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jeudi 16 février 2017 à 16:20

EDF en grève depuis janvier, piquet de grève à Montceau

Les mardis de la colère devenus le jour inconnu de la colère



 

Aujourd’hui jeudi 16 février 2017, un feu est allumé dans la cour des locaux EDF de Montceau. Il est le symbole bien sûr de tous les piquets de grève, mais aussi de la colère qui gronde dans l’esprit et le cœur des tous ceux qui sont présents aujourd’hui dans la cour.

 

 

 

Laurence Casas Réales, la secrétaire générale départementale de la CGT énergie, explique qu’au niveau national il a été pris la décision de mener une action nommée « les mardis de la colère » par laquelle les syndiqués mèneraient des opérations de terrain afin de faire remonter leurs revendications.

 

 

Comme sur le terrain, justement, les encadrements prenaient le contrepied de cette initiative en déplaçant les dates de chantiers pour qu’ils ne tombent plus le mardi, il a été décidé que la grève tomberait aléatoirement un mercredi ou un jeudi, voire même un lundi ou un vendredi.

 

 

Du coup c’est le jeu du chat et de la souris entre la CGT et ses grévistes et l’encadrement. Aujourd’hui c’est semble-t-il à Montcenis qu’il y avait un chantier.

 

 

Pourquoi donc cette colère, cette grève itinérante ?

 

 

Laurence Casas Réales explique qu’il s’agit de se battre contre la suppression des emplois chez ENGIE et EDF, contre l’externalisation de certaines activités de service public chez les électriciens et les gaziers. La suppression rampante du service public de l’énergie.

Elle précise que les revendications portent aussi sur la revalorisation des salaires qui pour la première fois depuis 1946 n’ont pas obtenu d’augmentation. Cette année 0% accordés.

 

 

Elle tient à citer un chiffre qui met un peu d’animation dans le piquet de grève : 551… comme 551 millions d’€ versés aux actionnaires alors que cette entreprise du CAC40 subit une casse systématique, que les prix du gaz s’envolent, que les emplois sont menacés, que les solutions de réponse en période de crises disparaissent.

 

 

« Lorsque nous avons commencé de protester contre la politique suivie par EDF, ENGIE, nous avons été accusés de défendre notre bifteck, nos privilèges, mais maintenant ils doivent bien se rendre compte, les clients, que c’est eux qui paient les pots cassés. »

Il y a une bonne ambiance autour du feu et du casse-croute du midi, mais il y a surtout de la détermination. Détermination renforcée, par l’arrivée d’anciens de la maison ou du syndicat CGT énergies.

 

 

Le poste de Montceau comporte une vingtaine de postes, et 88% sont en grève aujourd’hui. En réalité il est venu des collègues de Paray, d’Autun.

 

 

Laurence Casas Réales explique que dans les autres postes du département il y a aussi grève et que cela continuera jusqu’au bout.

 

 

 

Gilles Desnoix

 

 

 

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