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lundi 5 septembre 2016 à 07:10

Appel au vote à la primaire de la droite et du centre (Politique)

De M. François Sauvadet



De Francois SAUVADET, Ancien ministre, Vice-président de l’UDI, F Président du Conseil départemental de la Côte d’Or et Président du groupe de l’Union des Républicains, de la Droite et du Centre au Conseil régional de Bourgogne – Franche-Comté.

 

Discours prononcé lors du déjeuner républicain de la Droite et du Centre Vitteaux, dimanche 4 septembre 2016

 

 

« Mes chers amis,

 

 

Mes premiers mots seront pour vous remercier d’être venus aussi nombreux à Vitteaux pour cette 4ème édition du rassemblement de la Droite et du Centre, désormais de Bourgogne ET de Franche-Comté.

 

 

Une rentrée particulière à 9 mois des élections présidentielles et notre responsabilité collective, droite et centre, n’a jamais été aussi lourde. Car c’est à nous qu’il revient d’offrir un nouvel espoir à la France.

 

 

Dans les temps difficiles que nous traversons, terrorisme, chômage, désespérance de pans entiers de notre économie, il n’y a pas de place pour les états d’âmes, pour les divisions, si nous voulons vraiment le changement et être à la hauteur de notre engagement.

 

 

C’est une rentré particulière pour moi aussi :

 

Vous le savez, le 17 août dernier, j’ai fait un choix, celui de rester à la tête du Département de la Côte d’Or et de siéger au Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté avec mes amis – et je les remercie d’être présents en nombre aujourd’hui.

 

 

Je l’avais dit, je l’ai fait, c’est un choix de responsabilité dicté par le respect des engagements pris et j’assumerai avec la même détermination ses deux mandats au service de la Côte d’Or, de la Région, et de notre pays dans les fonctions qui sont les miennes.

 

 

Et c’est avec ce double signe de responsabilité et de respect des engagements pris que je souhaite placer cette rentrée politique.

 

 

Car je vous le disais, notre responsabilité à nous droite et centre, n’a sans doute jamais été aussi grande qu’aujourd’hui.

 

C’est à nous qu’il revient de redonner confiance à un peuple déboussolé, un peuple désorienté par le mandat de François Hollande, oui désorienté par les reniements permanents, par les mensonges, par l’absence de perspectives claires pour notre avenir…

 

 

Oui mes amis lorsque tant de famille et tant de jeunes sont frappés par le drame du chômage.

 

 

Quand tant de chefs d’entreprises, d’artisans, n’en peuvent plus, des charges qui pèsent sur eux, des contraintes administratives, qui se surajoutent les unes aux autres…

 

 

Lorsque nos agriculteurs ne se voient plus d’avenir et ont un pouvoir d’achat en berne au point de devoir emprunter pour survivre !

 

 

Quand notre société n’en peut plus des impôts…

 

Oui nous avons une responsabilité particulière, celle de relever le pays que François Hollande a mis la France à genoux.

 

 

« Lui Président », sitôt élu, a fait tout le contraire de ce qu’il avait promis sitôt élu.

 

 

Il n’aura fait aucune des réformes structurelles indispensables à notre pays.

 

 

Faute d’avoir su trancher quand c’était nécessaire, « Lui Président » a fait la seule chose qu’il savait faire : la synthèse, la synthèse molle et sans saveur qu’il avait érigée en mode de fonctionnement quand il était Premier secrétaire du PS.

 

 

Mais on ne dirige pas un pays comme on gère les courants internes du Parti Socialiste !Après quatre ans de reniements, de promesses non tenues, de demi-mesures, de revirements, de scandales en tous genres, les conséquences de ces atermoiements présidentiels sont dramatiques pour notre pays.

 

 

Dramatiques pour tous les Français.

 

 

Réforme du collège, rythmes scolaires, écotaxe, fiscalité, réforme territoriale menée à la hâte, loi travail imposée sans vrai débat, déchéance de nationalité, tout ce que le Président a touché, il l’a transformé en chape de plomb (pour rester poli!).

 

 

Celui qui se vantait de vouloir apaiser le pays n’a fait que créer le désordre, accentuer les divisions, semer la discorde et affaiblir la France aux yeux du monde.

 

 

Et regardez ! Au sein même de la majorité de gauche, ce Président est désormais ouvertement contesté par ses propres Ministres ! Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Cécile Duflot, et le dernier en date, Emmanuel MACRON … Tous ont été ministres de François Hollande. Ils sont à présent ouvertement en guerre contre le locataire de l’Elysée.

