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vendredi 21 avril 2017 à 06:28

Sport auto – 8e rallye des Gueules noires, avec Boris Carminati sur sa Clio R3

Attention au réveil du pilote héraultais





On ne sait pas trop quoi penser de l’ambition de Boris Carminati sur ce 8e rallye des Gueules noires qui s’élancera samedi 22 avril 2017 au parking de la piscine à Montceau-les-Mines.

 

Ce garçon de 36 ans, « ça va je ne suis pas encore si vieux » s’exclame-t-il comme pour s’en persuader, bercé par le sport mécanique depuis sa plus tendre enfance, est aujourd’hui davantage absorbé par sa vie familiale et professionnelle avec notamment l’ouverture d’un second garage du côté de Béziers.

 

Le rallye n’est donc plus sa priorité. Voilà bientôt un an, en mai dernier, qu’il n’a pas remis les pieds dans son auto de course et c’était une DS3. Ce vendredi il arrivera dans le Bassin minier avec sa Clio R3 sur la remorque avant, dans l’après-midi, se lancer dans les reconnaissances des spéciales du Plessis et Saint-Vallier.

 

Carminati un outsider en puissance

 

Et pourtant, même s’il ne fait pas figure de favori sur l’épreuve des Gueules noires, son légendaire coup de volant le place au rang d’épouvantail. L’an dernier, il prenait une très belle troisième place au scratch, derrière Rémy Risaletto et Christophe Vaison. En 2015, sur une Peugeot 106 A6, il pointait en sixième position. Comme quoi, même si la voiture a son importance, le pilotage l’est tout autant.

 

Boris Carminati débarque sans pression aucune. « Je n’ai pas d’objectif spécial. Voilà un an que je n’ai pas roulé avec la Clio, ce sera donc une remise en jambes » explique-t-il avé son accent chantant. Intrinsèquement, il aura fort à faire contre Anthony Puppo, le favori ou encore Rémy Risaletto et Olivier Delaporte. « Avec Puppo, ça être compliqué. En ce moment il vole mais pourquoi pas ne pas envisager la deuxième place au scratch » lance-t-il un peu à l’aveuglette.

 

Evidemment, on se souvient de sa terrible sortie de route aux Gueules noires en 2014. Onze tonneaux dès la deuxième spéciale avec sa Clio. « Heureusement, on ne refait pas la même spéciale cette année » s’amuse-t-il à répondre, lui qui attend des jours meilleurs, financièrement parlant, pour vivre la compétition à plein régime. « Le nerf de la guerre, c’est l’argent. Quinze ans que je suis dedans, ça pèse surtout sur le portefeuille ».

 

Participer aux Gueules noires est un vrai plaisir pour Boris Carminati qui par la même occasion pourra rendre visite à belle-maman à Autun. Quant à la compétition, on peut être assuré qu’il guettera la moindre faiblesse des meilleurs et pointer le museau de Clio aux avant-postes. La bataille des Gueules noires 2017 promet un excellent cru.

 

Jean Bernard

 

 

 

 

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Photo d’archives

 

 

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Photo d’archives



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