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samedi 8 octobre 2016 à 06:53

CODEF (Collectif des Usagers des hôpitaux)

« La logique de la réduction des coûts n’a pas fini de faire parler d’elle ! »




« Dans son combat pour une offre de soins de proximité et de qualité, le Codef a souvent souligné et condamné la logique financière de gestion de nos
hôpitaux publics. En termes simples cela signifie que l’objectif prioritaire n’est pas le patient mais le retour à l’équilibre financier des hôpitaux essentiellement par la réduction des effectifs et la suppression de lits.

 

 

Et cette orientation est confirmée par le Plan de Financement de la Sécurité Sociale pour 2017 présenté mercredi (O5/10/16) en Conseil des ministres, qui prévoit 4 milliards d’euros de nouvelles économies. Les hôpitaux seront à nouveau mis à contribution puisque sur ce montant, 845 millions d’euros d’économies sur ladépense leur sont réclamés.

 

 

Cette « logique » de réduction des coûts est de plus en plus largement contestée, notamment par le corps médical qui se rebelle comme au service des
urgences de l’hôpital Henri-Duffaut, à Avignon où, « treize des vingt-six médecins que compte le service des urgences de l’hôpital Henri-Duffaut, à Avignon, ont donné leur démission à leur directeur le 5 octobre selon une information dévoilée par plusieurs média nationaux*. Les médecins ont souhaité témoigner leur ras-lebol face à une situation catastrophique, souligne le secrétaire général de la CGT dans cet hôpital. Ces médecins dénoncent des conditions de travail devenues intenables avec des effectifs insuffisants qui perdure avec la mise en place de la logique de la réduction des coûts. Les médecins urgentistes ont choisi ce moment pour démissionner car après un été marqué par une forte affluence, ils voient arriver la saison hivernale avec son lot de maladies. Le manque d’effectifs à son lot de conséquences sur le personnel de santé, l’actualité nous rapporte parfois quelques cas dramatiques. Le burn-out ne concerne pas uniquement les salariés des entreprises lambda.

 

 

 

Ces médecins dénoncent aussi des problèmes dans le management. Avec à la base la répercussion de décisions de la direction qui sont elles-mêmes les conséquences de contraintes financières dictées par la nouvelle loi santé pilotée par le ministère de Marisol Touraine. Cette situation démontre qu’il y a danger pour les médecins et leurs équipes mais aussi pour les patients. »

 

 

Vouloir gérer l’hôpital comme une entreprise et considérer la santé comme un service marchant nous conduit droit dans le mur à la catastrophe sanitaire.

 

 

Le Codef ne cesse de le répéter et rappelle que le CH de Montceau est lui aussi impacté par les suppressions de lits et les réductions d’effectifs (55,5ETP d’ici fin 2018) et sous réserve que le Copermo ne vienne pas encore « alourdir la note » car il doit se prononcer prochainement sur le troisième « plan d’actions » proposé par la direction de l’hôpital et l’ARS.

 

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/demission-de-la-moitie-desmedecins-des-urgences-de-l-hopital-d-avignon-1475811833

 

http://www.lci.fr/societe/hopital-d-avignon-la-moitie-des-medecins-urgentistesdemissionnent-2006423.html »

 

 

 

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3 commentaires sur “CODEF (Collectif des Usagers des hôpitaux)”

  1. loupblanc dit :

    17 à 18000 médecins qui exercent aujourd’hui devraient être en retraite ( émission la 5 )
    et peuvent partir du jour au lendemain , ce qui est humain
    restera les tertiaires qui donnent les directives avec internet pour soigner les patients ………….10 années pour former un médecin en moyenne , mais pas prévu.

  2. MSV dit :

    Moins d’offre donc moins de demande, tel fut le raisonnement de nos grands penseurs politico-technocrates .
    Et bien non, messieurs, cela ne fonctionne pas tel que vous l’entendiez.
    Population vieillissante, progrès de la médecine d’un côté et fermetures de service de proximité avec diminution catastrophique des effectifs soignants de l’autre.
    La France avait une offre de soins performante mais en deux décennies à peine, les décisions  » d’en haut » sans concertation avec la base nous entraine vers une situation sanitaire catastrophique.
    Soignants en grande souffrance psychologique et soignés dont la prise en charge se dégradent inexorablement.
    Ainsi va la France ……au gré de nos énarques soit disant pensants….

    Une soignante et soignée ……pessimiste !