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dimanche 16 octobre 2016 à 07:53

La Confédération nationale du travail (CNT) de Saône-et-Loire en fête au Magny

Petit syndicat mais révolutionnaire



Les syndicats en France sont en perte de vitesse, personne ne dira le contraire. Ils existent, se maintiennent plus ou moins à flot contre vents et marées. Parmi eux, la CNT, Confédération national du travail, créée dans l’hexagone en 1942 et qui a fait ses premiers pas en Saône-et-Loire en 2009. « La création a eu lieu précisément à Montceau-les-Mines » précise le secrétaire départemental, Roger Chambard. « Nous sommes un petit syndicat, nous comptons environ une centaine d’adhérents dans le département ».

 

 

A la CNT de Saône-et-Loire, on aime le bassin minier. Outre la naissance, c’est au Magny que fut célébré le premier anniversaire et c’est encore au Magny, toujours à la salle des fêtes, ce samedi 15 octobre 2017 que le syndicat a décidé de fêter ses sept ans d’existence. « Pourquoi attendre les dix ans ? Il est important d’être ensemble » souligne d’un ton posé le secrétaire, écharpe rouge autour du cou.

 

 

Mais la CNT, c’est quoi ? C’est un syndicalisme de lutte. Rien de nouveau sous le ciel montcellien. Mais « nous nous référons au syndicalisme révolutionnaire des années 1900, celui qui pense que le syndicalisme est capable de gérer la société », explique, sans hausser la voix, Roger Chambard.

 

 

Le syndicalisme révolutionnaire c’est surtout le contrôle des négociations par la base, une assemblée générale souveraine, le refus des permanents syndicaux, le refus des hiérarchies salariales, des délégués syndicaux(cales) élus(es) et révocables et une autogestion des luttes.

 

 

Ceci dit, ce samedi, date anniversaire, a surtout été l’occasion de réfléchir, notamment avec l’auteur Olivier Pinalie sur son livre « Chronique d’un jardin solidaire », l’histoire d’un terrain de 3000 m2 en friche dans le 20e arrondissement à Paris que des bénévoles ont voulu transformer en « plus beau jardin de Paris » et, qui finalement a été détruit par la municipalité pour construire un gymnase. De réfléchir encore sur « la loi Macron, la loi travail, l’état d’urgence pour quelle pratique de notre syndicalisme ». Puis de passer aux agapes, c’est-à-dire, dîner tous ensemble et finir la soirée en musique avec deux groupes, l’un de Chalon-sur-Saône, Les Lupoï, le second de Montceau-les-Mines, Hors contrôle.

 

Le syndicalisme même révolutionnaire vu sous cet angle, a un petit côté bien sympathique.

 

 

J.B.

 

 

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