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mercredi 14 août 2019 à 05:53

Montceau-les-Mines : Après «Martine prend l’avion»

Les aventures de Rémi Politi en Corée du Sud !



 



 

Rémi Politi, bien connu sous les latitudes montcelliennes a séjourné 11 mois en Corée du Sud pour ses études.

 

De retour à la maison-mère, il nous confie ses impressions, ses découvertes et ce qu’il a vécu dans ce pays lointain !

 

 

Rémi est parti en Corée du Sud le 20 août 2018 et est revenu le 24 juillet 2019.

Après avoir séjourné 11 mois dans ce pays, il revient en terres bourguignonnes, riche de nombreuses expériences et découvertes, des expériences humaines fortes, culturelles, surprenantes,… Bref, tout ce qui fait l’intérêt d’un tel dépaysement !

 

Un séjour qui prend sa source à l’université Lyon 2 où Rémi suit une licence en Science Politique. Pour sa 3ème année, il décide de partir à l’étranger pour vivre autrement, découvrir une autre culture et parfaire son anglais grâce au programme « Monde Bilatéral », un programme d’échanges qui permet aux étudiants de suivre leur cursus dans un pays étranger, un erasmus mondus !

 

Les dossiers sont déposés  avec deux autres camarades de fac, Jules et Grégoire. Verdict attendu : les 3 compères sont acceptés et validés.

Rémi sera donc francophone en Corée pour une année  universitaire.

 

Le 20 août voilà nos trois lascars dans l’avion avec la réservation d’un AirBnB pour 10 jours dans la capitale coréenne : Séoul. Il faudra trouver un logement pour la suite.

 

À l’arrivée, c’est le choc…  Les rues, les inscriptions, les indications, la densité de population. La moitié des coréens vit à Séoul, la 3ème mégapole la plus peuplée au monde après Tokyo et Mexico. (51,47 millions (2017), 11 millions d’habitants intra-muros et 25 620 000 dans son aire urbaine)

 

La rentrée universitaire ne débutant que le 4 septembre, le trio doit trouver un appartement. C’est chose faite assez rapidement, à une heure de transport pour chacun des colocataires pour se rendre à ses cours.

Les cours se passent plutôt bien, en anglais. Rémi assistent à des cours de science politique et de culture asiatique avec dominante cinéma, art coréen, musique,…

 

Au bout de quelques mois, avec 15 heures de cours, Rémi, sent qu’il s’installe dans une certaine routine : fac, ville, appart, colocs,… bref il cherche à faire, à s’insérer, à s’investir dans un projet plus important qui lui fasse rencontrer des acteurs de la vie culturelle.

Il prend contact avec l’ambassade, mais cette rencontre n’est pas fructueuse et n’apporte pas de nouvelles perspectives à Rémi.

Il poste des messages sur les réseaux sociaux et un beau jour, Nicolas Hazard, fondateur de la Cie KITAC le contacte. Celui-ci organise le premier festival francophone de théâtre à Séoul et cherche des énergies voulant s’impliquer.

Cette initiative sera récompensée de succès puisque Rémi se voit intégrer dans l’organisation de cet événement et prend toute sa place dans l’équipe. Il a pu faire jouer ses compétences acquises au cours des années passées au FJEP lors de l’organisation des scènes ouvertes et des concerts avec les musiciens du Foyer.

Il devient tour à tour directeur technique, manage les bénévoles et rencontre les différents participants de cette manifestation.

 

Le FESTIVAL DE THÉÂTRE FRANCOPHONE DE SÉOUL

Pour la première fois en Corée, la compagnie KITAC a proposé un Festival de théâtre francophone qui s’inscrit dans la démarche de promouvoir la langue française et la faire découvrir au plus grand nombre, mais aussi renforcer les liens culturels franco-coréens, avec un égard tout particulier envers les nouvelles générations désireuses de découvrir la Francophonie. Cette première édition du Festival de théâtre francophone a présenté 5 compagnies de troupes françaises (dont une de Guyane), belge et coréenne avec pour invité d’honneur Lorànt DEUTSCH, qui a présenté ses deux derniers spectacles.

 

En février, ce sont les vacances. Une pause dans l’année universitaire. Rémi en profite pour prendre le sac à dos et partir à la découverte de la Malaisie, du Viet-nam et de Singapour. Un seul mot pour qualifier ce périple : incroyable, c’est juste incroyable !

 

Tout au long de ce séjour, Rémi se déplace dans toute la Corée la plupart du temps en bus car le train est cher. Il visite des musées, des régions, des villes, des temples, …

Séoul ne se résume pas à ses immenses buildings. Séoul compte de nombreuses richesses architecturales, des quartiers historiques où l’on trouve les hanok, des demeures traditionnelles.
Les musées sont nombreux : le Musée national de Corée, le Musée du palais national de Corée, Leeum Samsung Museum of Art… ainsi que les palais : Changdeok,  Gyeongbok, Changgyeong, Deoksu, …

 

Ce fut l’occasion également de découvrir La Cuisine Sud-Coréenne, une cuisine plutôt méconnue mais qui présente une variété de spécialités :  kimchi,   gimbap  ou bibimbap, raviolis, soupe, soupe de nouilles, viande crue, cuisine sino-coréenne, …

Rémi a opté pour le ricecake, le « Tteo Kbokki », un plat à base de riz, très épicé.

Rémi ne pouvait pas ne pas se rendre sur la DMZ, la zone démilitarisée entre la Corée du Nord et la Corée du Sud depuis la fin de la guerre de Corée en 1953. « Une zone où l’on ne peut se rendre qu’en prenant un tour guide en bus. C’est payant et l’ambiance est curieuse. On sent un américanisme de plomb. Le capitalisme a imprégné la zone et le merchandising est très présent. »

 

« J’ai assisté au « DMZ PEACE TRAINMUSIC FESTVAL ». C’est un festival de musique non-commercial mais pop-friendly qui prône des valeurs humanistes, vivre la paix à travers la musique, explorer et découvrir la paix contemporaine, …

J’ai même rencontré et échangé avec les membres d’un groupe de rock français, les lyonnais de « Last Train » qui ont partagé la scène avec John Cale du Velvet Underground, Iceage et Peace ! »

 

« Pour conclure, je dirai qu’un séjour comme celui-là laisse des traces…C’est comme une remise à jour du système central, l’occasion d’affirmer mes convictions intimes, mes envies et mes vues sur mon avenir. C’est le moment de se retrouver, de se redécouvrir, de reprendre en main son essence, ce qui est au plus profond de son être. »

 

J.L Pradines

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 






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