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mercredi 12 octobre 2016 à 09:36

Assemblée générale de l’Abreuv’art des galipotes, ce mercredi à 19h30 à l’ECLA à Saint-Vallier

Fabiola Giorgi, une présidente aimante



C’est une pure Valloirienne. Fabiola _ vous permettez que je vous appelle Fabiola ! _ tout le monde la connaît. A l’ECLA, sa seconde maison, elle fait partie des murs et souvent la question fuse : « Vous travaillez ici ? » Elle en rigole. Elle ne s’émeut pas car du haut de son mètre cinquante-trois, il en faut davantage pour la déstabiliser. « Souvent les gens ne savent même pas que je suis la présidente de l’association l’Abreuv’art des galipotes », dit-elle sans sourciller.

 

Elle est comme ça Fabiola, toujours à répondre avec un mot gentil et toujours avec le sourire. « Peut-être parce je suis d’origine italienne. Je relativise beaucoup. Je vois toujours le bon côté des choses ». Toujours positive et pleine d’énergie, ce petit bout de femme n’a jamais trop de ses vingt-quatre heures pour satisfaire ses envies car elle mène une vie trépidante, elle qui croyait qu’un jour on pourrait se téléporter et passer en un clin d’œil de la Chine aux USA.

 

Quand le théâtre revient en boucle

 

Présidente de l’association l’Abreuv’art des galipotes, c’est une chose, œuvrer pour l’association en est une autre. Parce que l’association a pris du volume, de l’ampleur et rapidement. A l’origine, en 2014, l’association est née d’une idée avec Gilles Galera (programmateur à l’ECLA). « Après les spectacles, les gens restaient dehors à discuter, alors pourquoi ne pas créer un lieu d’échange avec les artistes autour d’un verre » explique Fabiola. Et tout s’enchaîne, suivent le bœuf musical, les ateliers théâtre, désormais l’atelier chant, les échanges de passions et savoir-faire. Quant à l’atelier téléportation, c’est à l’étude…

 

Le théâtre, nous y voilà Fabiola, son fil conducteur. Très tôt, elle fut touchée en plein vol. « J’ai toujours aimé le théâtre. En primaire, on récitait des poésies et lors des concours, je gagnais tout le temps. Et quand je lis, c’est à haute voix à cause sans doute de mes frères à qui je lisais des histoires. On faisait aussi des comédies musicales sur des chansons de Claude François ». Touchée en plein vol puis touchée en plein cœur vers l’âge de 20 ans avec le comité des fêtes des Gautherets et surtout Robert Daroux avec qui le boulevard devenait « intelligent » note-elle au passage. « Il mettait sa patte ».

 

Fabiola, reine du temps

 

La logique aurait voulu que Fabiola se destine à la comédie mais, déjà à l’époque, la téléportation jusqu’à Dijon et son conservatoire ne fonctionnait pas. Quitter Saint-Vallier, la famille « mes frères surtout », c’était hors de question. Tout bénéfice pour Saint-Vallier ! Parfois, quand l’occasion se présente, elle participe à des clips vidéo avec Benjamin Burtin ou tourne dans un cours métrage avec Labo zéro dans « Il est était 7 fois ».

 

Qu’a-t-il manqué à Fabiola pour faire carrière au théâtre ? « Que j’applique à moi-même ce que j’inculque aux autres en disant : fais-le ! Je mets trop de temps à décider. J’ai toujours l’impression d’avoir le temps ». Et pourtant, la présidente de l’Abreuv’art des galipotes n’en demeure pas moins la pierre angulaire de l’association. « Les gens me disent : tu es le moteur ». Elle le fait tout naturellement, sans artifices, sans jouer la comédie.

 

Avec son sourire, on la suivrait au bout du monde même sans téléportation. Son secret ? Elle aime les gens.

 

Jean Bernard

 

 

 

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