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vendredi 27 mai 2016 à 07:34

Vie municipale à Saint-Vallier, rencontre avec Danielle Lucien, adjointe au maire…

« Pas l’habitude de faire les chose à moitié »




Elle a fait son apparition dans la vie municipale valloirienne à la dernière élection locale sur la liste « Avec Alain Philibert, Saint-Vallier j’y crois ». Depuis, Danielle Lucien a en charge le développement durable et la démocratie participative. Une adjointe impliquée et appliquée que ce soit dans la fête des voisins, ce vendredi soir, le troc plants le lendemain ou les économies d’énergie avec l’éclairage public.

 

C’est une combative, voilà sans doute ce trait de caractère qui a plu à Alain Philibert pour composer sa liste aux dernières élections municipales à Saint-Vallier et la propulser adjointe, chargée du développement durable et à la démocratie participative. Une figure au fort tempérament et qui défend le droit des femmes.

 

 

Danielle Lucien 25 05 16

 

Qui êtes-vous Danielle Lucien ?

 

« Je ne suis pas une Valloirienne, je suis née à Reims et j’ai vécu plus de vingt-cinq ans dans les Hautes-Alpes à Briançon. J’ai été infirmière, responsable d’une unité de réanimation et pour des raisons professionnelles, mon mari est venu en tant que radiologue à l’hôpital des Houillères. Moi, j’ai travaillé pendant dix ans à Paray-le-Monial en tant que simple infirmière à la clinique du Château. Aujourd’hui je suis à la retraite, j’ai cinq enfants, deux petits-enfants et bientôt trois ».
« Mes convictions sont de gauche »

 

Comment êtes-vous devenue adjointe au maire ?

 

« Je suis arrivée en 1990 donc je connaissais Alain Philibert depuis longtemps, il a été le professeur de mes filles. Lors d’une réunion, avant les élections municipales, j’ai posé des questions, notamment sur la desserte de la gare du Galuzot. Alors Alain Philibert m’a appelée. J’ai besoin de vous, m’a-t-il dit mais comme adjointe au développement durable alors que j’ai surtout milité dans des associations tournées vers le social. J’aurais été plus à l’aise dans ce domaine, c’est un milieu que je connais alors que le développement durable, c’est un peu un pari ».

 

Vous êtes membre d’un parti politique ?

 

« Je n’ai pas de carte politique. Mes convictions sont de gauche. J’aime à rappeler la phrase du maire : Avec Danielle, on va mettre un peu de vert dans le rouge plutôt que du rouge dans le vert (… verre) ».

 

Peut-on alors vous taxer de militante écologiste ?

 

(Indécise) «Oooh ! Militante, c’est beaucoup dire mais si vous voulez. J’en ai toujours eu le goût et aujourd’hui c’est devenu plus profond de par ma fonction. Je n’ai pas d’idées arrêtées, je suis plus dans le raisonnable. Vous voyez, je pensais installer du photovoltaique sur tous les toits des bâtiments communaux mais une étude à démontrer que ce n’était pas viable financièrement, du moins aujourd’hui, qu’il fallait mieux s’appuyer sur une meilleure isolation thermique comme on le fait actuellement à la salle Mandela. J’apporte le côté officiel du rôle de l’élue pour appuyer des projets et les réaliser avec le personnel des services techniques qui les met en application. Ainsi, nous arrivons à un équilibre ».

 

Un éclairage public automatique

 

Vous êtes à l’origine des économies de l’éclairage public ?

 

« C’est une des idées parmi les propositions qui émanent d’une étude pour réduire les consommations énergétiques. Ainsi, à partir du 15 juin, l’allumage de l’éclairage public va se faire automatiquement dès que le soleil se couche. En hiver, la coupure aura lieu à 23h et la lumière reviendra à 6h. Cela étant, en cas de nécessité, d’un simple bouton, on pourra remettre l’éclairage en route. L’économie est conséquente. Aujourd’hui pour l’année, le coût est de 125 000€, au bout d’un an, nous allons le réduire de moitié. De toute manière, avec la COP 21, nous avons pour obligation de diminuer les consommations d’énergie ».

 

Parlez-nous de la démocratie participative.

 

« Le but est de demander l’avis des habitants, les sonder mais aussi qu’ils apportent de vrais projets. Seulement, ils sont trop peu à le faire. Pourquoi sont-ils si timides, de quoi ont-ils peur ? Ils ne répondent que si nous leur apportons une proposition ».

 

« J’ai horreur de perdre mon temps »

 

Et vous êtes aussi partie prenante de la fête des voisins ce vendredi soir…

 

« Disons qu’à cette occasion, la commune met à disposition des dix-huit groupes d’habitants, des tables, chaises, barrières. Et cette année, pour la première fois, la municipalité de Saint-Vallier prend à sa charge deux autres groupes dans le quartier du bourg devant l’ECLA avec le soutien de l’association Abreuvart Galipotes et à l’ancienne école Brésillon aux Gautherets avec la participation du collectif JM, des quartiers moins favorisés que d’autres. Sans oublier la résidence des Tilleuls avec début des festivités à 18h. Avec le maire, nous passerons voir chaque groupe ».

 

Vous débordez d’énergie ?

 

« Je n’ai pas pour habitude de faire les choses à moitié. J’aime, quand j’ai un projet, que tout aille vite mais je suis agacée du temps que ça prend. C’est enthousiasmant et frustrant à la fois. J’ai horreur de perdre mon temps ».

 

Une dernière chose peut-être ?

 

« Oui, un sujet qui me tient à cœur, le droit des femmes. Il n’y a aucune raison que les femmes soient traitées en deuxième intention à tout niveau et sur tout ».

 

Recueilli par Jean Bernard

 

Danielle Lucien 25 05 161

 

 

 

 



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