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mardi 27 mars 2018 à 18:02

CODEF (Collectif des Usagers des hôpitaux)

"A partir du 26 avril, il n'y a plus de service de chirurgie"...



 

 

Le collectif a tenu, ce matin même, une conférence de presse au cours de laquelle cette annonce a été faite.

 

Rencontre qui faisait suite également à la conférence de presse d’après-manif de samedi par Mme Jarrot , Raphaël Gauvain (etc) et à celle accordée par Mme Jarrot, encore, à France 3. Donc une conférence avec trois temps forts !

 

C’est en fin de la rencontre de ce matin que Michel Prieur, le président, évoquant la fermeture de la chirurgie  affirme : « cette date, c’est le cri d’alarme d’un chirurgien » qui nous fait des révélations fracassantes, hier soir… » Avant de donner des précisions sur le contenu des déclarations du fameux chirurgien  qui aurait dit : « j’ai la vague impression que vous n’avez toujours pas appréhendé la situation..je ne vois pas comment on peut sauver quoi que ce soit. Vous continuez à vous battre sur des trucs qui sont déjà quasi terminés…C’est déjà mort? c’est plus que mort le service il ferme le 26 avril. A partir de cette date il n’y a plus de service de chirurgie. Les chirurgiens  sont a moitié dispatchés, l’un qui attaque au Creusot le 1er mai, un autre à Paray, le reste on ne  sait pas en encore… mais on ne va pas faire tourner le service avec la moitié des médecins qui sont partis. » 

 

Praticien qui leur aurait également affirmé que la direction de l’hôpital a tout prévu, que le personnel est déjà affecté dans d’autres services, que la mairie est, elle aussi, au courant de la situation… Pour celui-ci la question est donc « réglée » : « pour les chirurgiens   la seule question qui a été posée était l’intégration de l’équipe chalonnaise ce qui a été vite réglée faute de consensus tant sur le plan administratif que médical : pas de place au bloc opératoire donc les chirurgiens  ont commencé à chercher ailleurs. Un collègue contraint et forcé et quelques infirmières iront sans doute à Chalon…« 

 

Ce chirurgien selon le Codef partage son point de vue quant aux urgences et leur aurait même dit : « personne ne croit qu’on peut faire des urgences sans chirurgien. Les urgences vont devenir un gros dispensaire qui enverra , soit à Chalon ou Paray… »

 

Au sujet du reportage de France 3, les responsables du collectif sont tout aussi critiques, vis à vis de Mme Jarrot : « Ce reportage atteste que madame Jarrot acte la fermeture de la chirurgie puisqu’elle a assuré que l’hôpital continuera de fonctionner malgré la disparition de la chirurgie et de ses 70 équivalents temps plein.. » Ce qui fait dire à M. Prieur et ses amis : « Le marché de dupes était bel et bien avéré ! Notre article de presse n’a pas été démenti. Et notons au passage la contre vérité sur les urgences H24 : en matière chirurgicale elles ne sont plus assurées la nuit, ni le week-end. » 

 

Réponse encore, ce matin, à la conférence de presse tenue par  le député Raphaël Gauvain, sa suppléante Caroline Ghulam Nabi et Marie-Claude Jarrot en présence de plusieurs élus de la majorité municipale … « les élus des autres communes ayant décliné l’invitation.. » précise M. Prieur.

 

rencontre avec la presse au cours de laquelle Mme le maire a déclaré « L’opération de ce jour, qui est politique, enlève de la force au mouvement. Le CODEF refuse de me donner la parole comme si j’étais responsable de tout ! La dette date de 2009, je n’étais pas maire de Montceau ni du Creusot.. »

 

 

Ce à quoi le Codef répond : « l’opération de ce samedi  n’était  pas politique au sens où elle l’entende ainsi que monsieur Gronfier. Le Codef lutte pour un idéal, celui de maintenir en place un vrai service public de santé, pas de préparer des élections... » Ajoutant : « Le rassemblement du 24 mars était celui de ceux qui disent NON à la fermeture de la chirurgie. Nous l’avions dit par voie de presse, elle  n’avait donc pas sa place. Le Codef était l’organisateur et n’a donc pas donné la parole à d’autres participants…  » Et, en ce qui concerne les responsabilités du maire dans la situation actuelle :  « Mme Jarrot a  renoncé à dire NON à la fermeture de la chirurgie et a  conclu un marché de dupes avec l’ARS... » 

 

