ronds points, gares, ni dans les rues de Paris, qu’il faut la faire, mais à l’assemblée nationale et au sénat .

  4. VALLOIDIEN dit :

    Ayant jamais syndiqué et retraité maintenant,
    je me suis aperçu,,,,
    qu’il y a de moins en moins de communistes,,, (1,97 % aux derniers élections présidentielles) et qu’il va bientôt disparaître, ou obsélette !
    et on sait que sans les communistes la CGT n’aura plus d’appui!
    et je vois que la CGT va suivre le même chemin !
    aux oubliettes, ou bien,
    il va se radicaliser ! (d’ailleurs il a commencé avec ses tracts provocateurs et ses grèves impertinentes et dangereuses !)
    c’est pas bon signe dans les années qui vont suivre!!!
    ps: au temps de Georges Marchais, la CGT dépassait allègrement les 60% d’adhérents!,,
    et aujourd’hui,,, à peine 26% et demain,,,,??????

  5. siremone dit :

    a Babs 210
    Pour ou contre la CGT, sans elle vous n’auriez certainement pas ce que nos parents ont obtenus. Heureusement qu’ils ont pu « bloquer » si non le patronat n’aurait rien donné. J’ai connu mai 68, simple rappel,
    sans un blocage total, qu’aurions nous obtenus ? Je me souviens moi
    alors continuons a nous battre pour la bonne cause.
    On ne lâchera rien !

    • clovis dit :

      sans la cgt nous n’aurions rien ? à vous écouter c’est le seul syndicat qui éxiste , et les autres ? vous ne les connaissez peut ètre pas ; tous ses dirigeants qui bloquent tout alors que des milliers de français sont dans la panade avec les innondations , qui n’ont plus rien , mais ça c’est le derniers de vos soucis et j’espere que vous n’aurez quand même pas le culot de faire des collectes pour les grévistes , demandez déjà a vos responsables qui eux ont les moyens

    • chimel dit :

      slt ,

      moi aussi je me rappelle que en 1936 et en 1968 des millions de salariés étaient en greve et que les manifestations rassemblaient des centaines de milliers de personnes .Les rassemblements squelettiques et ravageurs d’aujourd’hui n’ont rien a voir avec ceux auxquels vous les comparez .

      bon WE a vous

    • Daniel Z dit :

      Je crois que vous faites erreur Siremone.

      Les salariés de cette époque se sont effectivement battus car ils étaient plus qu’exploités.
      J’ai le souvenance des conditions des années 48 et des hommes qui se sont frottés aux CRS envoyés par les socialistes (j’ai même été aux premières loges).
      Mais ils étaient d’un tout autre bois que ceux qui aujourd’hui revendiquent leur héritage.

      Le mouvement ouvrier a été colonisé par des cohortes de dogmatiques travaillant en symbiose avec les politiciens…. Je te donne…tu me fiches la paix….
      D’où cette France des castes, certaines dotées de pouvoirs dissuasifs.

      Dans l’air du temps :
      http://www.contribuables.org/2012/12/le-syndicat-du-livre-monopole-bonnes-combines-et-gros-sous/

      Que dire des méthodes utilisées sinon qu’elle sont à l’image de leurs auteurs ?
      Deux exemples : gros problèmes en région parisienne suite aux intempéries mais les syndicats qui veulent notre bien maintiennent la grève.
      Blocage de la parution des journaux sauf l’ Humanité…. Quels partis se dotent de cette puissance ?

      Peut on encore parler d’égalité et de liberté ?

      Vous, nous, avons connu mai 68…. Mais au final, quelle a été l’évolution et surtout la trajectoire qui a suivi ?
      Comme toutes les révolutions, les minorités les plus décidées ont repris le pouvoir.

      L’archétype des évolutions « soixantehuitardes »:
      « Le conflit de la société des montres « Lip »…Besançon en 1973, est une illustration très médiatisée de cette évolution, avec une expérience de mise en œuvre de l’autogestion de l’entreprise »

      C’est devenu quoi ? Alors cessons de rêver.

      Amitiés

    • Babs210 dit :

      Moi aussi j’ai vu mai 68 ; je me souviens très bien (même si j’étais enfant ) des pleurs de mon père (ouvrier) et de ma mère (vendeuse) devant les factures qui arrivaient et l’impossibilité de travailler parce que des « défenseurs » des ouvriers bloquaient tout;
      ce que j’ai, je l’ai eu grâce à leur éducation, grâce à mon travail, pas grâce à des emm…deurs.
      Et où donc est votre « bonne cause » ?Dans la taille du bureau du triste « DUPONT » (ou DUPOND) qui dirige votre syndicat ?
      Chimel a bien raison de parler de rassemblements ravageurs :l’autre jour à Saint-Nazaire on annonçait 2 nouvelles
      : 1 autre commande qui apporte du travail pour 20 ans et la grève d’une PARTIE de la CGT. Cherchez l’erreur !!!!

  6. Globul dit :

    Quand on voit le «bazar» que vous mettez…

    Vous vous posez en «défenseurs» des droits, pour autant vous en bafouez les principes élémentaires : la «grève» est certes un droit, mais l’entrave au travail constitue un délit (blocage du pays).

    Pas étonnant que vous vous mettiez une majorité de la population à dos !
    Curieux de voir les prochains résultats des élections des représentants syndicaux des salariés en 2017.

    Quel paradoxe : après avoir appelé à voter François Hollande en 2012, vous vous trouvez dans la rue à le combattre.
    Qui cèdera dans ce «combat» ? Manuel VALLS ou la CGT et Philippe MARTINEZ ?
    Même sous la présidence de Nicolas SARKOZY il n’y avait pas eu autant de journées de grèves !
    Alors, erreur de «casting» ?

    Il faut évoluer avec son temps ! Le devenir de la société repose sur ce principe.
    Il convient de réformer pour ne pas être à la traîne.
    Certes, pas à n’importe quel prix, mais il faut savoir «se» remettre en question pour avancer !

    Pour finir, je vous laisse méditer sur la citation de notre regretté Coluche :
    «Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme. Le syndicalisme, c’est le contraire !».