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samedi 23 janvier 2016 à 07:45

Les Bizots : La sous-préfète aux champs

Jean Paul Luard accueille Carole Dabrigeon et David Marti



La future capitale de la Bourgogne Franche-Comté, Les Bizots, accueille ce 21 janvier 2016 2 personnalités venues, comme à leur habitude, sur le terrain rencontrer les acteurs de l’économie réelle.

 

Madame Carole Dabrigeon, Sous-Préfète d’Autun continue ses sorties dans le territoire de son arrondissement et David Marti poursuit inlassablement ses contacts avec les forces vives de la CUCM.

 

Jean Paul Luard leur a concocté des visites intéressantes et représentatives de la vigueur de sa commune. Avec lui quand il y en a pour un il y en a forcément pour 2, donc sans annexer, encore, la commune de Charmoy il va entrainer la représentante de l’état dans le domaine des cerfs, enfin dans un élevage de cerfs sur Charmoy.

 

(Nous ne sommes pas chez Perrault ou les frères Grimm.)

 

 

D’abord visite chez Desjours. « Vous nous accueillez comme à Noël » ne peut s’empêcher de dire la Sous-Préfète devant le buffet, les coupes pétillantes, les verres de jus de fruits, les tasses de café et les plats emplis de gâteaux. Chez Desjours quand on reçoit, on ne fait pas semblant et l’on sait mettre les petits plats dans les grands.

 

Jean Yves Desjours, son épouse, sa fille sont là pour présenter leur entreprise, leur élevage, leur savoir-faire aux personnalités présentes.

 

Outre le Maire, la Sous-Préfète, le Président de la CUCM, nous trouvons là Michel Trelat de la Direccte de Bourgogne Franche-Comté, les frères Forest, des carmédusiens ici ? (Ah oui l’élevage de Cerfs…), Gérard Genevois l’adjoint de Jean Paul Luard.

 

 

Jean Paul Luard prononce un court discours disant son plaisir d’accueillir ces personnalités sur sa commune et les remercie de leur initiative de venir rencontrer des artisans et commerçants des Bizots, sans lesquels la commune ne pourrait avoir le dynamisme dont elle fait preuve.

 

Il explique que sans l’aide de la CUCM et de son Président, de la Région, des parlementaires et de l’Etat les Bizots ne pourraient avoir la même image qu’aujourd’hui. Il se dit heureux, ainsi que son Conseil Municipal d’avoir depuis 2008 tourné la page et préparé l’avenir des Bizotins et Bizotines par de nombreux projets au nombre desquels se trouvent la mutualisation entre communes, de nouvelles constructions, de nouvelles implantations, de nouvelles activités de service public et de proximité, de nouveaux moyens pour découvrir la biodiversité par les circuits de randonnées, etc.

 

Il met en avant le rôle bénéfique de l’action de tous les présents permettant à la commune de pouvoir continuer à se projeter dans le futur. Bien sûr, admet-il, « rien n’est acquis mais à force d’ambition et de ténacité, tout peut être possible ! »

 

Il les remercie d’avoir été à son écoute et leur souhaite que cette année 2016 soit celle de la réalisation de tous leurs vœux.
Carole Dabrigeon et David Marti sont des visiteurs intéressés et ils questionnent Jean Yves Desjours et son épouse avec la même précision que s’ils se trouvaient avec leurs collaborateurs les plus proches. L’intérêt n’est pas feint, les questions pertinentes, précises. Jean Yves est un grand professionnel, il agit, fait vivre son entreprise, mais il sait aussi présenter son activité avec concision et précision. En fait les personnalités comme la presse découvrent la particularité de l’exploitation Desjours et de ses productions. (http://www.desjours-volailles.fr/)

 

Nous sommes là dans un domaine qui est passé du père au fils en 1996 et qui s’est adapté aux temps nouveaux et aux méthodes nouvelles. Nous sommes là chez des gens que Laurent Petitrenaud pourrait saluer d’un « Salut les artistes ».

 

On a l’amour du métier, du produit, le respect de l’animal. Au grand dam des photographes pas une cocote courant dans l’herbe, pas un poussin pépiant autour d’une mangeoire… nous sommes en période de vide sanitaire. C’est-à-dire plus de bêtes, nettoyage, désinfection des locaux, etc. Rien dans les textes n’oblige les Desjours à pratiquer ainsi, mais eux ce sont des consciencieux, des proactifs. Leur leitmotiv demeure hygiène et qualité, donc pas de pot nous visitons sans la bassecour. La période de vide sanitaire s’étend de fin décembre à la fin de la première semaine de février. Pour un acheteur cela est très rassurant.

 

Un acheteur d’accord, mais que vient il acheter chez Desjours ce bienheureux acheteur ? D’abord qui est-il ?

