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lundi 19 septembre 2016 à 08:40

Eric Blanc aux ADJ (Montceau)

Transparences, transfigurations, transmutations



Photographe, oui, artiste certes, mais créateur surement, passeur certainement, pétri de talent absolument. Eric Blanc fait vivre la lumière, la transparence, la fugacité, l’espace-temps, pratique la transmutation, suscite le mouvement, suggère l’évasion.

 

 

Une œuvre n’est jamais achevée puisqu’elle nait et renait dans chaque regard qui se pose sur elle.

 

Une œuvre n’est que l’instantané d’une pensée qui l’a fait naître, s’est développée avant, se poursuit après… avec Eric Blanc vous disposez d’un scénario, avant la photo une histoire s’est déroulée, mais elle est terminée, la femme passe en transparence dans la pièce et va s’évanouir par la fenêtre pour renaître dans une autre histoire ensuite. Il vous le dit, vous le montre et puis il vous lâche là « à vous d’imaginer l’avant et l’après. »

Eric Blanc est un passeur, un œil de lumière, un transfigurateur… un guide de l’âme vagabonde

 

 

Aucun de ses cliches créé, construit couche par couche, à l’ancienne, comme un Méliès qui disposerait de l’outil informatique, aucun de ses clichés ne peut laisser indifférent.

 

Cet homme vous interpelle par son travail, il vous somme d’être imaginatif, vous convoque à votre propre voyage.

 

 

C’est bluffant, excitant et d’une très grande force.

 

 

 

Son exposition « l’envol » à la grande halle des ADJ attire beaucoup de monde et surtout retient l’attention avec la force du coup de poing au plexus.

Il agit d’instinct, son imagination utilise la photothèque infinie de son esprit, il n’intellectualise pas vraiment car il conçoit de manière systémique des arrangements. Dans son ordinateur cérébral les choses se marient naturellement.

 

 

 

Il agit avec une grande précision à la manière d’un peintre, mais c’est au travers de l’objectif et de son imagerie mentale qu’il compose.

 

 

Et puis il travaille les profondeurs, les perspectives, les clairs obscurs, les trompe l’œil, les apparences trompeuses, les faux-semblants. Il y a du Vinci, du Rembrandt chez lui.

 

 

Il est passionné… même pas, en réalité il est ce qu’il fait, il crée comme il respire, il en parle aussi comme ça. En discutant avec lui on sent que c’est vital bien que naturel, inhérent à sa nature. Une demi-heure de discussion avec lui et vous vous sentez intelligent… c’est rare cette sensation.
Faites-vous l’infime plaisir d’aller sur son site : http://www.eric-blanc.fr/

 

 

Cet homme s’aventure dans le domaine tant parcouru de la photo d’art avec femme et vous en fait un voyage onirique, irréel, ironique, inédit, romantique et déconcertant. Il vous enchante, vous interroge et ne vous lâche pas. Il peut être très dérangeant, très prégnant. Vous n’êtes pas là comme simple passant, vous êtes forcément acteur.

 

 

Cet après-midi du dimanche 18 septembre 2016 il est présent au milieu des très nombreux amateurs et visiteurs.

 

 

Le réflexe de tous est le même, voir l’artiste, discuter avec lui, demander comment il réalise ses clichés si étonnants, si interpelants… et surtout lui confier ses impressions, son ressenti face à ses œuvres.

 

 

Mme la Maire Marie Claude Jarrot, qui connait l’artiste et ses œuvres est venue le saluer et discuter un peu dans le cadre de sa tournée aux ADJ.

Souvenez-vous : Eric Blanc… les japonais commencent à flasher sur son travail. Ses photos de musiciens et de concert sont magnifiques.

Faites-vous votre propre idée, allez sur son site ou à toute expo que vous pourrez rencontrer.

 

 

 

Gilles Desnoix

 

 

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