 

Quel affligeant spectacle que de voir ces Ministres refuser un bilan qu’ils ont pourtant contribué à façonner, prêts aujourd’hui à être candidats contre François Hollande à la présidentielle de 2017. C’est tout simplement du jamais vu dans l’histoire de la Vème République. Ce n’est plus un Gouvernement, c’est une usine à candidats !

 

 

Alors oui nous avons l’ardente obligation, tous ensemble de créer les conditions de l’alternance.

 

 

Nous avons l’ardente obligation de réussir pour la France !

 

 

Nous avons le devoir de réussir le changement.

 

 

Ce sera assurément difficile tant les chantiers sont lourds en ce début de 21ème siècle à commencer par l’Europe qu’il nous faudra refonder !

 

 

La confiance qu’il faudra redonner à tous les acteurs de l’économie et à nos jeunes.

 

 

Et nous ne pouvons pas prendre le risque de décevoir les Français car c’est sans doute l’élection de la dernière chance pour les démocrates et les républicains que nous sommes.

 

 

Bien sûr il y a les questions identitaires lancinantes. Elles prennent un tour dramatique avec les attentats perpétrés par des fous manipulés par des extrémistes sanguinaires ! Ils se réclament d’un Islam radical qu’il faut nommer pour le combattre.

 

 

Le sentiment d’insécurité croissant renforce les tensions dans notre pays. Il est de notre responsabilité de travailler à apaiser, à fédérer si nous voulons remettre la France en marche.

 

 

Faire coïncider fermeté et vivre-ensemble, droits et devoirs.

 

 

Évidemment, dans la grande famille de la Droite et du Centre il y a des sensibilités différentes. Elles traversent d’ailleurs tourtes les familles politiques.

 

 

Elles ont du sens car elles correspondent à notre histoire, mais elles doivent faire notre richesse et ne pas être sources de divisions.

 

 

Car additionnées, elles enrichissent notre vision de la France. A nous de savoir en extraire le meilleur.

 

 

Car c’est toujours ce qui rassemble qui rend plus forts.

 

 

Je vous le dit, je suis heureux – et même fier – de faire avec vous de Vitteaux une terre de Rassemblement.

 

 

Nous allons vivre une primaire pour la première fois. Chacun d’entre nous va être appelé à se prononcer pour choisir le candidat qui portera nos valeurs et notre projet.

 

 

Je veux lancer devant vous aujourd’hui, un appel pour que cette primaire soit l’occasion pour tout le peuple de droite et du centre de choisir, que nous fassions tout pour qu’elle soir une réussite populaire.

 

 

Cet appel, je le lance à tous les militants, mais aussi et à tous ceux qui veulent le changement dans ce pays que ça change, les déçus de la gauche, ceux qui on été trompés par le gouvernement de Hollande. A tous les militants et à tous ceux :

 

Je le lance aussi aux adhérents de l’UDI. Je leur dis que même si nous n’avons pas de candidat à ma Primaire, il faut aller voter à la primaire de droite les 20 et 27 novembre prochains !

 

 

Plus il y aura de votants, plus la légitimité de notre candidat sera forte et je le dis dès maintenant, chacun d’entre nous devra s’engager à le soutenir sans faille. Car aucune voix ne devra manquer pour gagner demain et éviter le retour d’un pouvoir socialiste usé ou l’aventure d’un vote Front National.

 

 

Mais le candidat qui sortira de cette élection aura dès lors aussi une obligation, celle de rassembler les Français, de les assurer d’un avenir meilleur et d’en créer les conditions.

 

 

Ça suppose une chose simple, c’est le 2ème message, tenir les engagements pris, redonner du sens aux mots, sans faux-semblants, réaffirmer nos valeurs, nous engager à fond pour changer les choses en profondeur sans rechercher ailleurs les responsabilités que nous avons nous-mêmes exercées.

 

Oui changer les choses en profondeur, redonner du sens à cette belle idée de l’Europe, ça veut dire la refonder pour en faire un outil au service du peuple et en finir avec cette Europe de l’impuissance et de sa vision technocratique.

 

 

Oui redonner espoir et fierté à notre peuple, réformer l’État, son fonctionnement et lui permettre d’assumer pleinement ses missions régaliennes ; sécurité, justice, forces armées, diplomatie.

