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jeudi 2 mars 2017 à 08:13

Social – Rencontre élus de Saint-Vallier et représentants de la CFDT interco 71

Une heure trente de réunion pour un premier pas




C’est un petit événement qui s’est produit ce mercredi 1er mars 2017 en début d’après-midi en mairie de Saint-Vallier. En effet, voilà plus d’un an que la CFDT interco 71 espérait être reçue par le maire sans succès. Et puis, alors que le syndicat lançait le 16 février dernier un préavis de grève pour ce 1er mars 2017, que toujours ce 16 février à l’issue du conseil municipal une violente altercation entre élus de la majorité et représentants de la CFDT éclatait avec à la clé deux plaintes du maire et de l’adjointe Danielle Lucien à l’encontre du syndicat, finalement la municipalité acceptait de recevoir une délégation de la CFDT ce mercredi.

 

 

Alain Philibert, premier magistrat absent, ce furent Christophe Dumont, adjoint aux affaires scolaires, à la culture, à l’enfance et à la jeunesse et Daniel Laroze, conseiller municipal de la majorité, qui accueillirent la délégation syndicale au nombre de six. Après une petite négociation, d’abord trois puis quatre furent admis à la réunion, les deux représentantes locales, Hakima Gautheron et Corinne Andrezejewski ainsi que Béatrice Guenet et Béatrice Boudier du département.

 

 

Une rencontre qu’il faut qualifier de courtoise qui a néanmoins duré une heure trente tant les représentantes syndicales ont profité de l’aubaine pour énumérer les revendications et doléances au nom des agents de la ville de Saint-Vallier. Elles mirent surtout l’accent sur la désorganisation des services. « Les agents subissent les changements permanents : des déménagements récurrents, des mutations d’office ou arbitraires sans concertation réelle » dirent-elles aux élus. « Nous les avons sentis très à l’écoute, sensibles à nos arguments » déclarait en fin de journée la CFDT. Il a été aussi question du temps de travail en général.

 

 

Effectivement, « nous avons été dans une posture d’écoute » admettait Christophe Dumont. « La CFDT souhaitait être reçue et écoutée par les élus. Nous transmettrons au maire ». L’adjoint à la culture a toutefois mentionné qu’il « ne comprenait pas que la CFDT a destitué une de ses représentantes élue par les agents». De son côté, Fabienne Coronel, la secrétaire départementale CFDT, absente à Saint-Vallier mais tenue au courant, assénait en retour : « Ils restent encore là-dessus ! Mais Madame Jurek a certes été élue sur la liste CFDT mais elle ne représente plus les idées et les valeurs du syndicat. Nos représentantes sont mesdames Gautheron et Andrzejewski ».

 

 

Que faut-il attendre de cette rencontre ? « Nous espérons avoir été entendus. Nous avons demandé la création de groupes de travail pour régler les dysfonctionnements. Avoir de bonnes conditions de travail c’est assurer un bon service rendu aux usagers » indiquait la CFDT. Un premier pas vient d’être engagé. A quand le suivant ?

 

 

Jean Bernard

 

 

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6 commentaires sur “Social – Rencontre élus de Saint-Vallier et représentants de la CFDT interco 71”

  1. boyaurouge dit :

    Belle représentativité CFDT du personnel de la collectivité : 0 grêviste sur la journée d’action de ce même syndicat, même pas les représentantes locales…

  2. tchiri dit :

    C est fous quand même dès qu’ on touche à leur profil de poste certains agents s encartent, avant quand d autre syndicats sont montés au frond, ces même agents sont resté dans le fond de leur bureau vu que cela ne les concernaient pas et la tout à coup on leur demande de rendre des compte sur leur travail, de moin squatter la cafetière, on prend sa carte et on devient délégué syndical. Tous pour un et surtout tous pour moi!

