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lundi 13 juillet 2015 Ă  05:58

45 minutes avant le big bang !

C’est le Bagunça à la briqueterie



 

Il dort, elle coure affolée. Le vernissage est dans 45 minutes et lui il dort. Elle le secoue, tape sur l’immense toile qu’il devait couvrir de son art fiévreux. Enfin il émerge, il se demande ce qui se passe, ce qu’elle a à crier après lui. Puis lui aussi devient complètement excité et se rue sur sa toile. Elle porte un masque de bal, on ne sait pourquoi, ou simplement parce qu’elle n’a pas de visage ou ceux des différents artistes en cohabitation dans cet atelier qui doit devenir dans 45 minutes une galerie.

 

 

 

Dans cette salle de la Briqueterie, pour l’instant c’est le Bagunça, le bazar total, une vraie chambre d’ado. Mais sans dialogue, juste avec des gestes et quelques onomatopées.

 

 

 

Et elle danse un peu, agite des foulards qui deviennent des torchons à poussière, elle place des ballons de baudruche sur des supports, son sens du rangement reste assez relatif. Les enfants du centre d’accueil restent un peu dubitatifs devant cette agitation, ils sont attentifs, très calmes, mais le propos les dépasse un peu. Ils auraient sans doute aimé un peu plus de burlesque.

 

Quand Dalyla, coiffée d’un chapeau, joue les DJ et lance une animation musicale elle relance les enfants qui se recalent sur leurs chaises.

 

 

 

Lui trace des bras gigantesques, des mains énormes, des têtes aux yeux exorbités dans ses couleurs favorites, rouge, bleu, jaune, noir, vert. La toile commence à prendre une vraie dimension avec un soleil ( ?) pris à pleine mains.

 

 

 

Le Bagunça n’est pas prêt d’être rangé, mais est ce nécessaire ? Nous sommes au moment du basculement entre le monde bohème de l’atelier et le monde agencé, structuré d’une galerie d’art. Ce basculement est un arrachement en fait et on en voit les effets sur la toile et dans le jeu des acteurs qui tournent, vont, viennent tels des papillons qui se brulent aux lampes.

 

En tout cas les gamins qui étaient là avec leur encadrement n’ont pas foutu le Bagunça.

 

 

Rappelons nous que ce sont les Epices de Lab’épicerie qui sont en scène avec David Ribeiro, Amandine Martins. A la technique Dalyla Bonlar, Nicolas Pernot.

 

 

 

Gilles Desnoix

 

 

 

 

 

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