 

 

Ne pensez pas mes chers amis que les choses sont déjà assurées à l’avance avec un Front National en embuscade dont les leaders veulent notre défaite et qui est le meilleur allié du PS.

 

 

Pour gagner, il faudra un engagement sans faille.

 

Car je n’oublie pas qu’ici il y a un an, nous nous lancions depuis Vitteaux à la conquête de la Région Bourgogne-Franche-Comté.

 

 

Ensemble, nous nous sommes battus pour convaincre que notre projet était le bon et il l’était.

 

Le résultat dans les urnes n’a pas été à la hauteur de nos espérances. La menace terroriste, les attentats du 13 novembre, ont pris le pas sur le débat régional, la démagogie de nos adversaires a fait le reste. C’est finalement sans y croire elle-même, dépassée par l’enjeu, que la gauche l’a emporté sur le fil.

 

 

Grâce aussi au Front National pour qui nous étions la cible exclusive.

 

 

Cette défaite, j’en ai assumé la responsabilité dès le 1er jour. Nous sommes restés digne pendant toute cette campagne, droits, en ne trichant pas, en ne mentant pas, ne serait-ce que par omission, aux Bourguignons et aux Franc-comtois.

 

 

La liste que j’ai conduite avec fierté s’est engagé dans un chemin si rare en politique de nos jours, celui du respect de la parole donnée.

 

 

A huit mois de cette élection je tiens à saluer l’engagement des 25 conseillers régionaux du groupe que j’ai le plaisir de présider. Je tiens à les remercier pour le travail qu’ils accomplissent dans l’opposition. C’est difficile, parfois ingrat, mais c’est utile.

 

 

A défaut de pouvoir mettre en œuvre le programme que nous avions construit, c’est tous les jours que les membres de notre groupe portent la voix des électeurs de la droite et du centre au Conseil régional et croyez moi c’est pas une mince affaire avec l’équipe en place qui semble dépassée par les enjeux d’une fusion qu’ils disaient avoir préparée.

 

 

Le début de mandat de la gauche régionale est calamiteux. Avec 51 voix sur 100 au sein de l’hémicycle régional, Marie-Guite Dufay dispose d’une majorité si fragile qu’il lui a manqué 2 voix pour être élue par son Assemblée à la tête de la Région au 1er tour.

 

Triste spectacle offert par des socialistes qui ont remporté l’élection de décembre 2015 à la minorité absolue.

 

 

Songez que huit mois après, Mme Dufay n’a toujours pas livré son plan pour le mandat régional en cours.

 

 

L’annonce de la semaine, c’est qu’elle va reporter l’examen de son budget car elle ne sera pas prête.

 

Et quand on regarde autour de nous : Rhone-Alpes-Auvergne, Ile-de-France, Hauts de France, toutes les régions se sont engagées dans l’action et le résultat est là : le chômage a augmenté de 0,1 % en Bourgogne Franche Comté. Mais à en croire les socialistes aux commandes de notre Région : « tout va bien », il font ce qu’il faut.

 

Et bien non, ça va mal !

 

 

Et aujourd’hui, nous ne savons toujours pas quelles orientations et quelles politiques les socialistes veulent mettre en œuvre pour la Bourgogne Franche-Comté réunifiée.

 

Pas sûr qu’ils le sachent d’ailleurs eux-mêmes… C’est ce qui est franchement inquiétant.

 

 

A tous les niveaux, c’est le flou le plus total.

 

 

Le socialistes en sont toujours à faire des cafés débat quand on attend des actes et c’est affligeant car chaque jour qui passe enfonce un peu plus notre Région dans la crise, à tel, point que nous sommes en avant dernière position juste avant la Corse.

 

 

Les agriculteurs sont au bord du gouffre et la Région est aux abonnés absentes.

 

 

J’ai entendu vendredi le 1er Vice-président dire que ce n’est pas la Région qui pouvait faire quoi que ce soir alors que c’est la Région que gère aujourd’hui les crédits européens. Et bien ce n’est pas ma thèse, c’est maintenant qu’il faut agir, pas quand il n’y aura plus rien à sauver. Et chaque niveau doit agir : le Gouvernement, l’Europe bien sûr, mais aussi les acteurs territoriaux.

 

 

C’est le choix du Département de la Cote d’Or et je le redis ici : tout ce que la Côte d’Or pourra faire pour soutenir nos agriculteurs, elle le fera.

 

 

Et il n’y a pas que les agriculteurs, les filières économiques d’avenir sont tout autant dans l’expectative faute de directions.

