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vendredi 12 octobre 2018 à 09:42

Association des communes minières de France (Montceau)

La centrale de Lucy, le label Ecomusée, les Fouthiaux et les maisons en ruine au programme






L’association des communes minières de France (ACOM France) s’était réunie ce jeudi, au syndicat des mineurs, pour y débattre de plusieurs sujets récurrents tels que la centrale de Lucy, le label Ecomusée, les Fouthiaux et les maisons mitoyennes du parc minier Abelis (ex-Villeo).

 

 

Association des Communes Minières de France

 

 

Créée en 1990, l’Association des Communes Minières de France représente 292 communes adhérentes réparties sur 29 départements ainsi que 25 associations locales.

Elle est présidée par Jean-Pierre Kucheida, député-maire honoraire de Liévin (Pas-de-Calais).

 

 

L’association a pour objet principal d’intervenir auprès des Pouvoirs Publics nationaux et européens, et auprès des exploitants pour une meilleure prise en compte des enjeux relevant du domaine minier touchant les communes et leur population.

 

 

Elle intervient notamment dans les domaines suivants : le développement socio-économique des bassins miniers, la réhabilitation urbaine et le traitement des désordres générés par l’activité minière, la fiscalité locale, le respect des droits de la corporation minière et la valorisation du patrimoine culturel des Bassins Miniers.

 

 

Sur place ce jeudi, Jean-Pierre Kucheida, député-maire honoraire de Liévin et président de l’ACOM France, Philippe Nachbar, sénateur de Meurthe et Moselle, Marie-Claude Jarrot, maire de Montceau, Jean-Claude Lagrange, maire de Sanvignes, Alain Philibert maire de Saint-Vallier, Marie-Thérèse Frizot, vice-présidente départementale, Gérard Gronfier maire adjoint à Montceau et Audrey Deudon, déléguée générale ACM.

 

 

Le patrimoine minier

 

 

Dans un premier temps, Mme Jarrot et M. Kucheida, dans de longs discours, on retracé l’histoire de la mine et de l’après-mine, soulignant les richesses de celui-ci. « C’est sur ce territoire que l’on extrait la matière nécessaire, induite par la mine au développement de notre société. Sans cela, nous serions encore dans l’agriculture du 19e siècle » dira le président Kucheida. Ajoutant que « la société française était bien ingrate à l’égard des régions minières ».

Et de rappeler que les premières caisses de secours ont été fondées en 1890 dans le bassin minier du Nord-Pas de Calais et que les mineurs ont gagné leurs congés payés…

 

 

Plus de 400 maisons rasées à Sanvignes

 

 

Jean-Claude Lagrange, pour sa part, précise que Sanvignes a été, après mine, la commune la plus sinistrée de France, avec 400 maisons rasées. « Un tiers de la commune est inconstructible » souligne-t-il. Et de regretter qu’exemple n’ait pas été pris sur ceux qui étaient déjà dans la reconversion… ».

A l’issue de ces discours, M. Kucheida propose que l’on parle « de ce qui se passe chez vous ».

 

 

La centrale de Lucy

 

 

Et c’est Mme Jarrot qui prend la parole et qui enfourche son cheval de bataille avec la centrale de Lucy.

 

 

En effet, depuis le 1er janvier 2014, et l’abandon successif par E.ON puis UNIPER du site de Lucy et de ses salariés, avec comme décision pure et simple de fermeture de la centrale sans projet d’avenir, Mme Jarrot rappelle qu’elle n’a jamais cessé de se battre pour le démantèlement du site montcellien.

 

 

« La centrale ne fonctionne plus et seules quatre personnes sont restées. Nous avons obtenu qu’une étude puisse être faite pour une reconversion potentielle de la centrale thermique en centrale biomasse » dira l’élue.

 

 

Précisant qu’elle croit en l’avenir de cette centrale. « Lucy est devenue une friche industrielle et UNIPER cherche à se vendre à un groupe finlandais ».

 

 

Et de poursuivre : « Quand la centrale s’est arrêtée, le groupe industriel avait l’obligation de rendre le terrain propre, démantelé et dépollué pour installer autre chose, par exemple des fermes photovoltaïques. J’ai alerté le sénateur Jean-Pierre Emorine sur le sujet en lui demandant s’il n’y avait pas un délai imposé à respecter. Ce qui n’est pas le cas. Donc, on ne récupère que les problèmes… ».

 

 

Et Mme Jarrot ne décolère pas lorsque le groupe industriel annonce le démantèlement de ce site qui va jusqu’ en…2023. « Ils jouent la montre…Ils n’ont même pas enlevé les tuyaux du réseau de chauffage urbain que j’ai démantelé » se désole-t-elle.