  3. marius8 dit :

    Un syndicat qui dépend les travailleurs une belle escroquerie la CFDT c’est ça avec la loi travail
    – Inversion de la hiérarchie des normes via des accords d’entreprises dérogatoires au code du travail
    – Possibilité de licencier sans avoir de difficultés économiques
    – Suppression de la visite médicale obligatoire
    – Possibilité, par accord, de majorer seulement de 10% les heures supplémentaires
    – Possibilité de fractionner les 11 heures de repos hebdomadaires
    – Augmentation du travail de nuit
    – Baisse de rémunération des heures complémentaires pour les temps partiels
    – Modulation du temps de travail sur 3 ans
    – Durée de vie réduite des accords d’entreprises
    – Possibilité, par accord, d’imposer aux salariés une baisse de salaire et une modification du temps de travail
    – Suppression du minimum de 6 mois de salaire à titre de dommages et intérêts en cas de licenciement injustifié
    – Abaissement de 12 à 6 mois du minimum de dommage et intérêt en cas de licenciement pour inaptitude à la suite d’un accident de travail ou de maladie professionnelle sans recherche de reclassement
    – Possibilité de contourner les syndicats en organisant des référendums, donc remise en cause des organisations syndicales
    Mais c’est cela aussi

    – la signature d’un accord national minoritaire, dit de sécurisation de l’emploi, avec le MEDEF,
    – la déclaration de secrétaire général, Laurent Berger, accusant la CGT d’être coresponsable, avec l’employeur, du projet de fermeture de l’usine Goodyear d’Amiens.
    Tant d’actualité aussi négative pour les salariés, à mes yeux, m’a incité à aller voir ce qui pouvait expliquer que cette centrale syndicale signe régulièrement des accords dans le dos des salariés et se livre de plus en plus à des attaques frontales contre la CGT.
    Pour ce faire, j’ai cherché à savoir quel avait été le parcours des secrétaires généraux des organisations syndicales représentatives (CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO) depuis les années 60 jusqu’à aujourd’hui, après qu’ils aient quitté leurs fonctions à la tête de leur centrale syndicale.
    Là, je suis allé de stupeur en stupeur.
    Hormis ceux de la CFDT, tous les ex-secrétaires généraux ou présidents des autres confédérations syndicales sont restés dans leur organisation ou dans des associations qui leur sont proches. Bref, ils n’ont pas fait carrière.
    A l’inverse, tous les ex-dirigeants de la CFDT, à l’exception d’Eugène Descamps, qui fut secrétaire général de la CFDT jusqu’en 1971, se sont retrouvés à la tête d’entreprises privées ou ont été nommés à des postes de hautes responsabilités dans des organismes publics.
    A noter qu’Eugène Descamps a été, et de loin, le secrétaire général de la CFDT le plus unitaire. Il n’y a donc pas de hasard à ce que cet homme soit demeuré fidèle à ses engagements syndicaux, une fois déchargé de responsabilité
    Ainsi va la démocratie.

    • Nikola dit :

      Pour compléter votre inventaire :

      Monsieur Thierry Lepaon , « ex-patron » de la CGT , « viré » le 7 janvier 2015 pour cause de dépenses somptuaires .

      Depuis , toujours salarié de la CGT (4 000 euros /mois plus treizième mois tout en conservant la jouissance d’un appartement de fonction , qu’il n’occupe pas puisqu’il séjourne à l’année dans une villa à Cabourg)) … touche également un « subside » de la part des services du premier ministre ??

      Sera bientôt nommé par le gouvernement à un poste autrefois honorifique et bénévole , mais spécialement « requalifié » pour lui :
      la présidence de l’ANLCI (agence nationale de lutte contre l’illettrisme)
      8 000 euros /mois +voiture/chauffeur + appartement de fonction … tout en conservant son poste à la CGT … et le reste .

      Et vive la démocratie , pas vrai ?

      cordialement

      • marius8 dit :

        Le sujet de l’illettrisme est bien connu de Thierry Lepaon, auteur d’un rapport en 1996, à qui l’Elysée avait déjà proposé le poste il y a un an, en mars 2015. Poste que l’ancien secrétaire général de la CGT avait refusé faute de rémunération. Selon les informations du journal, il n’y a aucun salaire à la clé mais des défraiements d’un montant de 1.500 euros mensuels.
        De son côté, l’Anlci a déclaré à 20 Minutes que les fonctions de président ne donnent lieu à aucune rétribution et que « les frais engagés par l’Anlci se limitent strictement à l’achat des billets de train pour la tenue des assemblées générales et les déplacements professionnels ».

        • Nikola dit :

          Visiblement nous n’avons pas les mêmes sources … ou la même interprétation de la subtile collusion qui existe depuis toujours entre le plus haut sommet de l’état et les dirigeants syndicaux de tous bords .

          Mais cela n’est pas grave , l’important réside tout simplement dans la courtoisie de notre échange .

          cordialement