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samedi 2 juillet 2016 à 14:31

A 15h ce samedi « Bouchka » aux Queulots folies à Saint-Vallier

Rencontre avec la compagnie Créature



A peine venait-elle de poser le pied sur le sol de Saint-Vallier que la compagnie Créature se mettait déjà en action et plantait le décor. Fatiguée par le voyage qui la ramenait d’Allemagne, la troupe retrouvait toute sa splendeur juste par le fait de revenir à Saint-Vallier et participer au festival. La fatigue attendra surtout que d’ici dimanche soir, la compagnie présente deux spectacles.

 

Une compagnie originaire de Toulouse, née d’un subtil mélange de théâtre et d’art plastic par la volonté de Odile Brisset et Michel Proquin avec un dénominateur commun : la marionnette. Pour en parler, Lou Broquin, une belle « créature », leur fille, aujourd’hui leader de la troupe comme à la patrouille de France. Elle a débuté comédienne, a appris la mise en scène auprès de sa mère avant de prendre les rennes. « Je suis conceptrice artistique de la compagnie ». Bien reçu charly- papa-tango ! 

 

Cette compagnie a une particularité qui ne prête pas nécessairement à sourire  mais dont l’objectif est « de parler aux enfants de choses profondes comme la différence, l’inceste ou encore la xénophobie » précise avec sérieux Lou Broquin. A 29 ans, elle assume pleinement l’héritage de ses parents, aime travailler en famille (ils sont six dans la troupe), partager ses idées avec tous les comédiens (20 au total, ils sont 10 aux Queulots), ce qui permet de s’appuyer sur un ensemble qui précise-t-elle « est un guide pour défendre l’humain avec l’idée majeure de trouver sa place dans le monde et le monde la sienne ». Autre définition ni hilarante ni amusante : « Ce n’est pas un théâtre divertissant, c’est un théâtre qui questionne, qui ouvre à la réflexion ».  Dit ainsi, on se croirait dans un amphithéâtre pour y présenter une thèse, mais la meilleure réponse, le meilleur moyen de comprendre ce dont à quoi elle croit, c’est d’assister aux spectacles. Du grand art. Les yeux regardent, le cœur comprend.

 

Avec Bouchka, on découvre la colère d’une petite fille, que traverser une nuit épaisse n’est qu’une étape et qu’avec des ressources, la nuit cessera, le jour surviendra et l’apaisement reviendra. Nous sommes exactement dans la lignée du thème abordé tout au long de la saison culturelle à l’ECLA avec « Même pas peur ».

 

Changement de style avec « Les irréels », second spectacle de la compagnie qui se déroule en extérieur. Les Irréels forment un peuple parallèle aux humains, on ne sait s’il s’agit d’une civilisation millénaire, d’une tribu futuriste ou d’une espèce méconnue. Ce sont des personnages masqués, silencieux et philanthropes : la dorloteuse d’enfant, la lessiveuse de malheurs, la berceuse de secrets, le chasseur de terreurs… A chacun sa cabane, à chacun son monde imaginaire où chacun y puisera une émotion, son émotion.

 

J.B.

 

« Bouchka » samedi et dimanche à 15h à l’ECLA

 

« Les irréels », de 15h à 19h30 sur le parvis de l’ECLA

 

 

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