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mardi 11 octobre 2016 à 06:58

Les livres en liberté traversent l’arc en ciel

Tous n’œuvraient pas, mais tous étaient là



Il n’a pas plu, pas fait d’orage, mais l’arc en ciel brille dans le ciel Montcellien, surtout à l’atelier du coin.

 

 

 

Une foule, mes enfants, une foule. Pèle mêle des élèves de Jean Moulin, accompagnés cela va de soi ; ah tiens, nous reconnaissons Pierre Suchet (et en bras de chemise s’il vous plait) ; mais sont aussi présents des membres de la régie de quartier et de la mission locale de Digoin et leurs publics, mais aussi des particuliers… Une foule on vous dit !

 

 

 

L’invitation était claire, nette, précise et alléchante :

 

 

 

« Oyez, oyez, prochain rendez-vous à l’Atelier du Coin, le LUNDI 10 OCTOBRE de 10h à 18h30, pour une porte ouverte spéciale…LIVRES LIBRES. Nous recevons Antipodes, le conteur Patrice KALLA et tous ceux qui souhaitent participer à la fabrication des livres et cartes pop-up « REGARDE ». Venez nombreux

 

 

 

Et vous auriez résisté, vous ?

 

 

 

Les autres non, ils sont venus, ça entrait, ça visitait, ça s’asseyait, ça discutait, ça regardait faire « ben dis donc c’est précis ce qu’ils font » et parfois ça repartait en se disant que l’atelier du Coin c’est quand même autre chose comme lieu d’insertion et de formation.

 

 

 

Et chacun pouvait participer, regarder, ou assister à la fabrication de livres libres basés sur le texte de l’Artiste Conteur Patrice KALLA, « regarde »

Tous les métiers enseignés sont représentés, ouverts à l’apprentissage même d’un après-midi, et surtout tous sont offerts au public qui peut s’y « faire la main ».

 

 

 

Santiago Milara, Thomas Héritier-Pingeon, se démultiplient à chaque table, chaque atelier, chaque métier.  

 

 

 

Cela va du découpage, du collage, et de l’initiation à la gravure, à l’imprimerie et au tissage de la trame pour le dos des livres au modelage de la céramique. Un artiste à même confectionné les têtes de deux vieux. Chacun des salariés met la main à la pâte, renseigne, démontre, accompagne.

On vous a dit une foule, une ruche, oui, avec son photographe officiel qui shoote à tout va et à bon escient : Georges Simon.

 

 

Une ruche qui bourdonne joyeusement, qui crée allègrement, qui fignole attentivement, qui met en forme patiemment.

 

 

 

Qu’est-ce que c’est beau de voir travailler les autres pour faire de si belles choses soit au format Pop-Up, soit format calendrier.

 

Et là on se rend compte de la dureté, de la difficulté des métiers d’art, du souci du détail, de l’importance du geste et de sa parfaite maîtrise.

 

 

Ici à l’atelier du coin, certes on fait de l’insertion, certes on qualifie les gens, certes on remplit des objectifs qui décident, ou non d’ailleurs, les politiques à remettre un peu d’argent dans le nourrin, mais surtout, surtout, on donne un supplément d’âme. Cela n’a pas de prix, ce n’est pas comptabilisable dans les statistiques, cela ne rapporte sans doute pas de voix, mais qu’est-ce que c’est utile humainement. Et qu’est-ce que c’est beau !

 

 

 

« Regarde comme c’est beau… le beau est la splendeur du vrai », c’est Patrice KALLA qui le dit, et c’est forcément vrai puisque c’est imprimé à l’atelier du coin, noir sur blanc….

 

 

 

L’association Antipodes, on ne présente plus tellement ces antipodes-là sont proches de nous au quotidien des évènements sur le bassin minier. Nous avons croisé sa délicieuse conteuse : Marie-France Marbach, la globetrotteuse de l’imaginaire et du questionnement.

 

 

Antipodes, c’est le complément indispensable à l’Arc en ciel et aux voyages oniriques vers l’éphémère, c’est le vecteur idéal des cheminements de Patrice KALLA.

 

 

http://www.association-antipodes.fr/

 

 

 

L’atelier du coin c’est le contraire d’une fabrique de travailleurs, c’est une maternité des possibles… Ici naissent des vocations, se développent des gestations de futurs viables… on n’y met pas en œuvre que des dispositions règlementaires ou légales contre de l’argent sonnant et trébuchant, on y recoud des vies, on y raccommode des existences, on y distribue des bon à tirer sur la vie… Fasse que cet atelier hors du commun perdure…

 

 

 

Et qui mieux qu’un homme qui navigue entre poésie, chant et fabrique de copeaux d’humanité pour faire le ciment entre Antipodes et l’arc en ciel, surtout parce que les contes givrés savent ne pas jeter un froid et réchauffer l’être qui sommeille en tous ? Qui ? Patrice Kalla !

 

 

 

Patrice Kalla, c’est un passeur d’âmes, celles des ancêtres, celles des peuples en attente de vie, coincés qu’ils sont entre un présent désespérant, un avenir invisible et un passé parfois terrifiant mais souvent fortifiant.

 

 

 

Poète il l’est, conteur tout autant, chanteur… un prolongement naturel des deux autres talents et vocations… Mais c’est aussi celui qui donne à voir ce que l’on refuse de regarder, à entendre, à sentir. Il y a du corps dans sa parole, du vent d’humanité dans sa mélodie….

 

 

Il n’y a pas que Grand Corps Malade, il y a aussi Grand Esprit Voyageant.

 

 

Regardez bien, vous entendrez mieux…

 

 

 

Gilles Desnoix

 

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