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dimanche 18 septembre 2016 à 06:51

Journées européennes du patrimoine

Montceau, visite de l’hôtel de ville




 Patrimoine : ce qui est relatif au « père », le patrimonium. En l’occurrence, ce qui nous vient de « nos pères », donc de notre histoire.
Ce n’est pas pour étaler la confiture d’une pseudo culture sur la tartine d’un article didactique, mais pour faire le lien avec la magnifique exposition installée dans la salle de réunion du premier étage de l’hôtel de ville de Montceau.

 

 

 

Rappelons, comme le fait le site du Conseil de l’Europe, que « les Journées européennes du patrimoine sont nées à Grenade (Espagne) le 3 octobre 1985, lors de la 2e Conférence du Conseil de l’Europe des ministres européens responsables du patrimoine architectural du Conseil de l’Europe. »

Vous avez dit Grenade, Espagne ? Mais quelle coïncidence (en est-ce une vraiment ?)

 

 

Dans cette salle de réunion sobrement meublée de vitrines renfermant des trésors, disposant d’un écran où se trouvent projetées des gravures des ouvrages exposés le patrimoine historique français et espagnol ont rendez-vous.

 

 

 

Notre collègue vous avait mis l’eau à la bouche, la curiosité à l’esprit par son excellent article du 15 septembre : http://montceau-news.com/culture/339210-insolite-journee-du-patrimoine-a-montceau.html.

 

 

 

Et cela a fait mouche… vous vîntes nombreux admirer ces documents inestimables et surtout partager avec un érudit, que dis-je un couple d’érudits. Vous vous émerveillâtes, vous passionnâtes… si, quand même, cela me l’a fait aussi.

 

 

 

Des pages richement, que dis-je royalement, enluminées retiennent l’attention des visiteurs et entrainent sa profonde stupéfaction lorsque le cicérone, le propriétaire des documents, explique qu’il s’agit d’un carnet de bord d’un galion.

 

 

 

Ah oui, l’eldorado, les montagnes d’or des aztèques et des incas !!!

 

 

 

C’est en partie ça, mais c’est aussi un super cours d’histoire qui commence le 6 juin 1660, jour où Louis XIV, vous savez le type en talonnettes et grosse perruque qui se prenait pour le soleil, vient rencontrer à Saint-Jean-de-Luz, dans l’île des Faisans sur la Bidassoa, sa cousine l’infante Marie-Thérèse, fille du roi d’Espagne Philippe IV qu’il épousait 3 jours plus tard.

 

 

 

Les documents, sublimes pour un formulaire de travail officiel -un livre de bord-, portent au frontispice les royales figures tutélaires et les paraphes de vice-rois comme le Péruvien Dom Juan de Acuna élevé au rang de Marquis de Casa Fuente et de Vice-Roi du Mexique.

 

 

 

Ces fameux galions partaient les flancs bourrés à craquer d’or, de pierreries, d’argent (la plata), de mille objets précieux obtenus dans les échanges bilatéraux entre le très catholique royaume d’Espagne et l’empire de chine, l’est commerçant avec l’ouest.

 

 

 

Sur les magnifiques pages exposées on trouve les portraits de Philippe V roi d’Espagne et des Indes, petit-fils de Louis XIV, Ferdinand VI son fils.

 

 

Puis les signatures du Marquis de Casa Fuente, de Pedro Cebrián y Agustín Comte de Fuenclara, Vice-roi de Nouvelle-Espagne et de Juan Francisco de Güemes y Horcasitas, premier comte de Revillagigedo.

 

 

 

A notre époque il n’est pas certain que le livre de bord des plus luxueux palaces flottants soit aussi beau.

 

 

Mais bon, il s’agissait de fortunes gigantesques qui assuraient le train de vie du royaume et sa puissance, alors les commandants de bord étaient des officiers royaux… et à cette époque même le plus petit détail quasi invisible devait être aussi beau et aussi royal que le plus grand témoignage de la royauté.

 

 

 

Les visiteurs, et il y en en a eu beaucoup ce samedi matin, pourtant vivement sollicité par le Forum des associations, le marché et les autres centres d’intérêt des Journées européennes du patrimoine.

 

 

Les hôtes de cette exposition hors du commun, présentant aussi des ouvrages très rares comme le recueil d’antiquités du comte de Caylus en 7 volumes et un autre ouvrage contenant les édits du Roy, les hôtes donc, de cette exposition sont animés d’une telle passion qu’ils vous la font partager à votre corps défendant. Ils vous envoûtent littéralement et vous vous excusez carrément de devoir les quitter pour continuer la visite de l’hôtel de ville.

 

 

 

Ils remercient en tout cas Mme le Maire et la Municipalité d’avoir accepté de monter cette exposition. Honnêtement c’est à renouveler d’urgence.

Mais bien sûr dans ces journées du patrimoine le citoyen a accès aux lieux de pouvoir et aux bureaux des élus.

 

 

 

Un trio de charme accompagné de Guy Souvigny fait visiter les lieux en les commentant. Depuis quelques minutes le bureau de Mme le Maire est vide car elle officie au rez-de-chaussée pour un mariage. Mais Marie Odile Rames pilote une famille désireuse de mieux connaître l’hôtel de Ville. Et tout le monde peut voir les bureaux de chaque adjoint par exemple.

 

 

Amélie Ghulam-Nabi élue à la jeunesse et Pascale Martinez, directrice du pôle culture, sont les autres hôtesses de charme qui officient ce samedi matin.

 

 

La municipalité a pris, comme les autres années, cette manifestation très au sérieux et le visiteur n’est pas déçu. L’exposition de la salle de réunion du premier est en phase avec l’équation patrimoine et histoire, connaissance et culture, citoyenneté et appartenance à un passé glorieux et protéiforme.

 

 

Présent et histoire contemporaine obligent, l’hôtel de ville et ses visiteurs sont protégés par deux policiers municipaux… on ne peut pas oublier les temps troublés.

 

 

Gilles Desnoix

 

 

 

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