 

Vous, moi, d’autres aussi, des professionnels, des éleveurs. Tout ce beau monde de Saône et Loire et des départements limitrophes peut trouver chez Desjours, en gros, demi-gros, détail, suivant la saison, sur pied ou tués : des poulets de chair, des cous nus, des pintades, des dindes, des canards, des oisons, des canetons, des poules pondeuses, des oies.

 

Tout ceci demande quelques explications car chez Desjours il y a plusieurs métiers, plusieurs niveaux d’activité.

 

 

D’abord le « démarrage » : l’élevage au sol des poussins de toutes ces races de 1 jour à 3 semaines. Ensuite une partie est revendue à des éleveurs, à des producteurs, ou à des particuliers qui veulent renouveler un cheptel domestique.

 

 

Ensuite l’élevage en plein air chez Desjours et vente aux particuliers. D’où l’existence à l’exploitation d’un vrai magasin bien équipé.

 

 

C’est une grosse affaire, un travail imposant, une implication maximale pour Jean Yves, son épouse et un saisonnier. La fille coiffeuse à Torcy (Izeal coiffure) vient donner un coup de main dans les coups de bourre. Aujourd’hui elle joue les hôtesses et est attentive à ce que les présents aient tout ce qu’ils désirent en boisson et petits gâteaux. Il y a deux périodes importantes, le pic de mars à Juillet, et la fin de l’année avec les réveillons.

 

Les questions fusent, les réponses sont données, Jean Yves met tout son cœur à répondre le plus précisément possible. La Sous-Préfète, comme le Président Marti sont très intéressés par le développement de cette affaire, par les contrecoups suivant les épisodes de grippe aviaire et donc les fluctuations de la filière. Jean Yves Desjours et sa femme expliquent que bien sur cela s’est ressenti, comme les effets de la crise de 2008, mais que l’activité redémarre doucement. C’est la qualité qui attire les clients et qui les fidélise.

 

Carole Dabrigeon s’intéresse au statut de l’exploitation qui est en SARL et propose les services de la Direction des Territoires pour examiner s’il n’existe pas de statut juridique plus intéressant et plus favorable, elle rappelle que c’est le devoir de l’état d’aider au développement économique.

 

 

Le Président Marti exprime son besoin d’être sur le terrain, de venir à la rencontre des personnes, des acteurs économiques. Et que s’il se bat pour conserver la forme juridique de communauté Urbaine, il ne peut que rappeler qu’une des forces de cette dernière c’est justement la ruralité. Il lui est nécessaire, voire primordial, d’aller à la découverte du territoire, d’en découvrir tous les aspects et toutes les richesses. Il reprend son leitmotiv sur l’encouragement à l’innovation et à l’implication. Il explique qu’il faut saluer les personnes qui ont le courage de se lancer et de persévérer pour réussir. Pour conclure il revient sur le fait, approuvé en cela par Carole Dabrigeon, que rien ne remplace le terrain et les contacts directs.

 

 

Sur ces bonnes paroles tout le monde, y compris la famille Desjours, se déplace à la Joaillerie Legros en contrebas de l’autre côté de la D980.

 

 

Ce lieu s’appelle Les Beaujours. On n’y attend pas Godot mais la représentante de l’Etat, Le Président de la CUCM, le Maire, d’autres personnalités et la presse. Mais ces visites et le vif intérêt manifesté font remonter une réplique d’en Attendant Godot : « Ne perdons pas notre temps en vains discours. Faisons quelque chose, pendant que l’occasion se présente! Ce n’est pas tous les jours que l’on a besoin de nous »

 

Comme dirait Winnie dans « Oh les beaux jours » Encore une journée divine !

 

 

Aux Beaujours il doit y avoir un micro climat de sympathie et de courtoisie, car on est accueilli chez Legros avec la même chaleur et la même aménité que chez Desjours.

 

Et nous sommes dans un établissement ultra sécurisé avec un sas commandé à l’entrée, caméras et tout le toutim. Ici on met pour nous les petits écrins dans les grands. Le luxe, madame ça vous a une patine, je ne vous dis pas.

 

40 ans que les Legros sont installés là contre toute logique à cet endroit et Mme Legros nous apparait délicieusement jeune.
40 ans et le succès accompagné d’une clientèle fidèle sur toute la France avec essaimage en Allemagne, Belgique et même dans l’ex empire du milieu. Vous qui passez ne voyez pas ce qu’il y a vraiment à voir. Un des fleurons de la joaillerie créative Française est posé dans l’écrin de verdure des Bizots. Comme il est dit dans en attendant Godot « Il faudrait se tourner résolument vers la nature. »

 

 

40 ans déjà et peut être aussi comme dirait Winnie dans « oh les beaux jours » Avoir été toujours celle que je suis – et être si différente de celle que j’étais.

