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L’équipe première du RCMB a rempli son contrat sur sa
pelouse de Jean Bouveri, mais ce ne fut pas une partie de plaisir. Pourtant
dès la première minute, suite à un coup de pied contré de l’arrière Seulin
dans ses 22 mètres, David Olénisac récupérait le ballon, démarrait avec
détermination et tapait à suivre un coup de pied qu’il récupérait dans
l’en-but de l’US Genlis. Un essai de plus de 70 mètres, transformé par
Nicolas Bredillet, cela augurait d’un après midi confortable. Mais trois
minutes plus tard, les visiteurs marquaient à leur tour suite à une pénalité
jouée à la main et récidivaient à la 11e minute, en puissance, suite à un
bel enchaînement.
Les Côtes-d’oriens dominaient les débats en force pure et en
vivacité, mais aussi en truquage sur les mauls, ce dont l’arbitre ne
paraissait pas se soucier. De même, tout au long de la partie, se
montra-t-il fort tolérant sur le caractère peu rectiligne des lancers en
touche des joueurs au maillot orange. C’est d’ailleurs suite à un énième
lancer en touche pas droit que l’US Genlis marquait son troisième essai
(34e), entaché d’un en-avant dans l’en-but montcellien. Il ne s’agit pas de
dire que l’avantage au score des visiteurs (15 à 7 à ce moment) était
totalement usurpé, mais qu’un certain nombre de points résultèrent
d’interprétations arbitrales pour le moins discutables (à ajouter à la
malhonnêteté assumée du juge de touche genlissois). A vrai dire, on
commençait à être un peu inquiet du côté montcellien, en s’estimant heureux
que les trois essais adverses n’aient pas été transformés. La pénalité
réussie par Bredillet à la 38e minute permettait finalement de virer à la
pause avec un score honorable étant donné la domination adverse.
Il semble que les joueurs de Genlis aient quelque peu présumé de leurs
forces en pratiquant un jeu systématiquement axé sur l’affrontement et
l’enchaînement de mauls pénétrants. Car pour assumer ce pari
technico-tactique, il faut que le physique suive pour parvenir à conserver
sa lucidité. Plus légers, mais plus endurants, peut-être pas assez ambitieux
dans le jeu, les rouges et blancs surent parfaitement profiter de
l’essoufflement adverse et de l’attention accrue portée par l’arbitre aux
petites tricheries des oranges et noirs, beaucoup plus sanctionnés en
deuxième mi-temps. Le RCMB reprenait nettement du poil de la bête et
Olénisac, dès la 42e minute, pointait en coin son deuxième essai pour
conclure une attaque en première main. Grâce à la transformation, les
montcelliens repassaient devant au score et s’y installaient définitivement,
manquant de peu le coup de grâce par Chabeuf qui mettait le pied en touche
aux alentours de l’heure de jeu. Bredillet creusait un peu l’écart sur
pénalité (67e) sans pour autant mettre ses coéquipiers à l’abri et il fallut
toute l’abnégation défensive possible pour éviter que l’US Genlis, un peu
requinquée en fin de match, ne vienne arracher le nul, voire la victoire,
après une interminable série de percussions près de l’en-but, obtenant même
à la 80e une pénalité à 5 mètres de la ligne d’essai. Ils échouèrent à
passer en force, le déployé qui suivit ne donna rien non plus et les rouges
et blancs parvinrent à se dégager avant la délivrance finale. Une victoire
méritée face à un adversaire peu convaincant qui parvient toutefois à
arracher le bonus défensif. L’opération maintien est lancée, pas trop mal
engagée avant le déplacement à Buxy.
On l’avait annoncé, l’équipe réserve devait s’attendre à une opposition
redoutable. Le RCMB marqua toutefois le premier, dès l’entame de match ;
essai transformé, le seul de la partie pour Montceau. Ensuite, ce fut le raz
de marée pour Genlis : 13 essais dont 7 transformés, 81 à 7 au final et un
match inachevé faute de joueurs valides sur le terrain. Un match à vite
oublier, l’absence de profondeur de banc s’étant cruellement fait sentir.
Chez les plus jeunes, les juniors ont perdu au Creusot contre SCOR 21 (25 à
6) tandis que les cadets l’emportaient très facilement (plus de 80 points au
compteur) en conservant la première place au classement. Les Moins de 15 et
Moins de 13 ont bien figuré à Jean Bouveri, mais ont tout de même souffert
la comparaison avec leurs adversaires du jour. Du travail en perspective
pour les éducateurs.


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