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vendredi 2 décembre 2016 à 09:11

Savoir le dire

La Lolotte est ravie et ça, c’est inhabituel !



 

Bon, avouons-le, la Lolotte pousse plus souvent des coups de gueule, qu’elle ne chante les louanges des individus, quels qu’ils soient. Mais ça, c’est la Lolotte et on n’y peut rien…

 

 

Et justement, l’autre jour, une de ses copines lui rappelait l’histoire qui lui était arrivée, il y a une dizaine d’années et qui la met toujours en pétard lorsqu’elle y repense !

 

 

« Tu te rappelles Lolotte – qu’elle me dit – la fois oĂą j’ai subi une intervention chirurgicale, aux alentours de mes 40 balais ? ». Ben voui, qu’elle s’en souvient la Lolotte ! Elle s’était mĂŞme fait du souci pour elle ! Mais ce qu’elle se rappelle surtout, c’est qu’une infirmière, qui venait de s’installer sur la commune, lui avait dispensĂ© des soins une semaine durant.

 

 

Puis, la copine avait repris le travail et un peu oublié cette période. Jusqu’à un fameux dimanche où, fêtant sa quarantaine toute neuve, elle avait réuni famille et amis pour un repas convivial. Jusqu’à ce qu’un coup de sonnette impérieux surprenne tout le monde. Qui pouvait bien venir un dimanche en pleine réunion de famille ?

 

 

La sœur de la copine va donc ouvrir et se trouve devant une jeune personne, très arrogante, qui lui dit : « Je suis l’infirmière et je viens me faire payer ce qu’on me doit ! J’ai vu des voitures alors, je me permets… ». Un dimanche, alors qu’une trentaine de personnes étaient réunies en famille et pour une somme de 5,40 euros !!!

 

 

Et la copine de préciser que jamais, auparavant, l’infirmière n’avait fait état de cette dette ! Inutile de vous dire, chers lecteurs, que cela a jeté un froid sur la petite sauterie. Et que la copine a fait une belle pub à cette jeune femme un peu …culottée.

 

 

Et c’est là que la Lolotte, pour une fois, y est allée de sa propre histoire. Figurez-vous qu’il y a quelques jours, elle a eu besoin de faire pratiquer une prise de sang, à domicile. Piochant au pif dans l’annuaire, elle appelle une infirmière libérale, qui lui assure qu’elle viendra le lendemain matin, à 6h30. Parfait…

 

 

Et à l’heure dite (pile-poil à 6h30) la Lolotte voit arriver une jeune femme dynamique, très souriante, aimable. Très efficace aussi, puisqu’en un rien de temps, la prise de sang est faite, sans douleur aucune, les papiers remplis et avec le sourire en plus.

 

 

Mais le plus étonnant : alors que la Lolotte s’apprêtait à régler le déplacement de l’infirmière (d’habitude, avec d’autres, cela se passe ainsi) celle-ci lui répond qu’elle ne doit rien, car le déplacement est…gratuit ! « Non, non ! Je suis infirmière et je ne me vois pas demander de l’argent à mes patients pour le déplacement! Je suis rémunérée par la sécurité sociale et la mutuelle pour les actes médicaux, je n’en demande pas plus » explique-t-elle à la Lolotte médusée.

 

 

Alors là, pour le coup, cela coupe le sifflet à cette dernière. Qui ne peut que dire à cette jeune femme : « Chapeau Madame ! Vous et vos associés méritez de travailler, car des gens comme vous ne sont pas légions ». En effet, la Lolotte avait eu vent un jour, d’une autre infirmière libérale qui venait mettre des gouttes dans les yeux d’une personne seule et âgée deux fois par jour et qui comptait deux déplacements. Non remboursés par la sécurité sociale !

 

 

Alors lorsque la Lolotte repense à l’infirmière grippe-sous de la copine, le contraste est stupéfiant. Heureusement que la très grande majorité des infirmières (et infirmiers) n’ont pas une caisse enregistreuse à la place du cerveau…

 

 

 

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