 

 

Il y a 40 ans les Legros tournaient dans tout le département pour récolter les bijoux à réparer, rénover, puis un jour ils l’ont fait pour leur compte et son devenus créateurs, et voilà… la réussite, le travail certes mais la réussite, mais la perfection en plus.

 

La réussite aussi parce que les enfants sont avec eux dans l’entreprise. La fille crée, et du talent il y en a. Du talent mais du travail. De la fonderie à la cire perdue jusqu’à l’ultime finition, le bijou né dans son esprit prend vie sous ses doigts.

 

Le fils, ah les fils et les parents, lui a ouvert boutique au Creusot, rue Foch. C’est leur deuxième magasin puisque le premier jouxte l’atelier aux Beaujours.

 

 

Dans l’atelier, des orfèvres (artisans de l’or), c’est le seul vocable qui vient à l’esprit en les voyant œuvrer avec une dextérité et une patience de moines copistes, s’activent sur des bijoux graciles et fragiles mais d’une belle facture. Rien qu’à m’imaginer à la place de l’artiste j’en tremble pour l’objet. Il faut un geste sur, précis, je dirais apaisé pour réaliser ce que la fille de la famille et les trois orfèvres sont en train de fabriquer.

 

 

L’œil et la main travaillent visiblement en synergie.

 

A la joaillerie Legros on travaille les métaux précieux, et toutes les pierres. Mais on travaille aussi le vieil or, celui que les gens apportent pour qu’on le fasse renaître sous une autre forme, selon les désirs du client. Et là nous sommes aussi dans le partage et l’humain. Madame Legros exprime son émotion et celle des clients lorsqu’ils reçoivent de ses mains le bijou tiré d’une vieille alliance, de quelques carats de souvenirs de toute une vie…

 

La visite est palpitante. Une fois encore nous nous trouvons devant l’authentique, le respect de la matière et du produit fini.

Carole Dabrigeon taquine un peu les hommes présents en leur rappelant que bientôt se sera la Saint Valentin et qu’il s’agit d’être réactif en ce domaine… Le message sera-t-il entendu ? Pourtant ici il y a de quoi satisfaire toutes les envies, des plus modestes aux plus amoureuses. 

 

 

Le Président Marti est particulièrement intéressé par les process et la matière première et il apprécie le concept de redonner une vie à des objets qui ont une âme.

 

Il se fait expliquer en détail chaque opération. Une visite avec lui ce n’est jamais en coup de vent ni superficiel.

 

Mme Legros explique que si le chiffre d’affaire est constant, les fluctuations des cours de l’or et les effets de la crise depuis 2008 ont quand même pesé lourdement sur l’activité.

 

Et pendant ce temps-là on reçoit des clients qui sont tous surpris de voir déambuler cette cohorte accompagnée de photographes. Et même lorsque nous envahissons le magasin et contemplons les vitrines cela ne perturbe en rien la vendeuse. Même pas sur que chez Van Cleef & Arpels ils soient aussi professionnels…

 

 

Et après avoir franchi le sas de sécurité tout le monde part pour la maison pour tous des Bizots avant d’aller visiter l’élevage de cerfs des frères Forest situé sur la commune de Charmoy au lieu-dit la couleuvrine. Là au sein de la nature une harde de biches (génisses) et un gros cerf mâle vit en liberté dans un grand parc. Grâce à la compétence et au talent de l’entreprise leur viande est destinée à la vente, soit en viande proprement dite, soit en terrine. Ne pas oublier le veau de cerf de lait, et à côté la perdrix.

 

Cf. notre article http://montceau-news.com/montceau_et_sa_region/145178-la-ronde-de-nos-villages-9.html

 

 

Le cerf est un animal majestueux, sa femelle la vedette des contes, son fils a séduit Walt Disney, et c’est sous sa forme volante (sans blague, le cerf ailé ou cerf-volant) qu’il est devenu un emblème important de la royauté depuis Charles VI. Et il devait majestueusement courir dans les bois et sur les terres du Comté de Charrin et de ses 99 fermes jusqu’il n’y a pas si longtemps. Il y a encore les brames qui vibrent dans l’air… enfin je crois…

 

 

David Marti a dû partir car il était retenu par d’autres obligations. La Sous-Préfète continue la visite avec Jean Paul Luard et toute la petite troupe. Et comme pour les autres visites elle se passionne pour ce qu’elle voit et à propos des particularités de cette entreprise particulière.

 

 

La Sous-Préfète aux champs ce n’est pas d’Alphonse Daudet, mais de Jean Paul Luard. Et peut-être a-t-elle fait aussi de la poésie au lieu de faire des discours.

 

 

Gilles Desnoix

 

 

 

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