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dimanche 12 juin 2016 à 04:35

Le Cercle de silence qui veut faire du bruit

Manifestation silencieuse devant l’hôtel de ville de Montceau



  Des militants de RESF, peut-être d’autres citoyens, ont formé un cercle en tenant une corde sur le parvis de l’hôtel de ville. Ils entendent ainsi attirer l’attention, alerter les montcelliens sur le sort des sans-papiers, des personnes réfugiées expulsables, des familles assignées à résidence.

 

 

Il faut rappeler que les cercles de silence pour «protester contre l’enfermement systématique des sans-papiers dans les centres de rétention administrative en France» est un mouvement lancé en 2007 par les frères franciscains de Toulouse à l’initiative de l’un des leurs, Alain Richard. Ce mouvement a été ensuite relayé par plusieurs associations comme la Cimade ou Réseau éducation sans frontières (RESF).

 

 

Les pratiques administratives ont évolué au niveau des territoires en ce qui concerne les sans-papiers et les réfugiés, mais les armes de protestation, elles, adoptent toujours les méthodes de non-violence prônées par Alain Richard ce disciple de Lanza del Vasto.

 

 

Carole Bonin, que nous interviewons avant que le cercle ne se referme et que le silence soit établi, nous explique que les personnes présentes ont l’habitude d’accompagner les familles angoissées qui doivent aller pointer chaque jour au commissariat, parfois avec des enfants en bas âge ou de tous petits bébés. Elles connaissent les familles entassées à 4 dans une chambre d’hôtel.

 

Ce qui les scandalise aussi c’est que lorsque, par miracle, arrive une régularisation il faut payer les timbres fiscaux qui coûtent 750€ par adulte, 1500€ pour un couple à qui on interdit de travailler et qui ne possède rien. Les associations n’ont pas forcément les fonds pour suppléer.

 

Elle déplore également que les dossiers prennent de plus en plus de temps et qu’il y ait de moins en moins de régularisations Elle dénonce aussi les entraves administratives, la pratique administrative qui consiste à faire revenir sans cesse les demandeurs d’asile pour fournir des pièces manquantes qu’ils ne possèdent pas forcément.

 

 

Le silence est donc ici le symptôme d’un cri étouffé.

 

 

Carole Bonin termine en rappelant que quand même il se passe de bonnes choses, rares, mais bonnes : une famille Georgienne a été régularisée en Janvier à Sanvignes.

 

 

Gilles Desnoix

 

 

PS http://www.lanzadelvasto.fr/

 

 

Lanza del Vasto : Technique de la non-violence Édition de Michel Random Collection Folio essais (n° 97)

 

 

 

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