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lundi 13 juin 2016 à 05:37

« AUTOUR DE L’EURO » : Épisode 4 avec la « Squadra Azzura » l’Italie vue par Philippe Valente (Blanzy)

Le blanzynois (ex-gueugnonnais) Philippe Valente nous parle de sa relation filiale avec le pays de son coeur et de ses parents, la belle Italie. Décryptage franco-italien du jour avant le choc Belgique-Italie de ce lundi à Lyon (21h)..




  Nouvelle rubrique sur Montceau News. L’innovation n’a pas de limites, les idées non plus.

 

 

Nous allons vous faire vivre l’EURO 2016 de Football en France de différentes manières, sous différents angles.

 

 

Chaque jour, un lecteur ou une lectrice de www.montceau-news.com originaire ou vivant dans l’un des pays qui participent à la compétition reine de l’UEFA, nous donnera sa vision de ces deux pays, d’un côté la France, de l’autre la Terre de ses ancêtres ou terre d’accueil. Le but ? Voir le football d’un autre angle.

 

 

Connaitre les différents pays européens présents en France un mois durant et pas seulement sur le côté sportif. Enfin l’ultime avantage, c’est vous mettre en avant, car sans vous on ne serait rien. Épisode 4, plein de passion et enrichissant ô possible, plongez avec nous au coeur de l’ITALIE présentée par Philippe Valente.

 

 

 

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Philippe Valente de l’Italie à Blanzy en passant par Gueugnon..

 

 

 

Né le 16 mai 1973 à Le Creusot, Philippe grandit avec ses parents à Gueugnon, qu’il quittera à ses 23 ans pour rallier la commune de Blanzy (71). Dans le début des années 60, lors de la grande vague d’immigration d’après guerre, composée en majeure partie d’italiens et de portugais, ses grands parents « s’installe à Gueugnon pour mon grand père, pour travailler à « Ugine » (Forges de Gueugnon) et à Digoin pour ma grand mère, entrée très vite à la « Fayance de Digoin ». À cette époque, mon père avait 17 ans et ma mère 12 ans » me confie-t-il avec une émotion palpable.

 

 

 

Ils venaient de Calabre, région au sud de la Botte. C’est à Gueugnon qu’ils se rencontrés puis mariés. Philippe Valente est né de cette union et a grandi « à 100% italien. On parlait italien à la maison, on mangeait italien et on sortait italien (rires). » Lorsque je lui demande si il retourne souvent en Italie, il me confie « partir une fois par an en période estivale pour les vacances. Après, il est vrai qu’on va rarement plus bas que Venise. On reste dans le Nord, pas forcément là où sont mes cousins. Mais bon, la famille se trouve à 2000 kilomètres, ce n’est pas évident. »

 

 

 

Puis il enchaîne sur l’Italie d’aujourd’hui : « L’Italie est un peu coupé en deux. D’un côté le nord assimilable à la France et de l’autre le Sud, très pauvre matériellement mais infiniment plus riche humainement parlant ! » Effectivement, le Nord du pays est industrialisé et les infrastructures de très bon standing. À contrario, dans le sud du pays, « il y a très peu d’industrie, les gens vivent de leurs élevages dans certains cas. C’est rester très rustique et du coup beaucoup plus authentique qu’au nord. »

 

 

 

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« Là bas, les gens qui n’ont rien ou pas grand chose vous offrent tout. » Philippe Valente.

 

 

On peut dire que la vie en France pour une famille italienne est emplie de clichés. Certains sont même une réalité. La communauté italienne et portugaise, très majoritaire à Gueugnon et Digoin, à l’image de la forte communauté polonaise des Gautherets, a vécu en vase clos pendant un temps.

