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vendredi 1 juillet 2016 à 07:16

Inauguration de la salle Mandela à Saint Vallier

Un superbe plafond en 3 vagues parallèles…



« La salle Mandela demandez là », ce jeu de mots est du premier adjoint de Blanzy Jean Marc Frizot. De l’humour, de la bonne humeur il y en a eu comme toujours à Saint Vallier où l’on prend tout au sérieux sauf soi.

 

 

Marie Thérèse Frizot et Lionel Duparay représentent la ville de Montceau, Jean Marc Frizot celle de Blanzy. D’autres élus des communes voisines sont présents dans la foule dense et pressée d’un côté de la salle et sur les accès extérieurs car il faut laisser le parquet central pour les danseurs et danseuses de Polonia.

 

 

Le Conseil municipal de Saint Vallier est quasiment au complet derrière le Maire.

 

 

Alain Philibert a commencé son discours, tout en interrogations et réponses, en s’inquiétant des cervicales de ses administrés qui avaient tous la tête levée à son arrivée pour contempler ce qui est le clou du travail de l’architecte dans la rénovation/restructuration de la Salle Mandela.

Il est vrai que le travail mené, selon la conception de Mme Coulon l’architecte, force le respect.

 

L’idée elle-même est très innovante et dégage une certaine poésie.

 

Mais l’ensemble des travaux confiés à des entreprises locales et Saône et Loiriennes, précise Richard Taiclet dans son discours, force le respect.

C’est Daniel Meunier, sans frac à queue de pie, qui s’est mué en maître de cérémonie.

 

 

Il ouvre les festivités, lance Polonia et la Kapela de Polonia, organise l’épreuve du coupé de ruban (si importante pour la réussite de toute bonne inauguration), présente les orateurs… disons-le, du grand art…

 

 

C’est Richard Taiclet qui attaque les discours par une évocation historique, un rien teintée de nostalgie, et un hommage au peuple minier sur fond de contestation actuelle.

 

 

D’abord le lieu : « cette salle qui fut d’abord salle de cinéma, salle festive, salle de réunions va continuer d’accueillir les habitants, les associations, les clubs dans une proposition esthétique mais aussi technique actualisée. Elle était obscurcie, nous l’avons voulue ouverte, naturellement éclairée. »

Ensuite les habitants : « la corporation des mineurs qui a incarné le quartier des Gautherets depuis sa création. Je pense à ces enfants, ces femmes et ces hommes qui, dans ce lieu, ont exprimé leurs joies, leurs émotions, leurs émois mais aussi leurs préoccupations. »

 

 

Pour continuer, le volet politique et militant : « ils étaient de cette avant-garde de la classe ouvrière qui, dans les luttes et dans la résistance a conçu le statut du mineur et a contribué, après la guerre au redressement de la France ».

 

 

Après ce panégyrique le coup de griffe, il a évoqué juste avant Jules Moch, de sinistre mémoire dit-il, envoyant brutalement les CRS contre les mineurs grévistes, il laisse poindre de la colère vis-à-vis de « ceux, toujours du côté des forts, serviles jusqu’à l’abnégation car contestés par 70% de la population mais voulant, de tout le reste de leurs forces, imposer un retour au 19ème siècle. »

 

 

On voit là que l’on inaugure la salle qui porte le nom de celui qui est devenu le symbole du combat contre l’injustice. C’est assez rare que dans un discours d’inauguration on trouve une prose de combat… mais le lieu y est peut-être pour quelque chose.

 

Mais nous revenons rapidement à l’instant présent « j’ai voulu évoquer ces instants parce qu’ils ont fait cette salle et que nos travaux n’ont pas pour objet de les effacer mais bien au contraire de les perpétuer… La conception de l’architecte, Madame Coulon, nous propose un choix esthétique original et si harmonieux empreint d’une douce gaité. »… on retrouve le poète derrière le militant.

 

 

Il précise que les travaux ont porté aussi, outre la salle elle-même, sur des techniques nouvelles pour la lumière, le son, l’acoustique, le chauffage et la ventilation. Le nombre de sanitaires a été accru et modernisé et des rangements efficaces ajoutés. De plus une rampe aux normes permet un accès facilité pour tous alors que la maitrise des entrées s’effectue à l’aide de cartes magnétiques.

 

 

Pour conclure et après avoir listé l’ensemble des entreprises et mis en valeur l’excellence de leur travail, il explique que le coût TTC de cette rénovation/restructuration s’élève à 463 767€ avec 101 000€ de subvention, plus le remboursement de la TVA par le FCTVA.

 

 

« Non, ce n’est pas du luxe, mais c’est faire plaisir aux habitants, aux associations qui méritent un tel lieu », s’exclame Alain Philibert, « il fallait donner un nouvel éclat à la salle Mandela. »

 

« Certains posaient la question : est ce que les Gautherets font bien partie de Saint Vallier, ils ont leur réponse aujourd’hui : oui les Gautherets sont bien un quartier de Saint Vallier. Et il méritait un tel équipement pour maintenir et développer la vie associative. »

 

 

Il rappelle que la commune a reçu le trophée des maires pour son action et que dans le domaine des travaux publics, et en particulier dans celui de l’entretien des bâtiments communaux, « il est toujours plus cher d’attendre que d’entreprendre.

 

Il souligne la liste des interventions et investissements de la ville comme le relais des services publics, Ecole Marie Curie, le restaurant scolaire Brésillon, la salle périscolaire, la salle Brésillon, dont en passant il se sert pour taquiner Mme Gelin qui ne la trouve pas, d’après lui, encore assez grande, la CLIS pour malentendants (il n’y en a que 2 en Saône et Loire), le CLAS pour l’accompagnement scolaire, etc.

 

 

Il liste aussi les possibilités pour les associations de disposer de salles adaptées comme la salle Raymond Devos, le centre culturel René Rousseau, la salle Daniel Zizzutto et donc la présente salle Mandela.

 

 

Il précise que les façades des salles Mandela et Zizzutto seront-elles aussi refaites.

 

 

Ah, oui, il précise à brûle pourpoint à certains afficionados de l’ancien cinéma que les deux projecteurs d’époque ont été démontés et évacués (ce ne fut pas une mince affaire) et qu’une seconde vie leur a été offerte, l’un à l’ECLA, l’autre auprès d’une association Chalonnaise.

 

 

Puis il conclut son propos par des remerciements, d’abord à son conseil municipal, puis aux services en la personne de Christian Delaforge le DGS, aux entreprises qui ont si bien travaillé et enfin à Mme Coulon qu’il fait applaudir.

 

 

Cette dernière, elle, parle de la renaissance de ce lieu de nouveau éclairé naturellement, du triptyque Maître d’ouvrage (la Ville), maître d’œuvre (elle), entreprises sans lequel rien ne serait possible et qui a, ici, si bien fonctionné.

 

C’est une professionnelle très modeste qui minimise sa part pour exalter celle des entreprises qui ont réalisé ce qu’elle a conçu.

 

 

Donc une bonne inauguration dans les règles de l’art avec un excellent spectacle donné par Polonia et sa Kapela et qui se termine par le verre de l’amitié…

 

 

Gilles Desnoix

 

 

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