 

 

Nos territoires ruraux attendent toujours le plan qui fait défaut à nos communes.

 

 

Et que dire des clubs sportifs qui ont fait leur rentrée sans savoir sur quels financements ils peuvent compter.

 

 

La seule chose qu’ils ont décidé dans les 6 premiers mois, ça a été d’augmenter la fiscalité sur les cartes grises de 43% et d’augmenter les indemnités des élus.

 

 

C’est une véritable honte. Je rappelle que la fusion des Régions nous avait été vendue dans le but de faire des économies. C’était l’argument principal du Gouvernement de M. Valls. Visiblement Mme Dufay n’a pas bien entendu le message.

 

 

Pour financer l’augmentation des dépenses de fonctionnement, les socialistes régionaux ont augmenter la fiscalité de 17M€.

 

 

Nous avons voté contre ces hausses d’impôts inacceptables.

 

 

Dans le contexte de souffrance et de précarité grandissante pour de plus en plus de français. Nous avons été les seuls à le faire. Le FN a montré une fois de plus son vrai visage en s’abstenant sur la hausse des indemnités.

 

 

La responsabilité politique, celle que la Droite et le Centre porte, c’est de faire mieux, avec moins. Cela passe par des économies. Pas par faire les poches du contribuable et des entreprises.

 

 

Notre rôle c’est d’engager Marie-Guite Dufay à agir, à faire des choix qu’elle les assume et en soit comptable.

 

 

Parce que c’est facile de faire des promesses. Dire, avant les élections comme elle l’a fait, que la région socialiste protègera ses habitants, développera ses entreprises, sera exemplaire en matière de gestion de l’argent public. Trahir ensuite ses engagements et s’exonérer de toute responsabilité parce que c’est plus commode, c’est avoir finalement menti. Et on voit le résultat, ça porte un nom : le mensonge.

 

 

Oui mes amis, comme Mme DUFAY, François Hollande avait tout promis aux Français en 2012.

 

 

On voit à quoi ça mène. En cette fin d’été, le Gouvernement se déchire autour d’une question de maillot de bain alors qu’il y a tant à faire.

 

 

Oui la fin d’année 2016 et le début de l’année 2017 seront déterminants pour l’avenir de notre pays.

 

Chacun des candidats à la primaire détaillera ses propositions durant les 3 prochains mois. Le débat d’idées aura lieu. Il est nécessaire si l’on veut pouvoir recueillir l’adhésion d’un maximum de Français.

 

Comme vous, je ne souhaite pas une candidature présidentielle par défaut. Le rassemblement c’est la première des exigences.

 

 

Notre rendez-vous de Vitteaux doit être celui de l’espérance. C’est l’anti-Frangy de Montebourg où l’on a vu dans la semaine trois anciens ministres de M. Hollande se poser en alternative à leur Président. Sans compter Macron qui vient de casser sa boussole et qui a décidé de se mettre en marche. Nos familles politiques ne doivent pas donner ce spectacle.

 

 

Notre responsabilité, ici et partout, est d’agir, droite et centre rassemblés, pour démontrer à tous les Français que notre pys a de l’avenir, qu’il a les forces en lui pour faire face aux mutations. Qu(‘il a la capacité de retrouver son rang dans le concert des Nations.

 

 

Au final c’est ensemble et plus forts que Droite et Centre doivent se présenter devant les Français 012 et s’en mordent aujourd’hui pour sortir notre pays de l’impasse dans laquelle elle se trouve depuis 5 ans.

 

 

Républicains, UDI, Modem, Divers Droite, déçus de la gauche… peu importe l’étiquette : on n’a pas le même maillot, mais on a tous la même passion.

 

 

Faire gagner la France.

 

 

Alors mes amis au travail, mobilisons nous pour qu’enfin notre pays retrouve sérénité et confiance en son avenir.

 

 

Que vive la République et que Vive la France. »

 

 

 

Francois Sauvadet 15 036 16

 

 

 

 

 

 



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Un commentaire sur “Appel au vote à la primaire de la droite et du centre (Politique)”

  1. lavoisier dit :

    Quand on voit la liste que vous nous avez pondus pour les régionales (cumulard, copinages, arrangements entre amis), je dis non merci, blanc bonnet et bonnet blanc…
    C’était l’occasion pour vous de mettre des visages nouveaux, issus de différent courant, pour une politique nouvelle et une région nouvelle, on ne croit plus en vous.