 

 

Philippe raconte : « On allait souvent voir des amis italiens, enfin c’est surtout valable quand j’étais jeune et avec mes parents. À la maison, vu que mes grands parents ne parlaient pas français, on parlait toujours italien. C’est comme ça que je me suis forgé une âme italienne très forte. Comme beaucoup d’autres personnes dans mon cas avec des origines diverses. » (Ndlr : Philippe a joué au FCG durant plusieurs années).

 

 

L’Italie et l’oratorio..

 

 

Et la France dans tout ça? Il l’a porte en très haute estime, extraits : « J’aime autant la France que l’Italie. Mon coeur penche peut-être un peu plus pour le pays de mes origines. Mais j’aime la France. C’est mon pays, j’y ai fondé ma famille et mon avenir. » Avec une forte identité religieuse, « 100% catholique. De manière très stricte même, en Italie la religion tient une place importante et dans ma famille aussi. »

 

 

Dans l’Italie d’antan, les jeunes se retrouvaient très souvent à l’oratorio, une structure adossée à l’église d’un village ou d’un quartier, où des activités sont proposées aux jeunes, au premier rang desquelles le football. C’est là que se développait le talent. De nos jours, avec la technologie, les choses ont bien changé dans la botte.

 

 

La tradition italienne, « les pâtes de toutes sortes, la Pizza bien sur, la charcuterie et le fromage italien », reste très présente dans son quotidien. Le triptyque à l’italienne. L’essentiel du pack nutritionnel local. Philippe s’en délecte et n’hésites pas à s’en amuser entouré de ses amis. Notons qu’il est éducateur de football au club de l’US Blanzy depuis de nombreuses années déjà. Un homme au grand coeur, pas avare en conseils et en bonhomie. La classe à l’italienne en quelque sorte.

 

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Un joueur, Sempre Buffon..

 

 

 

Pour revenir au terrain et à cet EURO 2016 en France, Philippe avoue que « les bleus sont très peu expérimentés en défense, il manque des automatismes, un manque flagrant de coordination alors que les joueurs sont bons individuellement. » Pour l’animation offensive, il embraye « je pense que Pogba n’est pas à son niveau. Du coup on pêche un peu pour se projeter rapidement vers l’avant. On a de bons milieux défensifs, et une attaque explosive. Devant, on peut marquer à tout moment. »

 

 

En ce qui concerne la Squadra Azzura, il assure « avoir une défense en or avec le meilleur de tous, Buffon. Derrière, nos centraux sont au top, la défense d’une manière générale avec l’ossature de la Juventus présente beaucoup de garantie. C’est devant où il nous manque un peu d’expérience. Au milieu, De Rossi revient bien, on a Motta, Marchisio, je pense qu’on a de quoi faire. L’Italie répond toujours présent dans les grandes compétitions. »

 

 

Et Bouffon dans tout ça ? « C’est la star, plus de 156 sélections nationales. Un état d’esprit irréprochable, une soif de gagner intacte. Et un profond respect des autres, Buffon c’est la classe » et on ne contredira pas Philippe là dessus. Ce soir à 21h au Parc OL de Lyon, l’Italie entrera dans la compétition reine européenne contre l’autre favori du groupe, la Belgique d’Eden Hazard.

 

 

Un test grandeur nature, « on doit absolument gagner ce premier match, c’est essentiel pour bien entrer dans la compétition et prendre un avantage sur la qualification » assure Philippe, mais « il ne faudra surtout pas négliger les deux autres équipes du groupe qui sont loin d’être des faires valoir. La Suède de Zlatan et l’Irlande sont deux belles équipes, rien ne sera facile » me souffle-t-il avec une pointe d’inquiétude dans le propos. Rendez-vous ce soir. Philippe, lui sera devant sa télévision, aux couleurs de l’Italie bien sur.

 

 

 

Ce soir à 21h à Lyon, Groupe E : Belgique -Italie (Bein Sport 1, M6).

 

Épisode 5 demain mardi avec la Nazionale, équipe d’ITALIE vue par Philippe Valente.

 

Mustapha Sofi

 

 

 





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