 

 

Leur seul argument : ils font des études…Mais cela ne veut rien dire, s’énerve l’élue. « Quant à la façade de Lucy 2, le bâtiment est intéressant et je refuse que cet espace soit démoli » annonce Mme Jarrot.

 

 

Et de prédire que « demain, le responsable de démolition d’UNIPER va dire qu’il faut refaire des études. Mais c’est pour gagner du temps ! ».

Et d’interpeller le sénateur Nachbar afin qu’il s’empare du sujet. « C’est le phasage qui pose problème. Si on ne se bagarre pas, en 2050, le site ne sera toujours pas démantelé » conclura-t-elle.

 

 

Une personne de l’assemblée intervient en disant qu’il faut rappeler à l’Etat ce qu’il doit faire en ces circonstances. M. Kucheida, précise qu’il faut alerter le préfet et le préfet de région…

 

 

Le sénateur Nachbar lui, estime que c’est essentiellement l’Etat qui doit faire respecter les règles en matière de démantèlement et nettoyage du site.

Et comme le dit Marie-Claude Jarrot, pour UNIPER, le montant de la démolition n’est pas un problème. Ils disent pourtant que c’est un problème de budget ! C’est inacceptable !

 

 

Jean-Claude Lagrange constate que Lucy est fermée, mais que d’autres centrales fonctionnent encore, mais pour combien de temps ? Il propose de s’associer avec d’autres élus des sites orphelins…

 

 

 

Dans un autre registre, Mme Jarrot rappelle que le Lavoir des Chavannes doit rester un objet d’art. On va y mettre des fermes solaires » dit-elle. Et puis, cela entre bien dans le cadre du label « Ecomusée » dira-t-elle en faisant parfaitement la transition avec le sujet suivant.

 

 

Le label Ecomusée

 

Mme Jarrot rappelle qu’elle se bat depuis longtemps pour obtenir la labellisation « Ecomusée » pour la ville de Montceau. « Le Creusot l’a et pas nous, c’est une ineptie, ce n’est pas juste et c’est moche » dit-elle. Ajoutant : « Nous ne pouvons pas ne pas être classés Ecomusée… ».

 

 

Nul doute que l’élue se battra encore pour obtenir cette labellisation, d’autant plus que celui-ci génère des financements importants, notamment venant de la DRAC ( Direction régionale des affaires culturelles).

 

 

Les cités minières

 

 

Autre sujet de mécontentement : les maisons de la mine, qui appartiennent majoritairement à Villéo (nouveau nom Abelis). Le maire de Montceau s’insurge contre le fait que ces maisons, qui sont mitoyennes, présentent pour certaines un côté rénové et l’autre côté ne l’est pas. « Un coté neuf et l’autre en ruine » ne décolère pas Mme Jarrot.

 

 

Et mieux, dit-elle, on a vu aussi un côté rénové et l’autre…carrément abattu, rasé ! Et là encore, le bailleur social prend pour excuse le coût de la rénovation qui est trop élevé. « Les personnes ont envie de rester dans leur quartier, ils s’y plaisent, mais menacent de partir au vu de ce spectacle…

 

 

Et Alain Philibert de préciser qu’aux Gautherets, la situation est la même (logements coupés en deux, rasés d’un côté etc). C’est du grand n’importe quoi, dira le maire de Saint-Vallier. Les logements n’étant pas loués deviennent des friches, on ne peut pas laisser faire, sinon, les gens vont partir… »Les gens des Gautherets souhaiteraient racheter les maisons et les rénover, mais ils n’y arrivent pas…

 

 

Et Jean-Claude Lagrange de lancer qu’on risque de voir fleurir des maisons provençales et bourguignonnes au milieu des cités minières…

 

 

Après avoir entendu ces doléances, le président Kucheida s’est étonné qu’il y ait encore ces problèmes de logements ici.

 

 

Les Fouthiaux et Saint-Amédée

 

 

Concernant ces lacs, Jean-Claude Lagrange en a expliqué la naissance avec 400 hectares creusés aux découvertes qui ont laissé ces lacs : les Fouthiaux et Saint-Amédée. Et de préciser que la commune en a fait un attrait touristique  et un poumon vert, rattaché à la voie verte, au canal et à Eurovélos.

 

 

« Il faut redonner forme à ces sites. Saint-Amédée est un très beau lac complètement transformé » dira le maire de Sanvignes. Mais cela représente bien évidemment des frais de gestion.

 

 

Quant aux Fouthiaux, ils accueillent une base de plongée. « Nous avons eu la chance d’avoir beaucoup de crédits pour réhabiliter ces deux sites » se félicite Lagrange.

Et rien de mieux de se transporter sur le terrain pour y vérifier ces dires. C’est ce qu’on fait les participants à cette réunion.

 

 

Ils se sont également rendus au Mecateam Cluster et aux Ateliers du Jour.

 

 

 

 

 

 

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