Au député  Gauvain, qui a confirmé le versement d’une subvention de 13,6 millions d’euros  en 2018,  le Codef répond :  « lors de la rencontre ARS/Intersyndicale du 20 mars le directeur de l’ARS ne donne pas de montant, confirme qu’une aide financière a été demandée à l’Etat mais il ne connaît pas encore de réponse, donc pas de le montant…« 

Nous conclurons  par la réponse aux propos de M. Gronfier qui a déclaré : « C’est de l’agitation politique ce qui s’est passé ce matin, de la récupération… Nous ne sommes pas encore en 2020… » 

 

« Comment qualifier ces propos ? Délires politiciens? Elus inquiets de leur avenir ?.. » La réponse du collectif est claire « le Codef agit dans le strict respect de l’article trois de ses statuts :  neutralité L’association réalise son objet et met en oeuvre ses actions dans le respect des principes et des lois de la République. Elle agit en toute indépendance des mouvements politiques, philosophiques et confessionnels. Elle garantit par la même le respect des convictions de ses membres… »

 

Samedi le collectif avait annoncé son intention d’organiser un rassemblement par mois devant la mairie et bien le prochain aura lieu le samedi 21 avril..

 

 

 

Annabelle Berthier

 

 

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3 commentaires sur “CODEF (Collectif des Usagers des hôpitaux)”

  1. Josall71 dit :

    Ces attitudes de déchirements qui continuent avec des acteurs qui veulent l’exclusivité et d’autres qui suivent des vents tourbillonnants sont, encore une fois, contre-productifs.
    Il vaudrait mieux avec en tête une vraie inter-syndicale renforcée par tout le corps des médecins et chirurgiens remettre tout à plat autour de la table et construire un contre-projet, réaliste, se basant sur les enjeux pour l’agglomération et pour la CUCM avec des données tenant compte de l’environnement médical existant.
    Quitte à exiger des analyses et prospections fines et précises de l’ARS (elle a tous les chiffres).
    Une fois cela fait élaborer un plan d’actions graduées à même de peser sur les bons interlocuteurs si les silences et mauvaises décisions persistent.
    Il faut être conscient que le processus en cours, s’il n’est pas contré sérieusement, entrainera :
    – la fermeture des urgences (peut-être restera-t-il une antenne de réorientation et de bobologie) ;
    – l’accélération de la désertification médicale ;
    – la réduction du nombre de lits ; ne serait-ce que par manques d’occupation ;
    – et peut-être une remise en cause de l’IFSI, dans sa forme actuelle, faute de possibilités suffisantes de stages et manques de débouchés pour les infirmières(iers).
    Avec une direction qui, ayant déjà des difficultés sur Chalon, risque de faire de Montceau une variable d’ajustement (budgétaire, du personnel etc…).
    N’étant pas « dans l’établissement » je me garderais bien de prétendre avoir les solutions. Mon but est avant tout d’espérer qu’un sursaut de « conscience » intervienne permettant d’aller vers un regroupement des énergies à même de vraiment peser sur les décideurs.

  2. dc37e dit :

    De toutes façons,tout est déjà écrit depuis plusieurs années,les manifestations s’arrêteront bientôt car il n’y a plus rien à faire ni à défendre,le …est déconsidéré car complètement politisé par une gauche qui espérait se refaire une virginité alors qu’elle est responsable de la situation actuelle…Et puis on va devenir une annexe de Chalon avec des urgences qui ne feront que de la bobologie plus ou moins importante. On va sauver les endoscopies digestives,Mais malheureusement pas l’ophtalmologie,alors que l’on a le matériel et les praticiens compétents,dommage.Et puis pourquoi ne pas mettre le doigt où ça fait mal,c’est bien fait pour les montcelliens qui ont passé leur temps à dire du mal de leur hôpital et de leurs médecins et qui se faisaient une joie et un plaisir d’aller se faire opéré ailleurs.Il y a longtemps que les choses étaient décidées à l’ars,qui pense qu’il y a un hôpital de trop en Bourgogne du sud et qui avait surdimensionné le nouvel hôpital de Chalon .Il faut maintenant passer à autre chose et souhaiter aux soixante dix personnes qui vont perdre leur emploi de retrouver rapidement du travail ailleurs

  3. loupblanc dit :

    quid à ce jour du rapport de la cour des compte 2014 sur la dette de l’hôpital de chalon sur saône à l’époque : en 20 ème position avec 216 millions d’euros.